Après Paris à 30 km/h, Anne Hidalgo veut limiter la vitesse à 110 km/h sur autoroute

 

Sur le plateau de BFMTV, Anne Hidalgo a fait part de son projet de réduire la limitation de vitesse sur les autoroutes à 110 km/h. Selon la candidate aux présidentielles 2022, cela pourrait permettre de faire baisser le nombre d’accidents de la route. Pendant ce temps, la moitié des Français se disent défavorables à une telle mesure.

anne hidalgo
Crédits : Wikimedia Commons

Anne Hidalgo n’en démord pas. La vitesse au volant est une des causes principales d’accident de la route et elle compte bien s’attaquer au problème. Alors que les automobilistes doivent désormais rouler à 30 km/h dans la majeure partie de la capitale, la candidate à la présidence veut maintenant réduire la vitesse maximale à 110 km/h sur les autoroutes. Elle se positionne ainsi dans le sillage des écologistes qui, eux, ont appelé à une limitation de la vitesse à 90 km/h. Pour la maire de Paris, le calcul est simple : rouler moins vite, c’est causer moins d’accidents.

« Je suis personnellement pour la baisse de la vitesse. 130 km/h, c’est beaucoup », a déclaré cette dernière. « Je suis favorable, d’une façon générale, à ce qu’on baisse la vitesse, puisque vitesse égale accidents ». Pour mettre en place un tel projet, Anne Hidalgo se dit convaincue qu’il est inutile d’imposer une décision venant « d’en haut ». Bien au contraire, il s’agit plutôt « concerter le gouvernement », mais que « les discussions doivent se faire localement ».

Sur le même sujet : Trottinettes électriques — la vitesse bientôt limitée à 10 km/h dans tout Paris

Vers une limitation à 110 km/h sur autoroute ? L’idée divise les Français

Ce n’est pas la première fois qu’un tel projet est évoqué. En 2020 déjà, en marge de la Convention Citoyenne pour le climat, les écologistes ont proposé au gouvernement de faire baisser la limitation de vitesse à 110 km/h. Une idée qui n’avait alors pas été retenue, et pour cause : on est encore loin du consensus sur le sujet. En effet, selon une étude IFOP, 51 % des Français, se disent opposés aux mesures visant à réduire la place de la voiture dans notre quotidien.

Un chiffre plutôt compréhensible, sachant que 18,4 millions de personnes, soit 74 % des actifs en France, utilisent leur voiture pour se rendre au travail. Dans le même temps, presque deux tiers des habitants des villes de plus 100 000 souhaitent que l’automobile soit moins présente. Rien n’est donc encore joué pour Anne Hidalgo, habituée aux déclarations choc. En novembre 2020, elle avait incité les Français à ne plus acheter leurs livres sur Amazon.



Abonnez-vous gratuitement à la newsletter
Chaque jour, le meilleur de Phonandroid dans votre boite mail !
Réagissez à cet article !
Demandez nos derniers articles !