Altice : ses actions chutent tellement qu’elles déclenchent un mécanisme de sécurité

Maj. le 23 mars 2018 à 11 h 56 min

Altice vit un calvaire. La valeur de ses actions a tellement chuté qu’un mécanisme de sécurité croyant détecter un problème s’est déclenché à la bourse d’Amsterdam. En quelques jours, le titre a perdu plus d’un tiers de sa valeur. Une restructuration a été annoncée, avec le retour de Patrick Drahi à la présidence du groupe. 

Altice continue de couler. Le groupe de médias et télécom ne parvient pas à arrêter l’hémorragie, qui s’est accélérée depuis la publication des résultats du troisième trimestre. Le cours de l’action à la bourse d’Amsterdam s’est tellement effondré qu’il a déclenché un mécanisme de sécurité qui suspend automatiquement la cotation en cas d’irrégularité du marché. Une fois de retour, le titre a continué son inexorable dégringrolade.

Altice déclenche malgré lui un mécanisme de sécurité

Le groupe Altice a perdu 35% de sa valeur en bourse en cinq séances et 50% depuis le mois de juin. Le 9 novembre, le titre est descendu à 10,66 euros, perdant 9,66% en une seule journée. A 13h ce 10 novembre, il était évalué à 10,20 euros, avant de remonter à 10,51 à 14h30. L’annonce du départ du directeur général du groupe, Michel Combes, et du retour de Patrick Drahi à la présidence semble avoir fait son petit effet. La baisse enregistrée n’est que légère comparée à la catastrophe de ces derniers jours.

“Le poids de cette dette peut devenir un frein voire un risque pour le groupe. Le marché s’interroge clairement sur les promesses de Drahi”, explique Andréa Tuéni, analyste chez Saxo Banque France, à Business Insider. Celle-ci s’étonne de la mésaventure vécue par Altice, parlant d’un “mouvement violent”. Elle ajoute qu’au “regard des éléments fondamentaux de la société dont on dispose, cette ampleur est inquiétante car elle n’est pas forcément justifiée”.

SFR est le principal responsable de cette déconvenue : changements de direction à la pelle, perte de 186 000 abonnés à l’offre internet fixe en un an, chiffre d’affaires en berne… de quoi provoquer la frilosité des investisseurs. Les déclarations de Michel Paulin, ancien directeur général renvoyé depuis, promettant de fibrer toute la France a aussi contribué à effrayer les actionnaires, qui ne voyaient pas Altice contracter de lourds prêts et s’endetter pour devenir le numéro un de la fibre en France.

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