AliExpress : l’UFC-Que Choisir dénonce les pratiques illégales du site d’Alibaba

AliExpress, le site de e-commerce d’Alibaba, est dans le collimateur de l’UFC-Que Choisir. Accompagné de six associations de consommateurs européennes, il dénonce les pratiques illégales pratiques illégales et abusives de la plateforme chinoise. Selon l’UFC, le site ne respecte pas les droits des consommateurs européens. Explications. 

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« L’UFC-Que Choisir a analysé les conditions générales du site qui s’avèrent abusives » annonce l’association de consommateurs dans un communiqué sur son site web. Le site d’Alibaba réalise d’importants bénéfices grâce aux acheteurs européens mais ne respecterait pas la législation en vigueur sur le vieux continent, accuse l’UFC, accompagné des associations Altroconsumo (Italie), UCL (Luxembourg), Consumentebond (Pays-Bas), OCU (Espagne), DECO (Portugal) et Test Achats/Test Aankoop (Belgique).

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L’UFC-Que Choisir accuse AliExpress de pratiques abusives : voici lesquelles

Dans son communiqué, l’association détaille les manquements constatés dans les conditions générales du site. Tout d’abord, les consommateurs doivent profiter d’un délai de renvoi de 14 jours sans condition. Ce qui n’est pas le cas pour la plupart des vendeurs. Bien souvent, ceux-ci n’acceptent pas les retours. En cas de litige, ils préfèrent généralement rembourser l’objet.

Deuxièmement, « les conditions générales doivent être rédigées en français et non pas en anglais », remarque l’UFC-Que Choisir. On notera que de nombreuses pages ne sont en fait pas accessibles dans la langue de Molière, comme la section dédiée aux retours ou aux litiges. « Les garanties dont bénéficient les consommateurs doivent être détaillées et non pas occultées » continue l’UFC.

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Enfin, l’UFC rappelle que les consommateurs européens doivent pouvoir s’en remettre à un juge européen en cas de litige avec un vendeur. Or, une clause dans les conditions générales du site précise que « si aucun règlement à l’amiable n’est trouvé entre le vendeur et le consommateur, le litige doit être soumis à un tribunal d’arbitrage de Hong Kong ». Evidemment, cette perspective risque de décourager plus d’un internaute.

La Répression des fraudes va enquêter sur les pratiques d’AliExpress

Bien décidé à faire bouger les choses, l’UFC a décidé de saisir la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF). « On prend ce signalement avec sérieux.Les questions qu’il pose sont d’une très grande pertinence et on donnera les suites nécessaires » assure un porte parole de l’organisme à Challenges. « Depuis plusieurs années, on surveille très clairement le sujet des places de marché. C’est un changement profond de mode de consommation qui a un impact énorme. C’est une très bonne opportunité pour les entreprises et les consommateurs mais c’est aussi de nouveaux risques et des pratiques à réguler » estime la DGCCRF.

Alibaba a rapidement répondu aux accusations de l’UFC. « En tant que place de marché en ligne officiant comme tierce partie, AliExpress met en relation des consommateurs et des vendeurs à travers le monde. Nous respectons et veillons à être en conformité avec toutes les lois des marchés sur lesquels nous opérons » assure la firme chinoise à l’AFP, promettant d’être prêts à « engager des discussions avec la Commission européenne et toutes les autorités compétentes ». Avez-vous déjà rencontré des difficultés lors d’un litige sur le site chinois ? Que pensez-vous des accusations de l’UFC ?

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