Ces planètes parmi les plus communes de la galaxie cacheraient des océans de magma sous des nuages de roche
Les planètes les plus communes de la galaxie gardent encore de lourds secrets. Une équipe d'astronomes vient de simuler l'intérieur des sous-Neptunes et le résultat dépasse l'imagination. Sous une couche de nuages minéraux, la roche fondrait pour former des mers de lave.

Les mondes situés hors de notre système solaire réservent souvent des surprises aux astronomes. Certains ressemblent à des boules de gaz, d'autres à des sphères de roche brûlante. Les sondes modernes analysent leur atmosphère à des centaines d'années-lumière pour deviner leur composition. Le télescope spatial James Webb reste l'outil clé de ces observations, lui qui a récemment percé un mystère sur la naissance des planètes géantes grâce à ses capteurs infrarouges.
Les sous-Neptunes constituent le type de planète le plus répandu dans la galaxie. Ces mondes plus grands que la Terre restent pourtant mal compris, car aucun équivalent n'existe dans notre système solaire. Leur atmosphère épaisse cache un intérieur difficile à percer, et les chercheurs ignorent toujours de quoi ils sont faits. Le télescope spatial James Webb avait déjà repéré une exoplanète en forme de citron où il pleuvrait des diamants.
Les sous-Neptunes cacheraient des océans de magma sous une couverture de nuages minéraux
Une équipe d'astronomes vient d'apporter un éclairage inédit sur ces astres. Selon le communiqué publié par l'Arizona State University, des nuages formés de roche et de sels vaporisés se créeraient dans leur atmosphère. Ces formations apparaîtraient au plus profond de l'enveloppe gazeuse. Ces amas minéraux agiraient comme une couverture thermique et piégeraient la chaleur qui remonte du noyau. La température à la frontière entre l'atmosphère et la surface grimperait alors de 1 400 à 2 600 degrés Celsius. Une telle fournaise suffirait à liquéfier le sol et à former de vastes océans de magma.
Les chercheurs de l'Arizona State University ont obtenu ce résultat grâce à des simulations informatiques détaillées. Leur modèle vise plusieurs planètes déjà scrutées par le télescope spatial James Webb, dont GJ 1214b, située à 48 années-lumière. Ce monde passait autrefois pour une planète océan tempérée avant que de nouvelles données ne changent la donne. La présence de magma brouillerait aussi la lecture de ces atmosphères. Des gaz s'échapperaient de la lave pour se mêler à l'air. Ces conditions extrêmes réduiraient fortement les chances de trouver de l'eau liquide, et donc la vie, sur les sous-Neptunes.