Facebook, Instagram : Meta risque une amende historique de 1400 milliards de dollars pour avoir rendu ses réseaux sociaux addictifs
Comme tous les géants de la tech, Meta est devenue coutumier des amendes records à plusieurs millions de dollars. Mais une nouvelle plainte déposée par quatre États américains pourrait bien marquer un précédent dans le domaine — voire placer l'entreprise en sérieuse difficulté si elle est appliquée.

On a souvent tendance à parler d'amende record. Plus encore, on a souvent tendance à associer le nom de Meta avec cette expression. On se souvient notamment de l'amende de 1,2 milliard d'euros dont l'entreprise a écopé en 2024 pour non-respect du RGPD, alors une première pour l'Union européenne. Mais tout cela ressemble à la monnaie du pain face à ce que réclament aujourd'hui quatre États américains à la firme de Mark Zuckerberg.
Reuters rapporte que la Californie, le Colorado, le Kentucky et le New Jersey se sont associés pour porter une plainte groupée contre Meta, qu'ils accusent d'avoir délibérément rendu ses réseaux sociaux addictifs, surtout pour les utilisateurs les plus jeunes. La somme demandée est difficilement imaginable : 1400 milliards de dollars. Pour remettre cela en perspective, même Elon Musk ne peut pas se le payer. Et, à vrai dire, Meta non plus.
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En effet, la capitalisation boursière de l'entreprise est aujourd'hui évaluée à 1500 milliards de dollars. Autant dire que celle-ci ne cache probablement une telle somme dans un coffre-fort souterrain. Les plaignants justifient ce calcul par le nombre de jeunes utilisateurs impactés par les techniques prédatrices de Meta, qu'ils ont ensuite rapporté au montant prévu par la loi dans de telles circonstances.
« Une sanction d'une telle ampleur est sans précédent dans l'histoire de l'application de la législation en matière de protection des consommateurs », ont déclaré les avocats de Meta. Effectivement. Depuis des années, la société se défend de développer des réseaux addictifs en arguant que l'on ne peut pas comparer l'addiction à la drogue ou à l'alcool et celle aux réseaux sociaux. D'après Adam Mosseri, patron d'Instagram, on est autant addict à sa plateforme qu'à une série Netflix. À ceci près qu'une série Netflix ne donne pas des envies suicidaires à ses spectateurs.