Ce Patch Tuesday enterre une porte dérobée que Microsoft aurait cachée dans Windows 11
Le Patch Tuesday de juin vient de débarquer sur Windows 11. Cette mise à jour colmate une faille particulièrement redoutée des experts. Elle permettait d'ouvrir des données chiffrées avec une simple clé USB.

Chaque mois, Microsoft publie une série de correctifs pour renforcer la sécurité de son système. Ce rendez-vous régulier comble la plupart des vulnérabilités exploitées par les pirates. En début d'année déjà, un Patch Tuesday corrigeait une faille activement exploitée sur Windows 11. La firme de Redmond recommande toujours d'installer ces mises à jour sans attendre. Les retards d'installation laissent les machines exposées à des attaques durant plusieurs jours.
Cette édition de juin était particulièrement attendue. Le mois dernier, un chercheur en sécurité avait rendu publique une brèche visant le chiffrement de Windows 11. Cette divulgation avait provoqué une vive tension avec l'éditeur. Le spécialiste avait même promis d'autres révélations pour ce nouveau correctif mensuel.
Microsoft aurait caché une porte dérobée dans Windows 11
La mise à jour de juin règle enfin ce dossier sensible. Selon les informations de Bleeping Computer, le correctif neutralise trois failles inédites baptisées YellowKey, GreenPlasma et MiniPlasma. La première était la plus inquiétante de toutes, elle permettait d'accéder aux disques protégés par BitLocker avec une simple clé USB. Cette technologie chiffre normalement le contenu du disque pour le rendre illisible sans autorisation. Découvertes par le chercheur surnommé Chaotic Eclipse, ces vulnérabilités s'ajoutent à un total de plus de 200 failles colmatées ce mois-ci. Le spécialiste accuse même l'éditeur d'avoir volontairement laissé cette porte dérobée dans son système.
Le bras de fer entre les deux camps ne date pas d'hier. La firme estime que la publication des exploits, accompagnés de leur code, mettait ses utilisateurs en danger. L'entreprise avait d'abord menacé le chercheur de poursuites judiciaires. Face au tollé de la communauté, elle a finalement renoncé à cette action. Le chercheur affirme de son côté que la firme a supprimé ses comptes GitHub et Microsoft par représailles. Le géant de Redmond dément formellement avoir désactivé le moindre compte. Pour les utilisateurs, une seule consigne reste valable. Il faut installer au plus vite la dernière mise à jour de sécurité.