5G : on manque d’études pour affirmer que ce n’est pas dangereux pour la santé selon l’ANSES

La 5G, dangereuse pour la santé ? L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (ANSES) s’inquiète dimanche 26 janvier 2020 dans un rapport préliminaire du manque d’études autour de la dangerosité de ces ondes dans la bande 3,6 GHz, alors que l’attribution des fréquences doit prochainement avoir lieu.

5G
Crédits : Pixabay

L’ANSES s’inquiète dans un rapport préliminaire publié d’image 26 janvier 2020 du manque d’études permettant de conclure à la non dangerosité de la 5G. L’agence présente dans ce rapport la littérature scientifique disponible, ainsi que des champs d’évaluation des risques distincts qui correspondent aux bandes de fréquence 5G 3,5 GHz est 26 GHz. Le pré-rapport est la conséquence d’une saisine du ministère de la Santé afin d’évaluer les risques sanitaires de l’exposition aux ondes de la 5G. Ce rapport devrait déboucher sur une enquête plus poussée permettant d’évaluer l’impact réel sanitaire de l’exposition à ces fréquences.

La question de l’impact des bandes de fréquences 5G sur la santé est l’une de celles qui revient régulièrement dans les débats autour du déploiement de la technologie. Deux ONG, Agir pour l’Environnement et Priaterm-Electrosensibles de France ont d’ailleurs déposé un recours la semaine dernière pour tenter d’empêcher l’attribution de ces fréquences aux opérateurs. Pourtant, malgré ces quelques nuages, le calendrier d’attribution des fréquences reste pour l’heure inchangé, et les premières offres d’abonnement devraient être commercialisées d’ici la fin de l’année 2020. L’ANSES identifie ainsi deux risques.

Pas assez d’études autour de la bande 3,5 GHz

Le premier concerne la bande de fréquence 3,5 GHz destinée aux campagnes et aux zones peu denses, pour laquelle, note l’autorité, il y a « un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels ». L’agence va ainsi mener une étude d’impact en extrapolant « les résultats des travaux d’expertise antérieurs de l’Agence sur les impacts sanitaires des diverses technologies de communications existantes (3G, 4G, Wi-Fi, …) qui utilisent des fréquences proches de la bande 3,5 GHz, de 0,8 à 2,45 GHz ». L’ANSES explique avoir également collecté depuis 2018 des mesures sur le terrain sur cette plage de fréquences.

L’agence exhorte les opérateurs à lui communiquer un « maximum d’informations techniques », afin de « définir des scénarios d’exposition des populations, en collaboration avec l’Agence nationale des fréquences (ANFR), et d’évaluer l’impact sanitaire éventuel ». La bande des 26 GHz, de portée plus courte, et plus adaptée aux villes et zones denses, semble moins poser de problèmes : « entre 20 et 60 GHz, les données disponibles dans la littérature sont plus nombreuses, les travaux d’expertise s’attacheront donc à les analyser pour évaluer les impacts sanitaires éventuels liés aux expositions dans la bande 26 GHz », relève l’ANSES.

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Les constatations de ce rapport préliminaire serviront de base à un travail d’enquête dont les conclusions seront dévoilées dans le courant du 1er trimestre de 2021. En cas de risque avéré, l’ANSES pourrait recommander d’abaisser les seuls d’exposition recommandés.

Source : ANSES



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