Wish est accusé de fraude, de contrefaçon et de fausses promotions en France

 

Wish est dans le collimateur de la DGCCRF (la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) en France. Le site de commerce en ligne américain est accusé de « pratiques commerciales trompeuses », de contrefaçon et d'avoir régulièrement recours à de fausses promotions. Cédric O, secrétaire d’État à la Transmission numérique, estime que le site est truffé d'arnaques. 

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Au cours des deux dernières, la DGCCRF a longuement enquêté sur les pratiques de Wish, l'application de e-commerce qui propose une vaste sélection de produits à prix défiant toute concurrence. Comme Aliexpress ou eBay, la plateforme permet aux internautes d'acheter des articles auprès de vendeurs du monde entier. Basée à San Francisco, Wish commercialise surtout des produits venant tout droit de Chine.

L'enquête de la DGCCRF a conclu que Wish s'adonne à des pratiques commerciales trompeuses. L'autorité épingle d'abord les prix cassés affichés par le site. Wish met en avant “de manière généralisée de fortes réductions de prix, particulièrement attractives pour les consommateurs (pouvant aller jusqu’à 90% de réduction) mais dénuées de toute réalité économique” explique le communiqué publié ce lundi 30 novembre 2020. Ces promotions sont “calculées sur la base de prix de référence trompeurs”, accuse la DGCCRF. Le pourcentage de promotion affiché par Wish est donc factice.

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Wish, c'est “surtout des arnaques” selon Cédric O

Le site est aussi accusé de mettre en avant des produits qui ne sont pas disponibles à l'achat. Des publicités Wish sur Facebook font régulièrement la promotion d'articles populaires, comme des Apple Watch ou des iPhone, absents du catalogue en ligne. La DGCCRF a remarqué cette pratique à des multiples reprises au cours de l'enquête. Enfin, la répression des fraudes accuse aussi Wish de vendre et de promouvoir des contrefaçons. Wish vend “des produits présentant des logos et signes distinctifs s’apparentant à ceux de marques déposées notoires (notamment marques de sport, parfums prestigieux, etc…) de nature à induire en erreur les consommateurs”, estime la DGCCRF.

Ce lundi 30 novembre 2020, la répression des fraudes a transmis les résultats de son enquête au parquet de Paris. Wish risque usqu’à plusieurs dizaines de millions d’euros d’amende si la justice française donne raison à la DGCCRF. Cédric O, secrétaire d’État à la Transmission numérique, a rapidement réagi aux accusations formulées contre Wish. “Fausses promos, soupçons de contrefaçon… les conclusions accablantes de l’enquête ont été transmises au Procureur de la République” déclare Cédric O sur Twitter. Il rappelle aussi que Wish “s’était déjà distinguée pendant le 1er confinement en vendant des masques ne respectant pas les normes. Les Français-e-s qui utilisent l'application pour y trouver du low-cost doivent savoir qu'ils y trouveront surtout des arnaques”.

Pour mémoire, ce n'est pas la première fois que Wish est épinglé pour des pratiques commercialises douteuses. En 2018, 60 Millions de consommateurs dénonçait déjà les faux prix et les produits dangereux et trompeurs vendus sur Wish. Quelques mois plus tard, une enquête de Matthew Hugues, journaliste chez The Next Web, démontrait même que Wish incite les utilisateurs à acheter des armes illégales. Pour l'heure, la direction du site web n'a pas réagi aux accusations.



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