WhatsApp : le chiffrement de bout en bout est-il un mythe ? Cette action en justice le prétend, Meta répond

C’est le pilier de la réputation de WhatsApp : l’engagement que personne, pas même Meta, ne peut lire vos messages grâce au chiffrement de bout en bout. Mais, selon une plainte collective internationale, cette promesse ne serait qu’un mythe. Voici la réponse de la maison-mère de l’application face à ces graves accusations.

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Crédits : 123RF

WhatsApp a construit sa réputation sur un critère de sécurité cher aux utilisateurs : le chiffrement de bout en bout. Cette mesure de sécurité vise à verrouiller les conversations afin que seuls l’expéditeur et le destinataire puissent les lire : elle empêche tout intermédiaire (gouvernements, Meta…) d’accéder à leur contenu. La confidentialité totale des données sensibles échangées, qu’il s’agisse d’informations liées à la politique ou à la santé, est ainsi garantie.

Depuis 2016, ce système repose sur le protocole Signal et est activé par défaut pour chaque conversation. Il s’agit là d’un argument de taille, un leitmotiv que la plateforme brandit systématiquement pour rassurer ses utilisateurs, notamment dès qu’il s’agit d’introduire une nouvelle fonctionnalité. Mais Meta, la maison-mère de WhatsApp, est actuellement au cœur de la tourmente : elle est accusée de pouvoir accéder, stocker ou examiner des discussions privées via des outils internes.

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Le chiffrement de bout en bout de WhatsApp : un mythe ? Meta répond

Cette plainte, déposée devant le tribunal fédéral de San Francisco, résulte d’une action collective réunissant plusieurs demandeurs issus d’Australie, du Brésil, d’Inde, du Mexique et d’Afrique du Sud. Selon eux, Meta aurait fait preuve de tromperie envers ses milliards d’utilisateurs : contrairement à ce que l’entreprise affirme, WhatsApp ne serait pas une plateforme sécurisée où les messages restent strictement privés.

Les plaignants dénoncent comme mensongères les promesses de chiffrement de bout en bout des conversations puisque, d’après eux, Meta pourrait les lire et les stocker. Leurs accusations se disent fondées sur les propos de lanceurs d’alerte anonymes, selon lesquels les employés de Meta recourraient à des outils internes pour analyser le contenu des discussions privées sur WhatsApp. Le but serait de modérer ou de traiter les signalements des utilisateurs.

La réponse de l’entreprise est sans équivoque : elle nie fermement ces accusations, qu’elle qualifie, selon The Free Press Journal, de fausses et infondées. Un porte-parole de Meta aurait même réitéré ses affirmations de longue date : le chiffrement de bout en bout empêche quiconque – autre que le destinataire et l’expéditeur – d’accéder aux conversations. Puisqu’il en va de la réputation de WhatsApp, la firme aurait précisé qu’elle compte se défendre fermement et solliciter des mesures disciplinaires à l’encontre des représentants de la partie adverse. Reste à voir si la justice tranchera en faveur de l'inviolabilité de Meta ou en celle des lanceurs d'alerte.


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