Test du Redmi Note 9 : Xiaomi serait-il en perte de vitesse ?

 
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La gamme Redmi Note de Xiaomi a toujours été considérée comme la référence du rapport qualité-prix dans le segment de marché autour des 200 euros. Le Redmi Note 9, vendu au même prix que ses prédécesseurs, en est la dernière itération. Armé d’une belle fiche technique par rapport à son prix, il offre toujours un excellent rapport qualité-prix. Et pourtant, il n’arrive pas à nous surprendre. Nous allons vous expliquer pourquoi dans ce test.

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Depuis toujours, « Redmi » est synonyme en téléphonie d’accessibilité. Les smartphones de cette gamme sont généralement mieux équipés que la concurrence à un prix similaire, ou ils sont moins chers que la concurrence pour une fiche technique identique. Les Redmi Note, depuis l’arrivée du Redmi Note 5 en 2018, sont souvent cités en exemple. Et le Redmi Note 8T ne fait pas exception : c’était, longtemps après sa sortie, le meilleur smartphone à moins 200 euros.

Cette position est enviée par la concurrence. Les adversaires du Redmi Note 8T, que ce soit chez Oppo ou Realme qui en sont les plus proches, s’en inspirent fortement avec une proposition ergonomique, technique et tarifaire très proche. Cela se joue parfois à peu de chose : quelques dizaines d’euros. Notre test du Oppo A9 (2020), proche voisin du Redmi Note 8 Pro, l’a largement démontré.

Mais cette position de référence est-elle vraiment enviable ? Chaque Redmi Note est tant attendu qu’il peut décevoir par un certain immobilisme. C’est ce que nous allons déterminer dans ce test complet du Redmi Note 9 où nous le comparerons avec le A5 (2020) d’Oppo, peut-être son meilleur adversaire, ainsi que le Redmi Note 8 et le Redmi Note 8 Pro. La présence de ce dernier est importante. Notez que la version testée ici est équipée de 3 Go de RAM et 64 Go de stockage. Elle est vendue 199 euros. Comptez 30 euros de plus doubler le stockage et passer à 4 Go de mémoire vive.

Fiche technique

Mais tout d’abord, observons de plus près de quoi est faite la fiche technique du Redmi Note 9. Vous remarquerez que l’écran est plus grand, grâce à la suppression de l’encoche et à une très légère augmentation des dimensions, mais aussi que le fondeur du chipset n’est pas le même : Xiaomi repasse du côté de MediaTek après avoir fait appel à des Snapdragon pour une grande partie des Redmi Note précédents. Notez aussi parmi les changements cette belle batterie de 5000 mAh. Pour le reste, les changements sont assez peu nombreux. En voici tous les détails :

 Redmi Note 9
Ecran6,53 pouces LCD
FHD+ (2340 x 1080 pixels)
19,5:9
Gorilla Glass 5
ChipsetMediaTek Helio G85
OSAndroid 10 + MIUI 11
RAM3 Go
Stockage64 Go
microSDOui (jusqu'à 512 Go)
Capteur principal48MP f/1.8
8 MP f/2.2 (grand angle)
2 MP f/2.4 (Macro)
2 MP f/2.4 (calcul des distances)
Capteur Selfie13 MP
Batterie5020 mAh
Recharge rapide 18W
5Gnon
BiométrieScanner d’empreinte sur la tranche
AudioHaut-parleur mono
Port jack 3,5 mm
Résistance à l'eauOui

Design : sobre et efficace

Le Redmi Note 9 inaugure le nouveau langage design de Redmi. Vous le retrouvez dans le Redmi 10X, officialisé très récemment, et les différentes déclinaisons du Redmi Note 9. À l’avant, une grande dalle tactile avec un trou pour le capteur selfie, ici présent dans le coin supérieur gauche. À l’arrière, un bloc photo assez large, placé au centre de la coque.

Ce bloc est visuellement trompeur : il est carré et non rectangulaire. Mais le marquage, qui couvre aussi le lecteur d’empreinte digitale, laisse entendre que le Redmi Note 9 est équipé d’un bloc beaucoup plus grand qu’il ne l’est vraiment. Notez la présence d’un liseré argenté autour des deux capteurs supérieurs et d’un flash flanqué à droite. Il est totalement désolidarisé du reste de l’équipement photographique.

Le Redmi Note 9 ne fait pas dans le détail esthétique non plus. Hormis les petites touches de fantaisie au niveau du bloc photo, l’ergonomie générale est assez simple. L’habillage de la coque et des tranches est en polycarbonate, comme le Redmi Note 8T. Ses angles arrondis et ses lignes courbées offrent une agréable prise en main. Un verre minéral Gorilla de Corning protège l’écran (notez aussi la présence d’un protège-écran préinstallé). Même s’il n’est pas moche, le Redmi Note 9 n’attire pas forcément le regard grâce à sa cosmétique très lisse et passe-partout. Ce n’était d’ailleurs pas le cas non plus de son prédécesseur.

La répartition des éléments techniques dans les tranches est classique : jack 3,5 mm, USB type-C, grille de haut-parleur en bas, volume et mise en marche à droite, SIM à gauche, capteur infrarouge et micro secondaire en haut. Pas de révolution ici. Nous n’en attendions pas, peut-être hormis le placement du lecteur d’empreinte : sur une tranche, cela n’aurait pas été désagréable.

Écran : grand et lumineux

À l’avant du Redmi Note 9, nous retrouvons une grande dalle de type IPS LCD. Elle mesure 6,53 pouces exactement. Son ratio est de 19,5/9e. Sa luminosité maximale est de 450 nits. Sa définition est Full HD+ pour une résolution très correcte de 395 pixels par pouce. Il s’agit presque de la même dalle que celle du Redmi Note 8 Pro (et ce n’est pas le seul point commun entre les deux modèles).

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À l’usage, l’écran est lumineux, même en pleine lumière, et peu de reflets viennent ternir la visibilité. Actuellement, le temps est particulièrement ensoleillé au-dessus de Paris. Et pourtant, le téléphone parvient à offrir une image lisible dans ces conditions. Et les angles de vision sont assez larges.

Le contraste est bon pour une dalle IPS (soit la quasi-totalité des smartphones vendus sous la barre des 300 euros). Et les couleurs sont respectées, même si la dalle tire généralement un peu vers le bleu. Notez la présence dans les paramètres de MIUI d’une option pour modifier le profil colorimétrique, si cela vous gêne. Dans ces mêmes paramètres, vous pouvez choisir de cacher ou non le trou de la webcam (en sacrifiant un peu de surface d’affichage).

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Performances : pas toujours au rendez-vous

Comme nous l’avons vu précédemment, le Redmi Note 9 est équipé d’un chipset MediaTek et non Qualcomm. Il s’agit du Helio G85, un composant octo-core cadencé jusqu’à 2 GHz théoriquement assez proche du Snapdragon 665 du Redmi Note 8T. Ce chipset est une version moins puissante du G90T, un octo-core que nous avons également croisé lors des tests du Redmi Note 8 Pro, l’année dernière. Avec son GPU ARM Mali-G52 MC2, ce chipset est normalement capable d’offrir de belles performances techniques. Mais ce n’est pas entièrement le cas ici.

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Pourquoi ? Parce que le volume de RAM est assez chiche. Notre unité de test est en effet pourvu de 3 Go de RAM. C’est d’autant plus chiche que le Redmi Note 8T, équipé de 4 Go de RAM, était vendu, au même prix. Et le Redmi Note 8 Pro en dispose de 6 Go pour 50 euros de plus. Il y a donc une baisse cette année. Et cela se confirme avec les chiffres obtenus dans les tests. Vous pouvez retrouver ci-dessus et de ci-dessous nos résultats dans PCMark, Geekbench et AnTuTu. Ces chiffres sont globalement au-dessus du Redmi Note 8T, mais en dessous du Redmi Note 8 Pro et de certains concurrents, comme le Realme 6.

À l’usage, cela se ressent essentiellement si vous jouez. Si le Redmi Note 9 s’en sort plutôt bien avec Dead Trigger 2, il se débrouille moins bien avec des applications beaucoup plus gourmandes ou mal optimisées. Cela comprend, notamment, mais pas exclusivement, les émulateurs pour les consoles des années 2000 (Gamecube par exemple) et plus récentes. Attention donc, si vous êtes un rétrogamer, le Redmi Note 9 est un moins bon choix que le Redmi Note 8 Pro, par exemple.

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Notez qu’il y a un mode « jeux » intégré à l’interface MIUI. Comme l’Espace Jeu présent chez Oppo et Realme, ce mode identifie les jeux (vous pouvez aussi le faire manuellement ou les y enlever) pour optimiser les performances de la plate-forme et éviter les surchauffes. Concrètement, le mobile chauffera moins, mais il ne sera plus victime de baisse soudaine des performances causée par les protections du chipset.

Autonomie : 2 jours minimum

Si le Redmi Note 9 n’offre donc pas le gain de performance que nous attendions par rapport au Redmi Note 8 Pro, il se dote d’un atout majeur pour ceux qui ne jouent pas : une autonomie de très haute volée. Avec sa batterie de 5020 mAh très exactement, le Redmi Note 9 offre deux jours d’autonomie minimum en usage mixte. Et vous pouvez également activer un mode économie d’énergie si vous avez besoin d’un délai supplémentaire.

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Bien sûr, surfer en 4G, activer le Bluetooth, augmenter la luminosité de l’écran, regarder des films en streaming et jouer à des jeux réduira sensiblement cette belle performance. Mais à usage comparable, le Redmi Note 9 est au-dessus de ses concurrents dans ce domaine. Ce qui était déjà le cas de son prédécesseur.

Pour recharger cette batterie, vous disposez dans la boîte d’un chargeur filaire offrant une puissance de 18 watts. C’est le même chargeur que celui des Redmi Note 8T et Redmi Note 8 Pro. Il vous faudra environ deux heures pour recharger complètement la batterie du smartphone. Notez enfin que le Redmi Note 9 peut aussi servir de chargeur filaire d’appoint pour tout autre appareil. Encore faut-il avoir un câble USB-type-C vers USB type-C (ou microUSB selon la connectique de l’appareil à recharger)… La charge inversée est ici une bonne initiative, mais concrètement difficile à mettre en œuvre.

Interface : en attendant MIUI 12

Le Redmi Note 9 fonctionne avec Android 10 dès son lancement. Cette version de l’OS de Google sert de base à MIUI 11. Le smartphone migrera vers MIUI 12 dans les prochains mois, apportant de nombreuses nouveautés. En attendant, vous devrez faire avec la version précédente, contrairement au Mi 10 Pro dont la mise à jour est déjà en cours de déploiement. C’est ça, le haut de gamme !

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MIUI 11 est certes une ROM customisée, mais elle conserve de nombreux éléments d’Android. La zone des notifications et des réglages rapides. L’écran d’accueil avec Google Search, le Play Store et toutes les applications de Google. L’écran « Pour vous » à gauche, avec un fil d’information alimenté par Google.

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En revanche, vous ne trouverez pas de tiroir d’applications ici. Cette fonction sera implémentée avec MIUI 12. Un peu de patience donc si vous y tenez vraiment. En attendant, toutes les applications que vous installez se trouvent sur l’écran d’accueil (ou ceux qui se trouvent à sa droite), à moins d’opter pour un lanceur alternatif. MIUI gère cependant les dossiers : il vous suffit de ranger un peu pour y voir plus clair. Notez que le geste du bas vers le haut qui sert habituellement à ouvrir le tiroir des applications est utilisé pour accéder à Google Search.

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Si MIUI est globalement riche en paramètres pour personnaliser l’expérience (thèmes, transition, fonds d’écran, mode sombre, etc.), MIUI est aussi très riche en applications préinstallées. Et le mot est faible. Le système d’exploitation est bourré de logiciels freemium, comme Facebook, Netflix, LinkedIn, eBay, Aliexpress, WPS Office (suite bureautique), ainsi quelques jeux freemium. Vous y retrouvez aussi Phone Manager, la boîte à outils qui optimise et sécurise le téléphone (en plus de Google Play Protect). Et nombre d’entre elles affichent des publicités : que ce soit les applications d’optimisation, la boutique de thème, la suite WPS Office, le Mode Jeu, sans oublier les applications ludiques. Espérons que cela changera avec MIUI 12. Heureusement, quelques perles s’y trouvent aussi, comme l’excellent Mi Video et sa large panoplie de codecs compatibles.

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Quelques exemples de publicités dans MIUI 12

Audio : un casque sympa inclus dans la boîte

Côté audio, le Redmi Note 9 reprend la configuration de ses prédécesseurs. Un haut-parleur unique dans la tranche inférieure. À quelques centimètres de là, un port jack 3,5 mm pour y brancher un casque, notamment celui qui est livré avec l’appareil. Enfin, un écouteur est présent au-dessus de l’écran, entre la dalle de verre minéral et le contour en polycarbonate. Il n’est pas pourvu d’un haut-parleur secondaire. Il vous faut donc vous contenter de celui d’en bas pour profiter du son des jeux et des dialogues des films.

La puissance du haut-parleur est plutôt bonne dans l’ensemble, même si cela grésille de temps en temps. Si vous l’activez lors d’une conversation, la qualité audio est bien suffisante. En revanche, si vous recherchez une expérience auditive un peu plus pointue, nous ne saurions trop vous conseiller de vous tourner vers une solution avec un casque. D’autant plus que la position du haut-parleur est propice à ce qu’un de vos doigts vienne obstruer la grille.

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Transition idéale pour parler du kit mains libres fourni dans boîte. Ces écouteurs filaires sont intra-auriculaires. Leur forme est légèrement coudée pour mieux s’orienter dans le conduit auditif. Ainsi ils se tiennent relativement bien dans les oreilles. C’est un accessoire audio de bonne facture, avec un son clair, mais dont la puissance sonore n’est pas très forte. Il n’a pas la prétention de remplacer un appareil haut de gamme, et encore moins un casque supra-aural. Nous sommes cependant ravis de le voir ici, quand certaines marques suppriment ce genre d’accessoires pour favoriser les ventes annexes.

Photos : du mieux face au Redmi Note 8T

Passons à une partie importante de ce test : la photographie. Le Redmi Note 9 hérite de l’équipement de son prédécesseur, le Redmi Note 8T. Sans changement. Nous retrouvons le capteur principal 48 mégapixels, le capteur avec objectif ultra grand-angle 8 mégapixels et les deux capteurs 2 mégapixels pour la macro et le calcul des profondeurs. En façade se trouve le capteur selfie 13 mégapixels déjà croisé précédemment. Bref, rien de bien neuf. Théoriquement.

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Sauf que le Redmi Note 9 profite d’une nouvelle version de MIUI et d’un chipset différent. Cela a-t-il une incidence ? La réponse est oui. Pas un « grand » oui. Mais un oui quand même. Le smartphone produit en effet des clichés un peu mieux équilibrés au niveau de la lumière (même s’il faut parfois insister lourdement pour une exposition suffisante). Et quand les conditions de lumières sont favorables, les photos sont plutôt de bonnes qualités. Elles manquent encore toutefois d’un peu de contraste et de piqué.

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Comme avec le Redmi Note 8T, nous ne saurions trop vous conseiller de privilégier le capteur principal. Celui-ci est beaucoup plus lumineux que le capteur 8 mégapixels, tout en offrant un meilleur grain (et vous ne subissez pas les déformations de l’optique grand-angle). Avec ce capteur 48 mégapixels, vous réalisez des prises de vue en 12 mégapixels par défaut, mais un mode est présent, comme avec le Redmi Note 8T, pour choisir facilement la résolution maximale.

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En haut, panorama avec capteur 8 mégapixels. En bas, prises de vue avec capteur 48 mégapixels (zoom numérique 2x à droite)

Il est utilisé aussi pour le zoom numérique (rapport 2x). Si vous zoomez souvent, profitez alors du mode 48 mégapixels pour éviter de trop perdre en qualité, même si vous baisserez en luminosité. L’intelligence artificielle associée au capteur photo n’est pas toujours efficace pour reconnaître une scène (fleur, visage, panorama, etc.).

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Mode macro

Le capteur macro est lui aussi assez lumineux et il gère bien les flous d’arrière-plan. Il manque certes un peu de définition, mais il fait le job. Le mode pro vous propose de jongler entre ces trois capteurs, mais pas avec le capteur qui calcule les profondeurs.

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Mode portrait

Le mode portrait réalise de beaux bokehs, bien dessinés autour des visages (il est d’ailleurs moins efficace avec le Bugdroid qu’avec de vraies personnes). Notez quelques petits soucis de mise au point avec le mode portrait, mais rien de méchant. Le capteur selfie offre lui aussi de bons clichés. Parfois même meilleurs qu’avec ceux présents à l’arrière du téléphone.

Enfin, le mode nuit est assez classique. Loin d’être aussi étonnant que celui d’Oppo, il peut faire ressortir quelques détails grâce à une meilleure gestion des sources de lumière (ici les lampadaires par exemple). Attention aux tremblements pendant la prise de vue, notamment avec le capteur grand-angle, car le temps d’exposition est excessivement long. Évitez également de zoomer, car vous n’obtiendrez rarement mieux qu’une image à peine lisible.

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Sans mode nuit à gauche et avec mode nuit à droite. 

Conclusion : une référence chahutée

Le Redmi Note 9 remplace le Redmi Note 8T sans grand éclat. En mixant les fiches techniques de ce dernier avec celle du Redmi Note 8 Pro, il propose une légère mise à jour technologique, sans pour autant époustoufler comme cela a pu être le cas avec les itérations précédentes. Une plate-forme moins bien maitrisée. Une légère avarice au niveau de la RAM. Une stagnation au niveau de la photo. C’est donc moins le coup de foudre.

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Il y a tout de même quelques points positifs. La nouvelle batterie est un point fort incontestable, avec sa belle autonomie de deux jours. Le nouveau chipset est plus puissant (même s’il n’est pas exempt de quelques défauts). Et, le prix. Le prix avec un grand « P », mais de petits euros. Moins de 200 euros une expérience complète : cela reste son argument majeur. D’autant plus que ce montant n’a pas changé ces trois dernières années, malgré les ajouts techniques. Et ça, chapeau. Notez que pour 30 euros de plus, vous disposez de 4 Go de RAM et du double de stockage…

En revanche, ce qui a changé, c’est la concurrence. Le Realme 6, un peu plus cher, parvient à un résultat bien supérieur, tant au niveau de l’écran que de la plate-forme. Oppo, avec ses A5 et A9, offre une même expérience proche à des prix presque identiques. Le Redmi Note 9 est donc chahuté. Et sa place de meilleur rapport qualité-prix est plus difficile à défendre cette année.



Notre verdict

Le Redmi Note 9 est un digne successeur du Redmi Note 8T : il améliore l'autonomie et la photo, conserve l'essentiel et surtout il est vendu au même prix que ses prédécesseurs directs. Il est cependant attaqué de toute part par des concurrents très ambitieux chez Oppo et Realme. À cela s'ajoute une baisse de la RAM qui réduit considérablement les performances. Si bien qu'il en devient moins intéressant.

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