En mai 2026, JBL a mis à jour pratiquement toute sa gamme Live. Parmi eux, nous retrouvons les Live Beam 4, écouteurs TWS à tige positionnés sous la barre des 200 euros. Beaucoup moins chers que des AirPods Pro, les Live Beam 4 sont une déclinaison intra-auriculaire des Live Flex 4. Sont-ils également les plus malins des écouteurs intra avec réduction de bruit active à moins de 200 euros ? On pense que oui. Voici pourquoi.
Le mois de mai a été l’occasion pour JBL de créer l’événement. La marque a dévoilé de nombreux produits audio et a notamment renouvelé toute sa gamme Live, avec des casques audio supra-auriculaires et des écouteurs TWS, fermés ou semi-ouverts. Vous pouvez retrouver dans nos colonnes les tests de certains de ces produits : le casque Live 780NC et les écouteurs Live Flex 4.
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L’une des particularités des écouteurs TWS présentés par JBL lors de ce renouvellement géant est la position tarifaire. Les trois paires d’écouteurs sont vendues au même prix : 199 euros. Que vous choisissiez un modèle semi-ouvert ou fermé. Que vous choisissiez un design bouton ou tige. En positionnant tous ces Live à 199 euros, JBL veut devenir la référence des écouteurs avec ANC à moins de 200 euros, quel que soit le design. Et ils ont même des arguments pour agacer des concurrents plus chers. Et ce test des Live Beam 4 est là pour le démontrer.
Prix et date de disponibilité
À leur lancement, le prix public conseillé des Live Beam 4 s’élèvait à 199 euros. C’est exactement à ce prix que les écouteurs précédents ont été lancés en 2024. Il n’y a donc aucune inflation sur les Live Beam 4. Dans le catalogue de JBL, les Live Beam 4 se positionnent au milieu de la gamme, entre les Tour Pro 3, à 299 euros, et les Tune Beam 2, vendus à 99 euros. Notez qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, les Live Beam 4 sont proposés sur le site officiel de JBL à 130 euros ou 150 euros selon le coloris. Une très forte ristourne qui les rend encore plus attractifs.
Autour de 200 euros, nous retrouvons de nombreuses paires d’écouteurs. Mais nous allons nous concentrer sur les écouteurs intra-auriculaires avec réduction de bruit active. Sur ce segment, les Live Beam 4 sont concurrencés par les Freebuds Pro 5 de Huawei (229 euros), les QuietComfort Earbuds de Bose (200 euros), les Accentum True Wireless de Sennheiser (199 euros), les Galaxy Buds 4 Pro de Samsung (250 euros) ou encore les Ear (3) de Nothing (170 euros). Vous retrouvez aussi les anciens fleurons de Sony, les WF-1000XM5 (200 euros). Faisons une dernière exception pour Apple avec les AirPods 5, vendus à 150 euros. Ils offrent l’ANC, mais leur design est semi-ouvert.
Les Live Beam 4 se déclinent en sept coloris : argent (notre version test), violet, orange, noir, sable, vert et bleu. Dans la boîte, les écouteurs sont accompagnés de leur boitier de rangement assorti et trois paires d’embouts supplémentaires : L, S et XS, la paire M étant installée par défaut. Il n’y a pas de câble de charge USB-C vers USB-C.
Design et contrôle
Démarrons ce test par le design des écouteurs. Visuellement, les Live Beam 4 ressemblent beaucoup à leurs prédécesseurs. Nous retrouvons la même forme d’écouteur et la même branche qui pointe vers la bouche. Nous retrouvons également des embouts en silicone souple qui assurent un bon maintien dans l’oreille et une isolation phonique passive de bonne qualité. Ces derniers se détachent assez facilement et se remettent tout aussi vite.
La coque des écouteurs, certifiée IP55 contre les éclaboussures, la poussière et la sueur, est en plastique douce. Leur forme, très légèrement différente par rapport à celle des Live Beam 3, est ergonomique et s’adapte bien à la plupart des conduits auditifs. Le port est donc agréable, même pendant plusieurs heures de la journée. D’autant que le poids est assez contenu : 4,85 grammes pour chaque écouteur. Ce qui est un peu plus faible que certains concurrents (Apple, Google, Bose, Sony, etc.).
Face à d’autres écouteurs intra-auriculaires TWS à tige, comme les dernières générations de Galaxy Buds Pro ou d’AirPods Pro, les Live Beam 4 se différencient par la surface externe très « brillante » de leur tige. Comme pour les Live Flex 4, celle-ci intègre une LED de notification, pour informer de l’état de charge sans avoir à consulter le téléphone ou le boitier. Cette LED vient en plus d’une zone tactile pour les contrôles. La surface sensible ne couvre pas toute la longueur des tiges, mais uniquement la partie haute. Cette partie tactile est donc assez réduite. De fait, elles ne permettent pas de mouvement par glissement, mais uniquement par tapotement.
Chaque écouteur supporte quatre mouvements personnalisables (un cinquième étant supporté, mais pas modifiable) : simple, double ou triple tapotement et tapotement maintenu. Les écouteurs supportent donc huit raccourcis tactiles, puisque les contrôles peuvent être dissociés d’un côté par rapport à l’autre. Les choix sont assez courants : contrôle musical, volume sonore, ANC et transparence, son spatial, égaliseur ou assistant vocal. Par défaut, lancer et arrêter la musique se trouve à droite et activer ou couper l’ANC est à gauche.
Parlons maintenant du boitier. Un élément qui se distingue de toute la concurrence grâce à son écran tactile assez large. Cet écran est bien lumineux et réagit parfaitement aux sollicitations. Il s’allume en le tapotant ou en appuyant sur le bouton mécanique situé à l’arrière, à côté du port USB-C et de la LED de notification (dont le rôle devient obsolète). Une fois allumé, il faut le déverrouiller comme un smartphone pour accéder à ses fonctions. Et si vous ouvrez le boitier, l’affichage pivote. C’est malin.
Le boitier est en polycarbonate avec une finition mate qui évite les traces de doigt. Assez épais par rapport aux concurrents, il pèse 73 grammes, ce qui n’est pas si léger pour un boitier. Une fois son couvercle ouvert, les écouteurs sont logés dedans à l’horizontale, contrairement à d’autres boitiers où c’est à la verticale (les AirPods par exemple). La charnière est assez ferme : impossible que le boitier s’ouvre par accident. Le boitier est lui aussi certifié IP55.
Qualité audio et réduction de bruit
Évoquons maintenant les qualités musicales des écouteurs. En théorie, la configuration des Live Beam 4 ne diffère ni des Live Flex 4 ni des Live Beam 3. Nous retrouvons donc un transducteur dynamique de 10 mm dans chaque écouteur, piloté par un amplificateur dédié. En pratique, JBL a légèrement retravaillé l’acoustique physique des écouteurs, tout en conservant la même signature sonore, avec une légère amélioration des détails sur les hautes fréquences.
Toutes les fréquences sont relativement bien représentées. La promesse de JBL est de couvrir toutes les fréquences entre 20 Hz et 40 kHz. Et celle-ci est relativement bien tenue. Nous percevons les basses dès 25 Hz, ce qui est déjà très bien. En dessous, c’est brouillon. Quant aux aigus, ils sont perceptibles jusqu’à 15 kHz, même si les écouteurs perdent en détail et en énergie à partir de 10 kHz.
La scène sonore est très ample, même si elle n’est pas tout à fait linéaire avec le réglage par défaut, les basses étant très accentuées artificiellement, voire même percutantes. Heureusement, un profil studio permet de compenser cela : il réduit la puissance des basses, sans pour autant perdre en tonus. La sibilance est maitrisée, sans crissement désagréable sur certaines consonnes.
Lors des appels, l’expérience par défaut des Live Beam 4 est bonne sans être transcendante. Votre voix est bien capturée. Celle de votre interlocuteur est très correcte, même si elle parait un peu artificielle de temps en temps. Cependant, il y a suffisamment de réglages dans l’application pour compenser cela : puissance et égalisation sont personnalisables.
Côté codec, nous retrouvons ici la brochette habituelle : SBC, AAC, ainsi que le LDAC que JBL offre à tous ses écouteurs à partir de la gamme Live. Grâce à la prise en charge de la norme LE Audio, les Live Beam 4 devrait supporter le codec LC3. Mais à l’heure où nous écrivons ces lignes, ce n’est pas le cas. Les Live Beam 4 proposent un mode « spatial » qui émule la sonorité d’une configuration à 360°. Il n’y a aucun suivi de la tête ici, contrairement aux Tour Pro 3.
Les Live Beam 4 sont évidemment compatibles avec la réduction de bruit active. Une réduction qui arrive très bien à contrebalancer les bruits sur les fréquences graves et médiums, mais qui a certaines difficultés à annuler les aigus. Le crissement d’un train. L’avertisseur d’une voiture. Et même les voix de vos voisins. Tout cela passe au travers du filet. À cela s’ajoute une isolation passive très correcte, mais qui n’a rien de spécial.
L’ANC inclut un mode transparence très correct, qu’il est possible d’amplifier au besoin, et un mode dynamique, qui va s’adapter aux conditions environnantes. Le premier est plutôt bon, même s’il ne capte pas toujours toutes les fréquences. Et le second est assez réactif quand survient un changement brutal. Comme chez d’autres marques, JBL propose un curseur pour baisser ou augmenter le niveau de l’ANC.
Les écouteurs disposent de nombreuses fonctions pour améliorer l’expérience audio des utilisateurs. Il y a bien évidemment à l’égaliseur complet qui propose des réglages fins sur dix bandes de fréquence et des profils spécialisés : voix, jazz, basses, etc. Notez la présence d’un profil « studio » qui peut contrebalancer l’excès de basse des écouteurs. Tiens, donc… Il est possible de créer autant de profils personnalisés que vous le souhaitez. Et les experts peuvent même modifier les profils créés par JBL.
Autre outil très intéressant : l’égalisation adaptative. Après un test d’une dizaine de minutes, l’application va proposer un égaliseur personnalisé, parce que nous n’avons ni la même audition ni la même forme d’oreille. L’objectif est de renforcer le son sur les points faibles de chacun. Et ça marche plutôt bien. De même, l’application peut vérifier le maintien des écouteurs pour réduire les possibles fuites sonores et améliorer l’ANC. C’est très complet.
Applications et interaction
Comme la concurrence, les Live Beam 4 profitent d’une expérience très complète. Nous retrouvons bien sûr les bases : prise en charge de Fast Pair et Swift Pair, pour une connexion rapide et un passage sans effort d’une source à une autre ; compatibilité Bluetooth 6.0, intégrant LE Audio et Auracast ; intégration au réseau Find My Device de Google (mais pas à l’équivalent d’Apple, comme toujours) ; localisation des écouteurs par impulsion sonore ; détection du port pour la lecture et la pause automatique.
Les Live Beam 4 offrent aussi d’autres services un peu moins courants. Nous pensons à l’activation automatique du mode TalkThru pour entamer une discussion courte avec quelqu’un, le mode détente, qui crée une ambiance sonore pour se concentrer ou encore le mode appel privé, qui permet d’utiliser un des écouteurs comme d’un micro et ainsi baisser le son de votre voix. Cette dernière idée aurait pu être bonne. Sauf qu’enlever un écouteur coupe l’ANC. Et dans certaines situations, on entend davantage les bruits ambiants que la conversation.
Si le boitier est lui aussi compatible Bluetooth 6.0, cette connectivité sert essentiellement à capter la présence des écouteurs, récupérer les informations (état, charge) et les localiser s’ils sont perdus. Contrairement aux Tour Pro 3, le boitier ne peut servir de relais pour transmettre un signal audio et réduire la latence. Il n’y a d’ailleurs aucun mode faible latence avec ces écouteurs, hormis un obscur mode « vidéo ». C’est l’un de leurs rares défauts.
Nous retrouvons également l’application JBL Headphones, compatible iOS et Android. Très ergonomique, elle offre de nombreuses informations sur les écouteurs et le boitier. Elle permet aussi de les mettre à jour et de les personnaliser. Elle permet également de gérer les commandes tactiles, la liste des sources audio et l’utilisation du codec LE Audio pour réduire. Enfin, elle propose d’activer ou de paramétrer les fonctions avancées vues précédemment. Mention spéciale pour la possibilité de changer la langue des notifications vocales. Ce n’est pas toujours le cas.
Évoquons également de Smart OS. Il s’agit d’un système d’exploitation complet, avec des applications, un menu pour les réglages et potentiellement, des améliorations apportées par des mises à jour. Ce n’est pas un système ouvert pour autant : impossible d’ajouter des applis depuis une boutique d’applications. Mais l’ensemble est suffisamment complet pour être considéré comme un OS.
Smart OS apporte plusieurs services utiles. D’abord, il affiche des informations sur la charge des écouteurs, qu’ils soient ou non rangés, et du boitier. Ensuite, il déporte également les commandes musicales (lecture, pause, avance ou retour), le contrôle du volume, l’activation des différents modes de l’ANC et le passage d’un profil audio à un autre (via l’égaliseur). Enfin, le boitier permet d’accéder à certains réglages des écouteurs et du boitier. Amusant, il est même possible d’utiliser l’écran du boitier comme d’une lampe torche. Attention cependant à la batterie.
Autonomie et recharge
Justement, parlons maintenant énergie. Chaque écouteur contient une petite batterie de 65 mAh. Cette capacité est supérieure en moyenne de 10 % par rapport à celles que vous retrouvez dans des écouteurs concurrents, même parmi les modèles un peu plus onéreux. C’est donc une très bonne nouvelle. Avec cette batterie, JBL promet 10 heures d’autonomie en écoute musicale avec l’ANC et 12 heures d’autonomie sans ANC.
La marque ne détaille pas les conditions de cette promesse : volume sonore, codec utilisé, ANC adaptative ou non, etc. À l’usage, nous n’avons pas noté de différences majeures avec ces chiffres. Lors de nos tests (codec AAC, volume à 40 %, ANC non adaptative activée), nous avons mesuré une autonomie au moins égale à celle promise : quasiment 11 heures.
Pour optimiser plus encore cette autonomie, l’application propose aussi des options intéressantes : la mise en veille automatique à 5 minutes d’inactivité (avec extinction de la réduction de bruit) et l’extinction du casque après une certaine période de veille (30 minutes, 1 heure ou 2 heures). Notez que ces options ne sont pas activées par défaut. Et elles devraient l’être.
Une fois les écouteurs déchargés, il faut passer par la case recharge. Les Live Beam 4 se rechargent plutôt vite à l’aide du boitier. Nous mesurons une charge complète en un peu plus d’une heure. Et il nous a fallu 20 minutes seulement pour atteindre les 50 %. Retrouvez ci-dessous nos mesures intermédiaires.
- 34% en 10 min
- 63 % en 30 min
- 99 % en 60 min
Côté boitier, là encore, JBL propose une batterie largement supérieure à la concurrence. La capacité proposée ici est de 680 mAh, contre 500 mAh en moyenne. C’est ce qui explique en partie la grosseur du boitier et son poids (l’autre explication étant la présence de l’écran tactile). Selon JBL, le boitier est capable de recharger entièrement trois fois les deux écouteurs. Soit une autonomie combinée de 40 heures avec ANC. Ce qui est énorme.
En réalité, la troisième charge ne sera jamais complète et l’autonomie combinée tournera plutôt autour des 36 heures. Pourquoi ? Parce que l’écran tactile rétroéclairé et que Smart OS ont un impact significatif. C’est d’autant plus vrai cette année que le système du boitier a gagné en complexité. C’est le revers de la médaille.
Nous constatons donc que le boitier perd de l’énergie, parce que l’écran s’allume souvent sans faire exprès, au fond du sac à dos ou dans la poche. Notons bien sûr qu’une autonomie de 36 heures reste une durée au-dessus de la moyenne du marché. Ce n’est donc pas si pénalisant. Enfin, recharger le boitier est assez long, compte tenu de la taille de la batterie : un peu plus de deux heures.
Alors, on achète ?
Pour 200 euros, les Live Beam 4 sont de bons écouteurs. L’ergonomie est bonne. La signature sonore est globalement qualitative. Les contrôles et l’application sont complets. En deux ans, JBL améliore sensiblement la recette de ses Live Beam, sans pour autant augmenter le prix de vente. La réduction de bruit active est plus réactive, même si elle a encore de petits défauts. L’autonomie est encore meilleure. Mais c’est surtout le système d’exploitation du boitier qui fait un bond en avant.
Si JBL réussissait déjà en 2024 à transcender le rôle historique et restreint de cet accessoire, le boitier des « Live 4 » entre dans une autre dimension en étant encore plus utile qu’avant. Mais cette intelligence a un coût : si les écouteurs conservent la même autonomie, le boîtier voit son endurance baisser significativement. Et donc sa capacité à recharger les écouteurs. Était-ce le bon calcul ? Tout dépend de l’utilité que vous en aurez…
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