Test de l’Alienware Aurora R8 avec un écran 49″ XXL incurvé : immersion maximum

Maj. le 8 juillet 2019 à 17 h 45 min

L’Alienware Aurora R8 est un PC de bureau dédié aux gamers. Notre modèle de test embarque un processeur Intel Core i9 9900K, 16 Go de RAM et une Nvidia GeForce RTX 2080 Ti avec Ray Tracing, le tout dans une tour au design futuriste, accentué par des LED RGB. Nous avons pu tester la machine avec un écran Dell 49″ ultra-large, normalement plutôt destiné aux traders dans les salles de marché qu’aux gamers. De quoi créer, sur le papier, une expérience de jeu plus immersive.

Lorsque Dell nous a proposé de tester l’Aurora R8 avec un écran incurvé Dell UltraSharp 49″ ultra-large, on s’est dit qu’effectivement ce serait une belle occasion de voir si ce type d’écrans convient aussi aux gamers en quête d’immersion, porté par la puissance presque sans concessions du R8. Avant de vous donner un aperçu de ce que cela donne en situation de jeu, nous parlerons de l’unité centrale qui offre des performances exceptionnelles dans un facteur de forme séduisant, et de cet écran incroyablement large.

Prix

L’Alienware Aurora R8 de notre test comprend un processeur Intel Core i9-9900K, une carte graphique Nvidia GeForce RTX 2080 Ti OC avec 11 Go de mémoire GDDR6, 16 Go de RAM 2666 MHz, un disque SSD M.2 PCIe NVMEe 512 Go (démarrage) + un disque dur 1 To SATA 7200 tours/min. L’ensemble est proposé au prix de 3298,95 € sur le site de Dell. Le premier prix pour le R8 commence à 949 €.

L’écran est, lui, un Dell UltraSharp 49″ incurvé (U4919DW), un monstre qui affiche 5 120 x 1 440 pixels, et qui se trouve autour de 1250 €.

Fiche technique

Unité centrale Aurora R8
ProcesseurIntel® Core™ i9-9900K (8 coeurs/16 threads, 16 Mo de mémoire cache, overclocké jusqu‘à 4,7 GHz sur tous les coeurs)
RAM16 Go DDR4 2666 MHz
Carte GraphiqueNVIDIA® GeForce® RTX 2080 Ti OC avec 11Go de mémoire GDDR6
StockageDisque SSD M.2 PCIe NVMe de 512 Go (démarrage) + disque SATA 6 Gbit/s de 1 To à 7 200 tr/min (stockage)
Connectique (face)1x casque, 1x microphone, 1x USB 3.0 SuperSpeed Type-C, 3x USB 3.0 SuperSpeed (dont deux avec fonction de charge)
Connectique (arrière)1x SPDIF coaxiale, 1x SPDIF TOSLINK, 1x Gigabit Ethernet Killer RJ45, 5 USB 3.0 SuperSpeed (don't deux avec fonction de charge), 1x DisplayPort, 1x USB 3.1 SuperSpeed 10 Gbit/s Type C, 1x USB 3.1 SuperSpeed 10 Gbit/s Type A, 6x I/O son / surround / microphone, 3x USB 3.0 SuperSpeed
Connectique (carte graphique)3x DisplayPort 1.4, 1x HDMI 2.0b, 1x USB type C (DisplayPort)
Connectivité sans fil802.11ac 2x2, Wi-Fi et Bluetooth 4.1
Châssis + alimentationOption watercooling (CPU), bloc alimentation 850W
Dimensions du châssis472 x 212 x 360 mm
VentilateursTrois : 1x ventilateur boîtier, 1x ventilateur CPU, 1x ventilateur GPU
LED RGBOui : bouton marche + 3x panneau droit + 3x panneau gauche, toutes réglables individuellement
Ecran Dell UltraSharp 49"
Définition native5120 x 1440
Ratio32:9
TechnologieLED IPS
Taux de rafraichissement30 Hz ou 60 Hz
Latence5-8 ms
Luminosité maximale350 cd/m2
Courbure de la dalle3800R
Espace colorimétrique99% sRGB
Connectique2 x HDMI 2.0, 1 x DisplayPort 1.4, 2 x USB 3.0 Upstream, 1 x USB Type-C (DisplayPort avec power delivery 90W)
Poids total17,2 kg

Design

Comme tous les produits Alienware, l’Aurora R8 a un design aussi étonnant que futuriste : lignes d’arrête acérées, arrondis, éclairage via des LED RGB sur les côtés et sur le bouton ON en forme d’Alien. L’ensemble est finalement plutôt discret. On a vu des PC gaming au design beaucoup moins sobres, et l’ordinateur incarne la direction design désormais plus épurée de la marque. Il est par ailleurs très compact avec des dimensions de seulement 472 mm de haut pour 212 mm de large et 360 mm de profondeur.

Le châssis est entièrement en plastique, ce que nous trouvons plutôt dommage pour une machine de ce prix. Cela a plusieurs conséquences : le boîtier, sombre, a tendance à attirer les poussières, les traces de doigt, et est certainement assez sensible aux rayures. Néanmoins, le design est plutôt réussi. De chaque côté, des panneaux plus clairs, métallisés, avec trois barres de LED RGB arrangées en étoile de chaque côté, prolongé par des lignes, comme si le panneau était en trois éléments : tout cela lui donne un peu des airs loot box futuriste.

A l’avant le panneau supérieur est dans un plastique mat. Sans présenter le moindre lecteur optique sur notre configuration (un périphérique qui est de toute façon en voie de disparition). C’est en haut à droite de ce panneau avant qu’Alienware a placé son logo en forme d’Alien éclairé par une LED, qui se double du bouton de mise en marche.

Les grilles d’aération sur le dessus, comme sur le dessous sont dans un plastique plus brillant. Il a une sorte de poignée sur le dessus, mais en raison du matériau, et de son peu d’ergonomie, celle-ci ne semble pas être réellement prévue pour cela. Néanmoins la tour est relativement légère (autour de 15 kg) et offre d’autres prises en main nettement plus confortables et robustes sur le dessous, si vous prévoyez de déplacer cette machine lors de vos soirées gaming.

Le boitier s’ouvre très facilement grâce à un système ingénieux qui ne requiert de retirer qu’une seule vis. Petit détail qui nous plaît : les LED RGB sur les panneaux ne sont pas connectées à la machine avec un câble susceptible de s’abîmer ou compliquant l’ouverture. Alienware a créé un système qui fait directement contacts lorsque le panneau est remonté. On ne peut cependant s'empêcher de penser qu’un système totalement sans vis aurait été quand même plus pratique – notamment lorsque l’on prend en compte le public visé, susceptible d’ouvrir relativement souvent la machine.

Ôtez une vis, tirez la bobinette, et la chevillette cherra !

Petit détail assez agréable : pour faciliter l’ouverture du panneau, Alienware a conçu un système de contacts qui vous évite de devoir débrancher les câbles de leurs LED RGB

Lorsque l’on s’immisce à l’intérieur de la tour, on réalise vite le peu de place disponible. Il ne sera pas si simple d’upgrader cette machine. Il n’y a que deux emplacements PCIe.

Certains modèles de cartes graphiques ne permettront peut-être pas d’utiliser les deux emplacements. Dell propose des configurations à deux cartes graphiques.

Le SSD branché sur un port M.2

Le 2e emplacement PCIe double largeur

La carte-mère propose jusqu’à 4 emplacements pour la RAM, et, outre le SSD et une baie utilisée par un disque dur, on trouve deux baies supplémentaires (en 2,5″).

Les 4 emplacements RAM

Le châssis de notre modèle est celui doté de l’option watercooling. Le refroidissement par watercooling ne concerne en réalité que le processeur. La dissipation de la chaleur de ce composant implique d’ailleurs un radiateur situé en haut du châssis, auquel s’ajoute un imposant ventilateur :

Le ventilateur XXL du radiateur du CPU watercoolé

La carte graphique, elle, est dotée d’un refroidissement aérien classique avec un ventilateur. Un troisième ventilateur aspire l’air sur le devant du boîtier.

Connectique

Un autre argument vous convaincra de l’installer d’ailleurs sous votre bureau : le casing présente une multitude de ports sur le dessus. On a ainsi trois ports USB type B (3.0), une prise casque et micro séparée, et un port USB type C (3.0).

A l’arrière sur notre modèle, nous avions deux ports SPDIF (numérique et coaxial), un port Ethernet, 8 ports USB type A (3.0), 1 port USB type A (3.1), 1 port USB type C (3.1), et 6 entrées/sorties audio. A cela s’ajoute la connectique de la Nvidia GeForce RTX 2080 Ti : 3 ports DisplayPort 1.4, 1 port HDMI 2.0b et un port USB type C (DisplayPort).

Performances et bruit

En termes de performances l’Aurora R8 ne fait pas dans la demi-mesure. C’est une machine forcément puissante, avec son Intel Core i9-9900K, sa carte graphique Nvidia GeForce RTX 2080 Ti, même si à l’usage, on aurait envie d’aller un peu au-dessus des 16 Go de RAM proposées par cette configuration – notamment pour améliorer la fluidité du multitasking un peu méchant vers lequel nous poussait l’écran géant de 49″ que nous avions à disposition.

Parce qu’avec autant d’espace, vous pouvez par exemple tout à fait envisager d’avoir deux personnes qui jouent à un jeu différent de chaque côté de l’écran, ou garder une partie de l’un et un Google Chrome avec un nombre absurde d’onglets ouverts de l’autre. Voire multiplier ces activités par deux, sans que le confort visuel n’en pâtisse trop.

Dans notre premier contact avec la machine, l’expérience était en globalement fluide, mais on a réussi tout de même à aboutir, dans certaines conditions, à des temps de chargement qui semblaient quelques secondes trop longs pour une machine aussi puissante. Des temps qui sont vraisemblablement imputables à la quantité de RAM.

Benchmarks

L’Intel Core i9-9900K est un CPU gravé en 14nm. Il dispose de 8 coeurs, 16 threads , et une fréquence de base de 3,60 GHz avec un Turbo Boost à 5 GHz. Le die inclut 16 Mo de cache dit SmartCache – une fonctionnalité qui permet à tous les coeurs de partager dynamiquement l’accès au cache de dernier niveau. Celui-ci est refroidi on vous le disait par un bloc de watercooling custom d’Alienware.

Lors de notre test, CPU-Z lui a fait atteindre 543,70 MHz en single thread et 5,7518 GHz en multi-thread.

Cinebench R15 lui donne de son côté un score de 1927 cb, ce qui est du niveau des performances délivrées par un AMD Ryzen 2700X. En consultant le classement Cinebench R15 on s’est néanmoins rendu compte que d’autres i9-9900K sont mieux classés, probablement en raison d’overclocking. En raison du design de son système de refroidissement, la tour semble bien adaptée à l’overclocking du CPU. Mais cela se fait au prix d’un bruit accru, nous y reviendrons.

La carte graphique est une Nvidia GeForce RTX 2080 Ti OC avec 11 Go de mémoire GDDR6. Elle obtient un score de 178,34 fps dans Cinebench R15. C’est purement indicatif – ce qu’il faut surtout retenir c’est que cette carte graphique redoutablement puissante et dotée de Ray Tracing vous fera rarement défaut, même en 4K, même en VR. Pour tous les jeux que nous avons essayé avec les réglages maximum, le décompte des FPS restait arrimé à 60 (notre écran n’est pas capable de davantage). Avec une exception : Rise of the Tomb Raider, qui descendait autour de 30-40 FPS lorsque l’anticrénelage SSAA x4 était de la partie. Nous ne rencontrons aucun problème avec un SSAA x2.

Bruit

En temps normal, l’Aurora R8 se fait complètement oublier – le son de ses ventilateurs est pratiquement imperceptible.  L’Aurora R8 ne dissipe pas totalement sa chaleur via son système de watercooling. En fait celui-ci ne concerne que le CPU – la GeForce RTX 2080 Ti est une version refroidie par un ventilateur unique, ce qui nous a un peu surpris, car nous nous attendions à une machine entièrement watercoolée. En plus de ces deux ventilateurs, un gros ventilateur aspire l’air frais sur le devant de la machine. Le niveau sonore peut augmenter, pour peu que la carte graphique et surtout le CPU soient très sollicités. En ce qui concerne ce dernier, water cooling oblige, celui-ci redescend incroyablement vite à sa température habituelle dès qu’il est moins mobilisé.

La température du CPU monte vite lors de stress-tests intenses, mais se stabilise autour de 90°C alors que le ventilateur du radiateur devient désagréablement bruyant

Mais dès la fin du stress-test, on retombe presque immédiatement à la température de départ !

Ainsi, selon l’application HWMonitor, la température de base du processeur tourne en temps normal autour de 30°C seulement – celui du MacBook Pro 2016 sur lequel j’écris ces lignes est constamment entre 50°C et 70°C en été. Lors de notre test du Core i9 dans CPU-Z, la tour nous a pendant quelques secondes donné l’impression qu’elle allait s’envoler. La tour est soudain devenue très bruyante, alors que la température a atteint brièvement jusqu’à 90°C. Mais presque immédiatement après que le test soit terminé, la température retombe autour de 30°C et le PC redevient silencieux.

Le ventilateur de la carte graphique est au final plus discret que celui de la solution de watercooling du CPU. Il est à la fois plus lent à monter en régime lors de stress tests, et plus lent à redescendre et à ramener la température autour de 30-35° C, la température du GPU habituelle, à environ 900 tours par minute. Lors de notre stress test le plus poussé, la température s’est stabilisée autour de 83°C au bout de 5 minutes. Le ventilateur de la carte graphique se fait alors plus bruyant (à peu près autant qu’un ventilateur pour rafraichir vos soirées d’été en position 1, pour vous donner une idée) à environ 3300 tours par minute.

Du point de vue du bruit, la machine fait mieux lors de tâches qui mobilisent peu le CPU sur la durée : il s’agit clairement d’un PC destiné aux joueurs. Relevons néanmoins qu’Alienware parvient à maintenir une température de base particulièrement basse pour cette configuration, ce qui montre l’efficacité des choix des ingénieurs Alienware sur cette déclinaison watercoolée – qui sont aussi un gage de longévité pour le CPU et le GPU.

Dell 49″ UltraSharp incurvé : l’écran XXL de ce test

Parlons un peu de ce monstre. Nous aurons prochainement sous la main une batterie d’outils pour tester précisément l’espace couleur, le contraste, l’uniformité du rétroéclairage, entre autres, pour publier régulièrement sur notre site des tests poussés de moniteurs. Or ce test n’étant pas centré sur l’écran proprement dit, nous avons préféré réserver cela, éventuellement, à un test séparé ultérieur.

Cet écran est particulièrement immense : 49″ de diagonale, 5 120 x 1 440 pixels. C’est comme si vous aviez deux écrans 2K de 27″ côte à côte, sans la bordure épaisse au milieu. Un bonheur pour le multitasking, qui permet d’éviter le recours moins pratique à des bureaux virtuels. Le fait que cet écran soit légèrement incurvé n’apporte pas de bénéfice énorme.

Mais après l’avoir utilisé pendant une semaine, je me rends tout de même compte que cela apporte à la longue un vrai confort visuel. Néanmoins lorsque vous l’utilisez comme un écran unique, avec son ratio très allongé 32:9, vous remarquerez rapidement que ce format est souvent peu adapté au divertissement. Voici par exemple ce que donne une vidéo Netflix en plein écran :

On peut dire la même chose de YouTube, Vimeo, Dailymotion… Le problème est que ces écrans sont normalement destinés à un public précis, de professionnels en quête de beaucoup d’espace en largeur. On trouve ces écrans en particulier dans le domaine boursier, dans les salles de marché – certaines fois dans des arrangements deux écrans en-dessus l’un de l’autre, il est parfois même monté en orientation verticale. Ce que ne permet pas le pied fourni dans la boîte.Bref, le format n’est pas (encore ?) si répandu que cela ce qui n’incite vraisemblablement pas les développeurs à faire le nécessaire pour adapter leurs formats. On aurait apprécié de pouvoir regarder une vidéo, même coupée en haut et en bas, sur toute la largeur.

La surface de cet écran, légèrement incurvée, est matte. Ce qui est à double tranchant – j’ai tendance, à titre personnel, à préférer des écrans à la finition brillante correctement traitée contre les reflets. Ici, lorsque la lumière est un peu vive, par exemple la lumière du soleil qui baigne la pièce, tout ce qui a une couleur claire devant l’écran a plutôt tendance à projeter un halo lumineux désagréable sur la dalle, au lieu de laisser filtrer des reflets plus nets et finalement plus discrets.

Dernier point sur cet écran : sa connectique très complète. Il propose ainsi deux entrées HDMI 2.0, 1 port DisplayPort 1.4, 6 ports USB 3.0, et 1 port USB type C. Vous pouvez y brancher directement votre clavier et votre souris, ainsi que par exemple votre disque dur externe – il suffit de connecter un unique câble USB type C à votre unité centrale pour que tout fonctionne sans problème (affichage et périphériques). D’ailleurs le port USB type C de cet écran est compatible power delivery (90W). Cela signifie qu’en branchant votre PC portable compatible avec la même technologie (ce qui est le cas par exemple de mon MacBook), non seulement l’affichage et les périphériques fonctionnent, mais en prime votre ordinateur se recharge, sans vous causer la moindre migraine en multipliant le nombre de câbles.

Avec l’écran Dell 49″ UltraSharp incurvé, l’immersion monte en régime

Contrairement à ce que suggère ce cliché, capturé avec un objectif ultra-grand angle, le champ visuel est presque intégralement occupé par l’écran en largeur.

Nous avons tenté de jouer à plusieurs jeux, en particulier Fortnite, Asphalt 9, et Rise of the Tomb Raider. Nous ne savions pas, à l’avance, si tous fonctionneraient dans le ratio 32:9. Notre premier réflexe a été d’y installer Fortnite. Et ça a été plutôt une bonne surprise : le jeu fonctionne sans autre forme de procès dans la définition native de l’écran. Même en poussant tous les réglages au maximum, les graphismes sont fluides et le compteur de FPS solidement arrimé à 60 (le maximum pour cet écran 60 Hz).

Il y a environ 1m20 de distance entre mes yeux et l’écran – qui occupe presque tout mon champ visuel dans le sens de la largeur. Dès les premières minutes de jeu l’immersion est bien là, même si dès les premières minutes l’immensité de l’écran associé à des mouvements très rapide m’ont fait sentir que j’allais vite passer un sale quart d’heure. Au bout d’une dizaine de minutes de jeu, difficile d’ignorer l’effet nauséeux de la cinétose, liée à la faible profondeur de champ et des mouvements un peu rapides.

Un effet renforcé sans doute par les 60 Hz du moniteur, mais aussi et surtout du fait qu’il n’était pas possible de changer le FOV (Field of View) dans ce jeu… Le fait que cet écran occupe tant d’espace sur le champ visuel rend clairement ce réglage indispensable si vous vous apprêtez à franchir le pas. A moins d’avoir vraiment le pied marin, puisque le mal de mer a les mêmes causes : les infos venant de vos yeux et de votre oreille interne, qui vous donne la sensation de mouvement dans l’espace, ne correspondent pas, et dans votre cerveau, ce qui fait dans les deux cas l’effet d’un kernel panic… nauséeux.

Rise of the Tomb Raider a comparativement été un bonheur : le jeu bouge beaucoup moins dans tous les sens, et là, avec tous les réglages au maximum, c’est au contraire un vrai régal : une expérience de jeu immersive dans des graphismes que l’on peut admirer en XXL. Comme nous vous le disions, l’anti-aliasing SSAA x4 a tendance a diminuer le nombre d’images par secondes, mais pour autant on ne déconseille pas de l’activer, car le jeu reste tout à fait jouable, et les ralentissements rarement perceptibles – l’amélioration sur les graphismes est clairement perceptible avec un écran aussi grand.

En plein écran, Asphalt 9 affiche une photo fixe de ce paysage bucolique pixélisé qui n’a rien à voir avec le jeu, si ce n’est qu’il y a une route…

Notre dernier jeu, Asphalt 9, a mis en évidence le risque avec ce genre de configuration : celui de tomber sur un titre qui refuse de prendre en charge ce ratio d’écrans. Dans ce cas, on a eu droit en plein écran à un paysage pixellisé qui semblait n’avoir aucun rapport avec le jeu est tout ce qui s’affichait. J’y ai joué pendant quelques minutes en mode fenêtré, avant de naviguer sur internet sur l’espace d’à côté.

Asphalt 9 en mode fenêtre : l’écran est si grand que c’est finalement plus confortable qu’on ne pourrait le penser

Forcément en mode fenêtre, l’expérience est moins immersive. Pourtant l’écran est si grand que l’expérience de jeu reste acceptable, avec ce plus : la possibilité de mettre des fenêtres côte à côte – jusqu’à 4 avant qu’elles ne se transforment en colonnes de plus en plus étroites. Il faut bien dire que c’est d’un confort incroyable, et met au passage un coup d’accélérateur à votre productivité : ne plus devoir jongler entre les applications et les onglets fait gagner beaucoup de temps et épargne autant de frustration !

Aurora R8 + Dell UltraSharp 49" : un combo gagnant, mais cher

L'Aurora R8 de notre test s'est imposé comme une machine extrêmement bien conçue, compacte, puissante, mais également capable de maintenir le niveau sonore à des niveaux raisonnables, en tout cas pour son utilisation de prédilection, le jeu vidéo. On peut lui trouver ça et là quelques défauts : sa conception en plastique, le manque d'espace à l'intérieur, ou encore le fait que le PC ne puisse pas être ouvert sans tournevis sous la main. Mais ce sont des petits détails, car cette proposition s'adresse surtout à des joueurs en quête de performances, mais aussi de style, dans un format compact - qui ont les moyens de débourser plus de 3000 euros dans une telle unité centrale. De son côté, l'écran UltraSharp 49" mériterait clairement de sortir des salles de marché pour prendre place dans davantage de Battle Stations à travers le monde. Reste néanmoins le prix de ce combo, particulièrement élevé. L'écran en lui même est à peu près au même prix qu'un casque de réalité virtuelle HTC Vive Pro - toute la question est de savoir si vous le préféreriez vraiment à un saut total dans la réalité virtuelle.

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