Maj. le 6 janvier 2020 à 10 h 18 min

Le réseau cuivre, qui sert au transit du téléphone RTC et accès internet ADSL sera démantelé d’ici 2030. L’opérateur explique comment tout sera démantelé d’ici là, ce qu’il arrivera aux clients existants, aux milliers de kilomètres de câbles en cuivre et ce qu’il est prévu de faire pour accélérer le passage au 100% fibre.

Lignes de téléphone aériennes
Un ouvrier répare des lignes de téléphone aériennes sur un pylône qui transporte également des lignes haute tension aux Etats-Unis / Crédits : Pixabay

Les jours du réseau de téléphonie RTC les accès xDSL qui se sont greffés dessus par la suite sont désormais comptés. L’ensemble du réseau cuivre, installé en grande partie au milieu des années 1970 sera démantelé d’ici 2030 au profit de la fibre, que les quatre opérateurs – Orange en tête – s’affairent à déployer beaucoup plus rapidement sur tout le territoire depuis 2013. En tout c’est 110 millions de kilomètres de câbles qu’il faudra mettre au rebut et revaloriser. Un chantier aussi important, dans son ampleur, que l’installation de la fibre elle-même. Et dont la réalisation est assurée par Orange.

« Déposer les câbles aériens et enterrés, c’est notre responsabilité. C’est aussi une opportunité économique. Le tonnage de la boucle locale est énorme », explique Marc Blanchet, le directeur technique d’Orange cité par Les Echos. Ces câbles contiennent en effet essentiellement du cuivre qui peut être revendu pour financer le chantier voire même dégager des ressources pour l’opérateur. Néanmoins, le démantèlement de ce réseau qui raccorde encore 32 millions de foyers, et entreprises n’est pas simple. Il y a en effet toujours des cas particuliers, et des oppositions.

« Même dans les grandes villes, il y a toujours des syndics de copropriété qui refusent la fibre », affirme par exemple Marc Blanchet. Des imprévus qui ralentissent forcément le déploiement. Et puis il y a encore de nombreux systèmes stratégiques qui reposent encore sur ce réseau analogique dont « les téléalarmes » et « les barrages EDF », détaille le responsable. Du coup le démantèlement s’accompagne de « plans de transformation » avec des expérimentations qui seront menées dès 2020 pour s’assurer que tout fonctionnera malgré le passage à cette nouvelle technologie.

Voici ce qu’il va arriver aux clients ADSL existants

Restent ensuite trois problèmes. Il y a d’abord les obligations légales des opérateurs lorsqu’il s’agit de migrer les abonnés vers une nouvelle technologie comme la fibre. On ne peut pas simplement fibrer une zone et dire aux abonnés de migrer vers une nouvelle offre. A l’heure actuelle, ce que l’on appelle le « délai de prévenance » – autrement dit le délai entre l’annonce d’une migration inéluctable et son entrée en vigueur unilatérale effective, est de 5 ans. Un délai qu’Orange espère voir réduit fortement.

Autre problème : alors que le démantèlement débute, les opérateurs (Orange en tête) commercialisent toujours des abonnements ADSL qui restent souvent économiquement intéressants, grâce à un prix de l’accès cuivre relativement bas. Pour contrer cela, Orange demande au gendarme des télécoms, l’Arcep, de relever fortement ces tarifs réglementés histoire de les rendre dissuasifs. Enfin, il y a la question des clients existants, et de leur service après-vente.

Lire également : Orange va arrêter de vendre des abonnements ADSL dès 2023

Orange espère pouvoir fermer rapidement le sien et propose de ne pas forcément réparer les accès cuivre lorsqu’ils tombent en panne sur une zoner accordable à la fibre. Une proposition qui doit néanmoins encore recevoir l’aval de l’Arcep. Que pensez-vous de cette feuille de route pour le démantèlement du réseau cuivre ? Partagez votre avis dans les commentaires.

Source : Les Echos



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