La Police pourra bientôt pirater votre smartphone si elle vous suspecte !

Le Service technique national de captation judiciaire, vous ne vous en avez jamais entendu parler ? C’est normal : il s’agit d’une nouvelle unité de la police bientôt mise sur pied par le Gouvernement. Sa spécialité ? La création de logiciels espion ! Grâce à cette unité spécialisée, les autorités vont pouvoir pénétrer dans le smartphone d’un suspect pour lui sous-tirer des informations et ainsi boucler plus facilement leurs enquêtes ! 

police piratage smartphone

Comme on le sait, les autorités s’intéressent de très près aux informations contenues par nos smartphones. Afin de lutter contre le terrorisme, une nouvelle loi veut forcer les suspects à dévoiler tous ses identifiants et ses mots de passe sur les réseaux sociaux. Les infos contenues dans certains téléphones peuvent en effet permettre aux enquêteurs de sauver des vies et d’empêcher les terroristes de passer à l’acte. C’est pourquoi le Gouvernement a décidé de créer une unité spéciale dédiée au piratage et à la conception de logiciels espion !

130 000€ de budget alloué à une unité spéciale dédiée au piratage

Selon nos confrères de Le Monde, le Service technique national de captation judiciaire aura pour mission de fabriquer des outils capables de hacker un smartphone, un ordinateur, une tablette ou tout autre machine qui pourrait détenir des informations capitales pour une enquête judiciaire. Cette unité sera d’abord constituée de 3 individus et bénéficiera d’un budget de 130 000€ pour 2018.

A première vue, on est en droit de s’interroger sur la légalité de ce genre de méthodes, mais, comme le précise Le Monde, la Police a tout a fait le droit de recourir à des logiciels espion, et ce, depuis 2011. Depuis 6 ans, les forces de l’ordre peuvent donc extraire les données confidentielles d’un smartphone appartenant à un suspect. Jusqu’ici, les logiciels espions n’ont encore jamais été utilisés par les autorités. Pourquoi ?

Comme vous vous en doutez, la Police doit respecter une procédure bien particulière avant de se servir d’un logiciel espion sur le smartphone d’un individu. Chaque logiciel doit d’abord être agrégé par  l’Anssi, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. Le gouvernement ne va pas lâcher n’importe quel logiciel pirate dans la nature. D’ailleurs l’Anssi se montre plutôt frileux et n’a encore autorisé que 5 logiciels espions.

Cette nouvelle unité n’est encore qu’au stade de l’ébauche, son processus de travail est amené à se simplifier au fil du temps. De même, de plus gros moyens financiers pourraient être débloqués en cas de besoin. Ces nouvelles unités dédiées au piratage pourraient-elles se généraliser dans les années à venir ?

A l’heure où les criminels et les terroristes communiquent eux-aussi via des applications de messagerie, comme WhatsApp, et avec les mêmes smartphones que vous et moi, la création d’une unité dédiée au piratage informatique fait sens. A ce sujet, on se souvient des polémiques à répétition liées au chiffrement de l’iPhone. En conflit avec le FBI, Apple a toujours refusé de collaborer et de débloquer un de ses smartphones. Et si les autorités pouvaient bientôt se passer de l’aide des géants de la technologie, grâce à ses propres logiciels espions ?

 

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