Linky : le compteur émet 20 fois moins d’ondes que les valeurs limites prévues par la Loi

 

Le compteur Linky émet 20 fois moins d'ondes que les valeurs limites réglementaires selon une nouvelle campagne de mesures réalisée par l'ANFR. Dans la moitié des cas, aucun rayonnement lié au courant porteur de ligne n'a pu être détecté. De quoi rassurer sur les effets du compteur sur la santé.

Compteur Linky
Un compteur Linky / Crédits : Guillhem Vellut via Flickr

L'agence nationale des fréquences (ANFR) vient de publier jeudi 14 mai 2020 dans son étude annuelle les résultats de sa campagne de mesures réalisée en 2019 près des compteurs intelligents Linky. Des données recueillies dans 287 lieux, à proximité de l'appareil (20 cm), en intérieur, et principalement en milieu urbain. Les mesures ont été réalisées sur demande des usagers, comme le prévoit le dispositif national de surveillance de l'exposition du public aux ondes dans la bande 9 kHz – 100 kHz.

La conclusion de l'ANFR sont sans appel : l’ensemble des mesures réalisées respecte les seuils réglementaires d’exposition du public aux ondes fixés par le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002″. Les mesures effectuées lors des envois de données via le courant porteur de ligne (CPL) ont en effet permis de constater une nouvelle fois deux éléments très rassurants. D'abord que ces envois et les émissions associés sont très brefs, et extrêmement peu intenses en termes d'émissions électromagnétiques.

Linky : ces nouvelles mesures confirment qu'il n'a pas d'effet sur la santé

Ainsi, les envois durent entre 0,1 et 0,2 secondes seulement. Les mesures en valeur crête près du compteur sont ainsi de 3,7 V/m pour le champ électrique et 0,25 µT pour le champ magnétique. Alors que les limites réglementaires sont de 87 V/m et de 6,25 µT. Ce qui permet à l'ANFR de dire que le compteur émet 20 fois moins d'ondes, en crête, que les seuils réglementaires.

L'ANFR a également réalisé des mesures moyennes sur 6 minutes. Les niveaux maximum deviennent alors insignifiants avec 0,96 V/m pour le champ électrique et 0,04 µT pour le champ magnétique ce qui est “plus de 90 fois inférieur aux valeurs limites réglementaires”, note l'ANFR. Et d'ajouter que ces niveaux s'atténuent très fortement avec la distance : “’l'étude montre  que la distance est un paramètre majeur pour l’exposition aux ondes […] dès qu’on s’éloigne de quelques dizaines de centimètres de la source de rayonnement, le niveau d’exposition baisse fortement”.

Enfin, on apprend que les compteurs Linky émettent de manière très irrégulière. Si bien que “pour la moitié des mesures, aucun rayonnement CPL Linky n’a été détecté malgré un temps de mesure moyen d’une heure”. L'ANFR explique en effet que l'intervalle auxquels les compteurs sont interrogés dépend du nombre de compteurs raccordés “sur la même boucle de distribution pour la desserte d'un quartier”.

Les compteurs Linky ont pas mal de détracteurs, qui l'accusent tantôt de gonfler les factures d'électricité, de provoquer des départs de feu, ou de provoquer des problèmes de santé. Les personnes électrosensibles, notamment, demandent à pouvoir refuser son installation. Ce qu'il est en réalité encore possible de faire. Dans certains cas la justice a également ordonné l'installation d'un filtre anti-ondes.

Lire également : Linky – la justice ordonne le retrait de 13 compteurs pour raisons médicales

Pourtant, plus le nombre de mesures effectuées augmente, plus on se rend compte qu'il est difficile d'accuser ces compteurs d'avoir – en tout cas à eux seuls – un effet quelconque sur la santé de ceux qui l'installent dans leur logement.



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