Xiaomi est blacklisté par les États-Unis à cause de son patron

 

On en sait un peu plus sur les raisons qui ont poussé les États-Unis à placer Xiaomi sur liste noire. D’après le Wall Street Journal, un award reçu par Lei Jun de la part du gouvernement chinois aurait mis le feu aux poudres. L’administration américaine aurait en effet perçu cela comme la preuve d’une collaboration entre la firme et l’armée.

Lei Jun
Lei Jun, fondateur de Xiaomi/Crédits : Fortune Live Media

En janvier dernier, Xiaomi a été placé sur la liste noire des États-Unis. Après Huawei, c’est un autre géant de la tech chinois qui s’est retrouvé dans le viseur de l’administration Trump. La situation est toutefois différente pour Xiaomi, qui se voit « simplement » interdit de recevoir des financements de la part d’investisseurs américains. Reste que la firme n’a pas apprécié la sanction et a rapidement répondu en portant plainte contre le pays.

On en apprend aujourd’hui un peu plus sur les motivations des États-Unis à prendre une telle décision. Si l’on en croit les documents légaux rendus publics par le pays, il semblerait que Lei Jun lui-même soit au cœur des suspicions des autorités. En 2019 — la même année que les premières accusations envers Huawei, soit dit en passant — le fondateur de Xiaomi a en effet reçu une récompense intitulée « Outstanding Builder of Socialism with Chinese Characteristics » (Incroyable Constructeur du Socialisme selon les Caractéristiques Chinoises) de la part de son gouvernement.

Un award à l’origine du blacklisting de Xiaomi

La récompense est décernée tous les cinq ans aux grands entrepreneurs chinois. Aux côtés de Lei Jun, on retrouve donc Ding Lei, patron de NetEase Inc., ou encore Wang Gaofei, l’un des créateurs de Weibo. Là où le bât blesse, du moins aux yeux du gouvernement américain, c’est que l’award est remis par le Ministère de l’Industrie et des Technologies de l’Information (MIIT). Or, l’administration américaine soupçonne ce dernier d’être en relation étroite avec l’armée chinoise, notamment en définissant sa stratégie en matière de nouvelles technologies.

Sur le même sujet — Xiaomi blacklisté : les États-Unis ont-ils peur de la suprématie tech chinoise ?

Il n’en a pas fallu plus au gouvernement américain pour y voir là un lien inquiétant. Pourtant, Xiaomi plaide depuis le début de cette affaire n’avoir jamais été en contact avec l’armée de son pays. Seulement, ses plans d’investissement à hauteur de 7,7 milliards de dollars dans la 5G et l’intelligence artificielle n’ont pas rassuré l’administration Trump. Selon cette dernière, ces deux domaines sont au cœur de la stratégie chinoise de développement militaire.

Source : Wall Street Journal



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