Google Maps, Apple Plans, Waze : le gouvernement veut rendre les applications GPS plus écolos

Le gouvernement français se mêle du fonctionnement des applications GPS. Dans les mois à venir, plusieurs nouveautés vont débarquer dans Google Maps, Apple Plans, Waze et leurs acolytes dans le but d’inciter les automobilistes à adopter des réflexes plus écologiques au volant. Trajets moins polluants, messages de prévention, promotion du covoiturage, on fait le tour de toutes les mesures à venir.

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Considérée comme une des sources principales d’émission de CO2 par le gouvernement, la voiture est dans le viseur de l’exécutif depuis quelque temps maintenant. La preuve en est de cette série de mesures qui vont bientôt impacter notre utilisation des applications GPS. L’idée est avant tout de sensibiliser les automobilistes à leur impact sur l’environnement, tout en les incitant à adopter de meilleures pratiques.

Ainsi, pour commencer, les applications devront en premier lieu calculer une estimation de la quantité de gaz à effet de serre ainsi que d’autres substances polluantes rejeté dans l’atmosphère pour chaque trajet. Ce chiffre apparaîtra pour tous les moyens de transport proposés, et non seulement pour la voiture. De fait, il s’agira donc de faire la promotion des itinéraires et moyens de transports les moins polluants au travers de l’interface.

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Le gouvernement veut modifier les applications GPS pour inciter les Français à être plus écolos

Non content d’avoir échoué à imposer une limitation de vitesse à 110 km/h sur les autoroutes, le gouvernement poursuit son idée via les applications GPS, qui devront bientôt proposer des alternatives faisant baisser la vitesse maximale de 20 km/h, réduisant de cette façon les émissions de CO2. Toutefois, se pose alors le problème de la surcharge de certaines routes de campagnes, que plusieurs communes pointent déjà du doigt après de nombreuses plaintes de leurs habitants.

À cela, le gouvernement répond que « afin de ne pas favoriser l’usage massif des voies secondaires pour du trafic de transit », les applications GPS ne proposeront ces trajets alternatifs que s’ils permettent de réduire le temps de voyage total d’au moins 10 % par rapport ” à l’itinéraire maximisant l’usage de voies non secondaires ». À terme, le gouvernement espère ne plus avoir besoin de proposer ces seconds itinéraires.

De plus, d’ici décembre prochain, les applications devront impérativement afficher « l’ensemble des données relatives au réseau cyclable, aux aires de covoiturage et au stationnement ». À noter qu’Apple Plans prévoit déjà d’afficher bon nombre d’informations en lien avec les vélos électriques. Google Maps, de son côté, a décidé de se concentrer sur les voitures électriques en calculant des itinéraires dédiés en prenant en compte les bornes de recharge.

Les applications pourront notamment se servir de la base de données du site transports.gouv.fr pour avoir accès à ces informations. En outre, elles auront jusqu’à fin 2023 pour en faire de même avec tous les moyens de transports en commun et de véhicules partagés, notamment les trottinettes électriques. Enfin, ces dernières devront également afficher divers messages de prévention en rapport avec les trajets proposés aux conducteurs.

« Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo », « passer de 130 à 110 km/h sur autoroute réduit votre consommation de 20 % », voici quelques exemples de phrases que l’on pourra voir apparaître sur nos écrans au moment de la conduite. En outre, le hashtag #SeDéplacerMoinsPolluer accompagnera ces messages, après avoir été imposé dans les publicités pour voitures.

Puis, à compter du 1er juin 2023, plusieurs autres informations concernant la protection de l’environnement devront être « accessibles facilement » pour les utilisateurs, comme les restrictions de circulation dans certaines zones suite à un pic de pollution. Les Zones à faibles émissions (ZFE) rejoindront également le dispositif au fur et à mesure de leur développement en France dans les années à venir.

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