Facebook : critiquer votre patron sur le réseau peut vous coûter votre emploi

Sur Facebook, les réseaux sociaux et même plus généralement internet, s’en prendre à son patron ou son employeur n’est pas sans conséquence. Plusieurs cas de licenciements pour faute grave ont déjà eu lieu en France, dont la légalité a été confirmée par la justice. Plus surprenant, même les messages privés peuvent vous coûter cher. 

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On ne le répétera jamais assez, faites bien attention à ce que vous écrivez sur les réseaux sociaux, tout ce que vous dîtes pourra être retenu contre vous. Notamment si vous tenez à votre emploi, évitez de critiquer votre patron sur Facebook ou n’importe quel site internet. Le Monde rapporte que dans un arrêt rendu le 11 avril, la Cour de cassation a jugé que le licenciement d’un salarié pour faute grave n’était pas abusif suite à des propos tenus publiquement sur la toile et dénigrant sa société.

Sur Facebook et internet en général, la liberté d’expression a ses limites

« La direction est drastique à tous points de vue. Salaire minimum, aucune prime, ni même d’heures sup payées (sauf celles du dimanche pour les téméraires !!!)… L’agence ne possède même pas de site Internet. Le comble pour une entreprise de ce secteur ! […] », avait notamment écrit l’employé à propos de l’agence de communication pour laquelle il travaillait.

S’il a plaidé la « liberté d’expression », la Cour de cassation ne l’a pas entendu de cette oreille, rappelant qu’il y a des limites à ce droit de parole, dont il a abusé par ses propos considérés comme étant « tant déloyaux que malveillants, voire diffamatoires à l’égard de son employeur ».

En février 2018, Le Figaro rapportait une autre affaire. Cette fois-ci, on va encore plus loin puisqu’il s’agissait de messages privés échangés via Messenger, sur Facebook. Une salariée s’était absentée de son poste de travail sans verrouiller son ordinateur ni se déconnecter de son compte Facebook. Problème, elle avait eu des propos très peu élogieux envers son entreprise, sa supérieure hiérarchique et ses collègues au cours de ses discussions.

Dans un arrêt en date du 2 février 2018, la cour d’appel de Toulouse a estimé que ces faits pouvaient être considérés comme une faute grave. « Les propos tenus par Mme X. sur son compte Facebook, affichés sur l’écran de l’ordinateur de l’entreprise et visibles de toutes les personnes présentes dans le magasin, avaient perdu leur caractère privé », considérait la cour. En plus de son licenciement pour faute grave par la société qui l’employait, la justice l’avait condamnée à verser 1500 euros de dédommagements à cette dernière pour couvrir les frais du procès.

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