Émissions de CO2 : les SUV font exploser le niveau de pollution en Europe

En 2019, les émissions de CO2 liées aux voitures ont augmenté en Europe, une situation que l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) impute à la popularité grandissante des SUV dans l’UE. L’agence regrette également le faible taux d’adoption des voitures électriques sur le vieux continent.

SUV Peugeot

L’AEE vient de publier les données provisoires relatives aux émissions de CO2 par les voitures neuves immatriculées dans l’UE en 2019. Après une baisse continue entre 2010 et 2016, les émissions moyennes sont reparties à la hausse depuis deux ans, augmentant de 2.8 grammes de CO2 par kilomètre en 2018 et de 1,6 g en 2019. Le total moyen des émissions par véhicule s’est établi à 122,4 g CO2/km l’année dernière.

Ce chiffre est en deçà de l’objectif de 130 g de CO2 / km qui s’appliquait jusqu’en 2019, mais si rien n’est fait, il y a de fortes chances que le nouvel objectif de 95 g de CO2 / km qui doit être atteint d’ici fin 2020 soit loupé. On comprend donc le rappel à l’ordre de l’EU à l’endroit des constructeurs automobiles il y a quelques semaines.

Les SUV largement mis en cause

L’augmentation des émissions de CO2 s’explique en grande partie par la part croissante des SUV dans les ventes de voitures en Europe. L’année dernière, 38% des véhicules neufs écoulés dans l’UE étaient des SUV. Ces derniers ont tendance à être plus lourds et moins aérodynamiques, avec des moteurs plus puissants qui polluent davantage l’environnement que les autres types de véhicules de tourisme. Le poids moyen des voitures neuves a augmenté de 30 kilogrammes entre 2018 et 2019.

L’AEE constate par ailleurs la faible pénétration des voitures électriques en Europe. Malgré l’augmentation de leur part de marché, celle-ci reste encore trop faible. De 0,8% en 2018, elle est passée à 1,3% en 2019, et ce, malgré les efforts fournis par les gouvernements pour stimuler les ventes. En France, 9 personnes sur 10 boudent encore les voitures électriques parce qu’elles considèrent qu’elles sont encore trop chères ou que les contraintes liées à la recharge sont dissuasives.

Seulement 3,5% des 15,5 millions de voitures vendues l’année dernière en Europe étaient des véhicules électriques, hybrides ou propulsés par le gaz naturel ou l’hydrogène. La motorisation thermique a encore largement le pouvoir. 59% des nouveaux véhicules immatriculés étaient propulsés par des moteurs à essence, tandis que les moteurs diesel représentaient 31% de l’ensemble.

Source : AEE



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