Black Widow : Disney contre-attaque après la plainte de Scarlett Johansson

 

Scarlett Johansson, l'actrice qui prête ses traits à Black Widow, accuse Disney de ne pas avoir respecté les clauses de son contrant en sortant le film sur Disney+. Afin d'éviter un procès public, le studio américain a proposé à la comédienne de régler la question en privé.

Black Widow

Fin juillet, Scarlett Johansson, l'interprète de Black Widow, a déposé une plainte à l'encontre de Disney. L'actrice accuse le studio américain de ne pas avoir respecté les clauses de son contrat. D'après les avocats de la comédienne, le contrat stipulait clairement que le film devait sortir dans les salles de cinéma.

En réaction à la pandémie de Covid-19, Disney a en effet opté pour une sortie simultanée sur la plateforme Disney+ et dans les salles obscures. En France, le film est uniquement disponible au cinéma. C'est une spécificité française. Dans la plupart des pays, les abonnés Disney+ peuvent voir le long métrage grâce au système Premier Access, moyennant un surcoût.

Scarlett Johansson reçoit le soutien d'Elizabeth Olsen, la star de WandaVision

Scarlett Johansson estime que cette stratégie l'a privée d'une partie de ses revenus. L'actrice américano-danoise devait en effet toucher une partie des recettes sur les entrées au cinéma. Dans la plainte déposée, les avocats estiment ce préjudice à hauteur de 50 millions de dollars. La sortie simultanée sur Disney+ a d'ailleurs fortement plombé le box-office du film Marvel, en causant une hausse du piratage. Le film a enregistré une chute d'affluence record (67%) lors de sa seconde semaine d'exploitation. Lors de son second week-end dans les salles aux Etats-Unis, le film n'a engrangé que 26,3 millions de dollars.

De nombreuses stars de Hollywood ont rapidement exprimé leur soutien à l'interprète de Black Widow. C'est notamment le cas de Elizabeth Olsen, star de WandaVision et interprète de Wanda Maximoff. “Je m’inquiète d’un tas de choses. Je ne m'inquiète pas pour Scarlett. Mais j’ai peur que les petits films perdent l’opportunité d’être vus au cinéma (…). Je m’inquiète pour ça, et pour les gens qui doivent garder ces salles de cinéma en vie. Et je ne sais pas comment cela fonctionne, financièrement, pour elles. Mais en ce qui concerne les acteurs et leurs salaires, vraiment, tout repose sur des contrats. Donc, soit c'est dans le contrat, soit ça ne l'est pas”, a estimé Elizabeth Olsen.

Disney riposte et assure que l'accord a été respecté

Face au tollé provoqué par la plainte, Disney a rapidement contre-attaqué par le biais d'un communiqué de presse. “La plainte est particulièrement triste et éprouvante parce qu'elle ignore l'impact mondial horrible et prolongé de la pandémie de Covid-19 (…).De plus, la sortie de Black Widow sur Disney+ avec un accès premium lui a permis d'augmenter significativement sa compensation additionnelle, en plus des 20 millions de dollars qu'elle a reçus à ce jour”, a regretté Disney, révélant sans son consentement le salaire de l'actrice.

Plus récemment, Disney a tenté de jouer la carte de la conciliation afin d'éviter un débat public. Le studio souhaite régler l'affaire en dehors des tribunaux. Le groupe continue cependant d'estimer que la plainte de Scarlett Johansson est infondée. Daniel Petrocelli, un des avocats de Disney, assure que le contrat ne stipulait que la sortie en salles devait être exclusive.

Le contrat de l'actrice de 36 ans contraignait uniquement Disney à diffuser le film dans 1 500 salles. D'après l'entreprise, cette partie de l'accord a été respectée. Black Widow a été diffusé dans 9 600 salles cinémas aux Etats-Unis et dans 30 000 salles dans le monde.

Disney assure que l'interprète de la Veuve Noire n'a pas perdu au change avec la sortie sur Disney+. En date du 15 août, Black Widow a généré plus de 367 millions de dollars en recettes au box-office. Sur Disney+, le film Marvel a réalisé plus de 125 millions de dollars. De facto, le long métrage généré plus de bénéfices que la plupart des films Marvel Studios sortis uniquement en salles.

L'avocat de Scarlett Johansson, John Berlinski, est rapidement monté au créneau pour fustiger la demande d'arbitrage privé du major. “Disney tente maintenant, de façon prévisible, de camoufler sa mauvaise conduite avec un arbitrage confidentiel”, regrette Berlinski, assurant que le studio de Walt Disney a peur de conclure l'affaire devant le public. En bref, l'affaire est loin d'être terminée. De notre côté, on imagine que Disney craint surtout que l'exemple de Johansson n'inspire d'autres comédiens.



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