Batterie amovible en 2027 : les montres connectées et autres wearables échappent à l’obligation
La Commission européenne créée la surprise en excluant les wearables de l'obligation d’intégrer une batterie amovible à partir de 2027. Qu'est-ce qui a motivé cette décision étonnante ?

C'est un retour très attendu par les utilisateurs. Celui des smartphones avec batterie amovible. Une catégorie quasiment inexistante depuis l'avènement des mobiles intelligents il y a presque 20 ans désormais. En 2023, l'Union européenne (UE) a cependant décrété qu'à partir du 18 février 2027, les appareils comme les smartphones et les tablettes devront intégrer une batterie facilement remplaçable par le propriétaires de l'appareil. À l'aide d'outils fournis dans la boîte ou aisément trouvables en magasin.
La mesure entend lutter contre l'obsolescence programmée et plus généralement la production de déchets électroniques, mais le texte prévoit des exceptions. Pour les appareils certifiés au minimum IP67 (résistance à l'eau et aux poussières) notamment, afin qu'ils conservent leur étanchéité. Idem pour ceux dont la batterie conserve au moins 80 % de sa capacité initiale après 1 000 cycles de recharge. En date du 14 juillet 2026, 6 nouvelles catégories viennent s'ajouter à la liste.
Pourquoi les wearables échappent à l'obligation d'intégrer une batterie amovible en Europe
Les exceptions récemment confirmées sont les “appareils portables tels que les montres connectées et les bracelets d'activité, des jouets électriques, ainsi que des produits relevant du champ d'application de la directive ATEX (équipements utilisés dans des atmosphères explosives, tels que les moteurs, capteurs, pompes ou chariots élévateurs antidéflagrants)“. Cela inclut les “lunettes connectées ou autres appareils électroniques intégrés dans des vêtements et autres accessoires“.
La raison est simple : laisser un utilisateur accéder à la batterie de tels appareils pourrait compromettre la “sécurité, la durabilité ou l'étanchéité” de ces derniers. En clair, ces objets sont trop petits pour que les gens farfouillent dedans sans danger. Bien qu'ils ne soient pas explicitement cités, on imagine que les écouteurs sans fil tombent aussi sous le coup de la dérogation. En revanche, les wearables devront tout de même être facilement réparables par un professionnel.
La proposition doit désormais passer devant le Parlement européen et le Conseil de l'UE. En cas d'acceptation, il entrera en vigueur 20 jours après sa publication au Journal Officiel. Reste à espérer que des fabricants ne s'en saisiront pour brandir l’argument de la sécurité et eux aussi échapper à l'obligation d'intégrer une batterie amovible dans leurs produits.