Vous pouvez déverrouiller le bootloader des Googlebooks, mais à quoi ça sert ?
Google donne la méthode pour déverrouiller le bootloader de ses nouveaux PC IA Googlebooks. D’accord, mais quel est l’intérêt de la démarche ? Il y en a plusieurs. On vous explique.
Les Chromebooks sont morts, vivent les Googlebooks ! En parallèle de la disparition annoncée de ChromeOS, le système d’exploitation des PC de Google, la firme de Mountain View veut proposer des ordinateurs portables centrés autour d’Android et de son IA Gemini. Avec tout ce que cela implique de possibilité de personnalisation. Nous ne parlons pas de changer de fond d’écran ou de créer un widget sur mesure, mais bien de prendre le contrôle absolu de la machine.
Comme avec nos smartphones, il y a une étape indispensable pour y parvenir : déverrouiller le bootloader. C’est le premier programme qui se lance quand vous allumez l’appareil. Par défaut, il est verrouillé à des fins de protection des données personnelles. Il peut par exemple empêcher l’installation de logiciels non autorisés par le système.
Faire sauter le verrou, c’est s’octroyer le droit de faire à peu près ce que l’on veut. En ce qui concerne les Googlebooks, pas la peine de chercher la méthode sur d’obscurs forums. Google explique lui-même comment déverrouiller le bootloader d’un Googlebook. En rappelant que cela « efface toutes les données de votre appareil et en désactive la sécurité ». De même, « les modifications ne sont pas prises en charge par Google et peuvent entraîner des problèmes matériels, logiciels ou de sécurité, et annuler la garantie ». Alors pourquoi voudrait-on faire ça ?
Pourquoi déverrouiller le bootloader de son Googlebook
Nous l’avons dit, la démarche est similaire à celle que vous pourriez effectuer sur un smartphone Android. Les objectifs se ressemblent donc également. Après avoir déverrouillé le bootloader d’un Googlebook, la manipulation la plus radicale possible est l’installation d’un autre système d’exploitation. Pensez à GrapheneOS ou LinageOS sur mobile par exemple. Les Googlebooks étant récents, il va falloir attendre avant que des développeurs proposent un système alternatif entier.
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Si vous travaillez vous-même sur la création d’applications, sachez qu’un Googlebook au bootloader déverrouillé vous permettra d’effectuer des tests normalement impossibles. Sans aller jusque-là, une annonce récente fait entrevoir des possibilités intéressantes. John Wu, créateur de Magisk, travaille au portage de son programme sur Googlebook.
Il dit d’ailleurs que ces machines sont « la plateforme idéale pour le modding Android », en comparaison des smartphones où l’installation d’une ROM custom empêche souvent le fonctionnement de certaines applications, notamment bancaires.
Magisk arrive sur les Googlebook, qu’est-ce que c’est exactement ?
Le nom de Magisk vous parle sûrement si vous vous intéressez aux ROM Android. Il s’agit d’un outil open source vous octroyant les droits administrateur (root) sur un l’appareil où il est installé. Sa particularité, c’est qu’il le fait sans modifier les fichiers de la partition système principale. Les avantages sont multiples : conservation des systèmes de sécurité de Google, possibilité de masquer les droits root aux applications qui ne fonctionnent pas si elles les repèrent… Sans oublier l’installation de nombreux modules Magisk pour personnaliser votre expérience.
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Ces derniers vont du simple changement d’interface à la désinstallation d’applications systèmes inutiles normalement impossibles à supprimer (les bloatwares), en passant par la modification de certains comportements. Par exemple, définir précisément quelle appli a accès à quel type de données, avec plus de contrôle que via les options de base.
Vous l’aurez compris : l’arrivée de Magisk sur les Googlebooks ouvrent la porte à beaucoup de choses. John Wu explique que cela nécessite quelques ajustements, aussi il lui est difficile d’estimer quand il pourra proposer une version fonctionnelle.
