99 % des PDG prévoient de licencier à cause de l’IA, ce rapport est sans appel
Un rapport mondial révèle que presque tous les PDG anticipent des suppressions de postes liées à l'IA d'ici deux ans. Les jeunes travailleurs sont les premiers visés. Et les salariés, eux, le sentent déjà.

L'intelligence artificielle transforme le marché du travail à une vitesse inédite. Depuis le début de l'année, les annonces se succèdent dans le secteur technologique. En février, le patron de Microsoft AI prévenait que la plupart des emplois de bureau seraient automatisés d'ici 18 mois. Les dirigeants de la tech ne font plus mystère de leurs intentions. La question n'est plus de savoir si l'IA va supprimer des postes, mais à quelle vitesse.
Cette dynamique dépasse les seuls géants de la tech. Début 2026, Amazon licenciait 16 000 salariés pour les remplacer par des outils automatisés. Une tendance de fond que vient aujourd'hui confirmer une étude mondiale. Presque tous les PDG de la planète partagent les mêmes intentions à court terme.
99 % des PDG ont déjà décidé de supprimer des postes à cause de l'IA
Le rapport Mercer Global Talent Trends 2026 a interrogé des milliers de dirigeants à travers le monde. Son verdict est sans ambiguïté. 99 % des PDG anticipent des suppressions de postes liées à l'IA dans les deux prochaines années. Pourtant, seuls 32 % estiment que les humains et les machines peuvent coexister de façon optimale en entreprise. La majorité voit donc l'automatisation comme un substitut, pas comme un complément.
Les jeunes travailleurs sont en première ligne. Les postes d'entrée de carrière sont jugés les plus faciles à automatiser. Ce sont souvent ceux que les débutants occupent pour acquérir les bases du métier. Le marché de l'emploi pour les 22-27 ans traverse sa pire période depuis la pandémie. De nombreux dirigeants préfèrent confier ces tâches à un outil disponible à toute heure, sans formation ni charges sociales.
Les effets se lisent aussi dans les chiffres du bien-être. En 2026, seulement 44 % des salariés déclarent s'épanouir professionnellement, contre 66 % en 2024. L'angoisse liée au remplacement par l'IA est désormais si répandue que des chercheurs proposent un terme officiel pour la nommer. Ils l'appellent l'AIRD, soit la dysfonction liée au remplacement par l'IA. Un nouvel acronyme dans le monde de l'entreprise. Mais celui-ci, pour une fois, ne fait rire personne.