YouTube, Netflix : le MIT propose une solution astucieuse pour accélérer le chargement des vidéos

 

Votre vidéo YouTube ou Netflix met trop de temps à se charger via votre connexion internet ? Des chercheurs américains du MIT (Massachusetts Institute of Technology) proposent un nouvel algorithme astucieux, baptisé Minerva, qui analyse les contenus pour réduire au minimum leur bande passante sur les connexions lentes.

netflix

La qualité de la connexion internet a un impact énorme sur l’expérience utilisateur de sites de vidéo en streaming comme YouTube ou Netflix. En-deçà d’un certain débit, la qualité de l’image se dégrade (à cause du passage sur des flux bas débit), voire dans certains cas la lecture de la vidéo s’interrompt par saccades ou totalement, laissant place à un logo animé censé indiquer que la vidéo est en train de se charger. Ces dernières années, les grandes plateformes de streaming ont introduit de nouveaux algorithmes censés réduire la bande passante requise pour lire leurs contenus. L’enjeu est double : offrir une meilleure expérience utilisateur d’un côté, et limiter la croissance de la bande passante mobilisée par ces services (Netflix, par exemple, mobilise 15% du débit disponible sur le réseau internet mondial, YouTube représente plus de 10%…).

YouTube, Netflix… : le MIT propose une nouvelle solution pour les faibles débits

Or, malgré cela, il reste de nombreuses situations dans lesquelles ces services deviennent pénibles à utiliser. C’est le cas, notamment, lorsque le débit disponible est trop faible (notamment via certaines connexions en ReDSL), ou que la connexion est partagée entre un trop grand nombre d’utilisateurs : ce qui est parfois le cas des points d’accès WiFi publics ou résidentiels. Les chercheurs du MIT se sont intéressés à ce dernier cas. Le protocole WiFi, en effet, gère par défaut l’utilisation de la bande passante de manière « égalitaire » : le débit est simplement partagé avec les utilisateurs, sans prendre en compte le type précis de trafic dont il s’agit. Certaines fonctionnalités additionnelles, comme le QoS (Quality of Service) permettent de favoriser certains flux, notamment les vidéos, pour garantir une lecture plus fluide.

Mais cela ne règle pas la situation dans le cas où plusieurs utilisateurs consultent des vidéos sur Netflix, YouTube ou d’autres plateformes en même temps – et que la bande passante disponible atteint sa limite. Les chercheurs du MIT ont donc décidé d’aborder le problème différemment : leur but est ainsi de garantir une lecture agréable sur de nombreux ordinateurs connectés en WiFi sur le même point d’accès, ce qui implique des temps de chargement réduits au minimum et une lecture acceptable, c’est à dire la moins pixellisée et la plus fluide possible, que l’on parle d’un match de foot ou d’un dessin animé. Et c’est là, justement, que se trouve toute l’astuce.

L’intelligence artificielle fait office d’agent de la circulation

Il n’est en effet pas possible de compresser tous les types de vidéos de la même manière. Ainsi, les contenus qui montrent des actions rapides, avec beaucoup de mouvement, comme les matches sportifs, requièrent nettement plus de bande passante qu’un dessin animé par exemple, dont chaque image comporte de vastes zones de la même couleur. Ainsi, sur le papier, il est possible d’économiser beaucoup de bande passante en discriminant automatiquement les besoins réels en fonction du type de contenu vidéo, dans les contraintes de débit de la connexion de l’utilisateur. Et c’est dans ce but que les chercheurs ont mis au point un nouvel algorithme dopé à l’intelligence artificielle : Minerva.

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Celui-ci analyse en continu le type de contenu en cours de lecture afin de limiter le débit de manière appropriée et d’assurer une expérience utilisateur optimale. Des tests en condition réelles ont mis en évidence une réduction de moitié des temps de chargement. Dans un tiers des cas, était constaté une amélioration de la lecture équivalente à un passage de flux 720p à des flux 1080p. En plus de fonctionner à merveille au plus près de l’utilisateur, ce protocole fonctionne aussi au niveau des noeuds de réseau et pourrait permettre à ces plateformes de réduire leurs coûts en simplifiant la fourniture de contenus dans de vastes régions du monde.

Cerise sur le gâteau : utiliser ce nouveau protocole ne nécessitera aucun remplacement d’infrastructure. Les chercheurs parlent simplement « d’un remplacement à la volée du protocole standard TCP/IP ». Souffrez-vous de problèmes de lecture sur Netflix, YouTube ou d’autres services de streaming ? Parlez-en dans les commentaires.

Source : Engadget



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