WhatsApp : non, vous n’êtes pas obligé de partager vos données avec Facebook

Malgré les nouvelles conditions de WhatsApp, les utilisateurs européens n'ont pas l'obligation d'accepter autant de choses que les utilisateurs dans le reste du monde. Facebook est contraint par le RGPD et leur proposera plus de choix. 

WhatsApp Europe
Crédits : Unsplash

Comme nous vous en parlions hier WhatsApp affiche depuis quelques jours une notification pour obliger les utilisateurs à accepter de nouvelles conditions. Or ces conditions impliquent un vaste partage de vos données personnelle entre WhatsApp et Facebook. Ce qui vous semblera presque anecdotique si vous utilisez aussi Facebook, mais peut l'être un peu moins si ce n'est pas votre cas.

On se disait déjà, d'emblée, que ces nouvelles conditions risquaient de coincer en Europe à cause du Réglement Général de Protection des Données (RGPD). Or il semble que nous n'avions pas tort. Si la firme demande bien comme partout ailleurs dans le monde à ses clients d'accepter les nouvelles conditions d'utilisation, leur portée n'est pas la même sur le vieux continent et au Royaume-Uni.

WhatsApp confirme que les données des utilisateurs européens resteront protégées conformément au RGPD

La responsable vie privée de WhatsApp a d'ailleurs dû le confirmer sur Twitter. “Il a été rapporté incorrectement que les dernières Conditions d'utilisation et politique en matière de vie privée obligent les utilisateurs de la région Europe à accepter le partage de données avec Facebook à des fins publicitaires si ces derniers veulent continuer à utiliser le service. C'est faux.”, explique Niamh Sweeney.

La seule raison pour laquelle Facebook oblige aussi ses utilisateurs européens à accepter les nouvelles conditions serait en réalité la galaxie d'entreprises qui peuvent héberger leurs services WhatsApp sur les serveurs de Facebook. Ce qui autorise donc uniquement Facebook à exploiter les données tirées d'échanges avec les entreprises.

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L'affaire montre en tout cas une fois encore les progrès réalisés en Europe en matière de protection des internautes. On imagine d'ailleurs que la Commission européenne ne se contentera pas de croire Facebook sur parole : les agissements de la firme consécutifs aux nouvelles conditions seront scrutés à la loupe. Avec de lourdes amendes en cas de dérapage


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