USB Type C et USB 3.1 : quelles différences et quels avantages pour l’utilisateur

Maj. le 18 octobre 2018 à 19 h 00 min

D’ici cet automne, Android 6.0 Marshmallow aura fait son arrivée en version finale. Parmi les nouveautés proposées, on retrouvera le support natif de l’USB Type C. Vous savez ? Ce nouveau connecteur réversible qui commence tout doucement à s’inviter sur différents modèles de smartphones et tablettes, comme le OnePlus 2 pour ne citer que lui.

Toutefois, bien que ce nouveau standard commence à se répandre sur Android, il est encore suffisamment méconnu pour que certains le confondent encore, à tort avec l’USB 3.1. Un amalgame malheureusement inévitable ! Pourtant, le fait de disposer d’un connecteur réversible ne signifie pas pour autant que vous bénéficierez des taux de transfert offerts par la norme 3.1.

cable USB Type C

USB Type C vs 3.1 : quelles sont les différences ?

On compte encore sur les doigts de la main les terminaux mobiles équipés d’un port USB Type C. Parmi eux, on retrouve, entre autres, le OnePlus 2 ou encore la tablette Nokia N1. C’est bien agréable pour l’utilisateur parce que le connecteur est réversible mais les bénéfices s’arrêtent là. En dehors de leur design réversible, des deux ports offrent de l’USB 2.0 comme la plupart des smartphones et tablettes du marché.

Concrètement, le standard « C » désigne les caractéristiques physiques du connecteur qui est capable d’accueillir la fiche située au bout du câble dans les deux sens. De son côté l’USB 3.1 est une technologie qui permet d’améliorer, à la fois la vitesse de transfert des données et le taux de chargement, réduisant ainsi les temps de charge.

Initialement, les ports USB Type C sont conçus pour accueilir la technologie 3.1 mais dans la pratique, on retrouve également des connecteurs réversibles offrant seulement la technologie 2.0. En résumé, si votre smartphone ou votre tablette offrent un connecteur réversible, ce n’est pas pour autant que vous le chargerez plus vite. C’est triste mais c’est la dure réalité.

OnePlus 2 USB Type C

Pourquoi l’USB Type C, c’est mieux ?

Si un smartphone équipé d’un connecteur Type C ne fait pas mieux que ses concurrents du fait qu’il reste basé sur la technologie 2.0, pourquoi les rares constructeurs qui en proposent le mettent autant en avant ? Parce que c’est plus confortable pour l’utilisateur ? C’est effectivement une des raisons mais pas la seule.

En tant qu’androinaute, vous chargez votre smartphone sans doute tous les jours, peut-être même que vous le raccordez à une source d’alimentation plusieurs fois par jour. Combien de fois vous arrive-t-il de vous tromper de sens ? Une fois sur deux ? Deux fois sur trois ? Avec un connecteur réversible, vous n’aurez plus jamais ce problème.

En dehors de ça, l’USB Type C supporte jusqu’à 10 000 cycles d’insertion / extraction, au même titre que les ports USB non réversibles qu’on retrouve sur la plupart des smartphones actuels. Autant dire qu’il est costaud. En outre, en plus d’être plus pratique pour l’utilisateur, il l’est également pour les constructeurs car il il est plus petit et occupe donc moins de place au sein des appareils qui en sont équipés.

En résumé, le fait de voir l’USB Type C se démocratiser sur les smartphones est une bonne chose. En revanche, sur les ordinateurs c’est une autre histoire car pour en profiter, il faudra changer vos câbles actuels ou utiliser un adaptateur. Ceci dit, on n’en n’est pas encore là, ce nouveau standard n’équipant actuellement qu’un nombre restreint d’appareils.

USB Type C vs lightning vs USB Type A

USB 3.1 : des taux de transfert encore inégalés

Jusqu’à 1,2 Go par seconde !

Chaque innovation est synonyme d’améliorations. C’est le cas dans tous les domaines et l’USB 3.1 n’échappe pas à cette règle. Là où l’USB 2.0 qu’on retrouve actuellement sur nos smartphones et tablettes propose un taux de transfert maximum de l’ordre de 480 Mbps, l’USB 3.1 offre un débit maximum de 10 Gbps soit la possibilité de transférer 1,2 Go de données par seconde. Avec de tels taux transferts, il est bien sûr possible de streamer de la vidéo 4K via MHL (Mobile High-definition Link). Cependant, tout ça reste de la théorie car dans la pratique, vous n’obtiendrez pas des taux de transfert aussi élevés, même si l’amélioration sera notable en comparaison avec les normes 2.0 et 3.0.

performance USB 3.1

D’autres facteurs entrent, par ailleurs, en ligne de compte comme les propriétés des différents périphériques entre lesquels seront échangées les données sans compter les limitations liées au matériel que nous évoquerons plus tard.

Une puissance de 100 watts, oui mais ?

Initialement, l’USB 3.1 a été conçu pour améliorer les taux de transfert. Or nos smartphones et nos tablettes se rechargent via un câble USB et cette nouvelle technologie fait beaucoup mieux que l’USB 2.0 en termes de transfert de courant. Les ordinateurs équipés d’un port USB 3.1 peuvent être rechargés par ce biais. Concrètement, la puissance délivrée par l’USB 3.1 est de 100 Watts mais seulement dans le meilleur des cas.

Grâce à l’USB Power Delivery, la technologie 3.1 est en mesure de délivrer une puissance électrique maximale de 100 Watts, certes. Mais attention car, en réalité, il y a cinq profils différents et un sixième numéroté « zéro » qui ne figure pas dans le tableau ci-dessous. Seul le profil 5 peut délivrer ces 100 Watts de puissance. En outre, pour l’instant aucun smartphone n’est compatible avec la spécification USB Power Delivery et USB 3.1 ne signifie pas automatiquement USB Power Delivery.

USB Power Delivery

A partir de là, la question qui nous intéresse tous c’est de savoir s’il sera possible d’utiliser ce profil 5 et ses 100 Watts de puissance pour recharger nos smartphones ? Et bien malheureusement, la réponse est non. Chaque profil est destiné à une catégorie spécifique d’appareils définie en fonction de leurs besoins en énergie. Et comme vous pouvez aisément l’imaginer, distribuer 100 Watts de puissance dans la batterie d’un smartphone aurait surtout pour effet de la faire exploser.

Quelles performances espérer ?

USB 3.1, première ou seconde génération ?

Maintenant que vous connaissez la différence entre l’USB Type C et l’USB 3.1 et que vous en savez plus sur les bénéfices offerts par ces deux technologies, compliquons un peu l’équation. Saviez vous qu’il existait deux générations d’USB 3.1. La seconde propose un débit maximal de 10 Gbps et la première un débit de seulement 5 Gbps.

Prenons l’exemple du MacBook Retina. L’ordinateur d’Apple est bien équipé de cette technologie. Apple a d’ailleurs axé la communication autour de ce nouveau connecteur sur les taux de transfert améliorés. Or, il s’agit de la première génération de l’USB 3.1, comme l’a mis en avant Ars Technica. Et son débit maximal n’est pas 10 Gbps mais de 5 Gbps. Idem dans le cas du dernier Chromebook Pixel équipé d’un port USB Type C 3.1 de première génération.

MacBook retina USB Type C

Des améliorations hélas limitées

En théorie, l’USB Type 3.1 permet de transférer jusqu’à 1,2 Go de données par seconde, mais dans la pratique, il n’atteint pas encore un tel taux de transfert. Les limitations sont encore nombreuses du côté des PC. La plupart des chipsets n’incluent pas encore le support natif de l’USB 3.1 et restent limités à de l’USB 3.0. Raison pour laquelle les constructeurs équipent leurs cartes mère d’un contrôleur tiers, intégration qui peut parfois limiter les taux de transferts.

En outre, la configuration des machines influe encore sur les transferts de données. Par ailleurs, les cartes mères compatibles et autres périphériques supportant l’USB 3.1 sont encore très peu nombreux. Alors bien sûr, ça ne remet pas en question les avantages de cette technologie mais il faudra encore patienter avant de pouvoir en tirer pleinement parti.

 

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