Un anti-5G écope de 2 ans de prison ferme après l’incendie de pylônes sans rapport avec la 5G

 

Un trentenaire militant anti-5G a été condamné par le tribunal de Besançon à deux ans de prison ferme pour l'incendie de deux pylônes dans le Jura sur le mont Poupet. Le prévenu pensait se servir du procès comme tribune politique, mais cela a été fortement contrarié par les mesures anti-coronavirus ainsi que par l'absence de son avocate. Le prévenu n'a, d'ailleurs, dégradé aucune antenne 5G puisque le site incendié n'avait rien à voir, partagé entre des antennes-relais de télécommunication classiques et le système radio local de la police et de la gendarmerie.  

Pylône antenne antenne-relais 5G
Crédits : Unsplash

Le 10 avril 2020, Boris Niel, un militant anti-5G âgé de la trentaine, monte au mont Poupet, dans le Jura, et met le feu à deux pylônes de télécommunications. Le problème, c'est que dès le lendemain, la police retrouve son ADN sur le bouchon d'un récipient trouvé au pied d'un des pylônes incendiés. Les enquêteurs retrouvent donc rapidement sa trace, et l'interpellent. Il avoue tout lors de sa garde à vue.

Son procès vient de s'ouvrir mercredi 19 mai, avec, d'emblée de grosses déconvenues pour quelqu'un qui espérait faire de l'audience une tribune politique. D'abord les mesures anti-coronavirus, qui ont conduit l'audience à se tenir en petit comité. La quinzaine de militants qui avaient fait le déplacement pour le soutenir ont été tout simplement bloqués à l'entrée.

Le tribunal a décidé d'appliquer une peine exemplaire contre ce militant anti-5G

Ensuite son avocate, qui s'est excusée de ne pouvoir assister à l'audience en raison d'une autre affaire. Son excuse n'a pas convaincu le juge qui a décidé de juger l'affaire en son absence. Sans défense, le prévenu déclare : “je garderais donc le silence et ne répondrait à aucune question”. Puis viennent les éléments de l'enquête et les témoignages des parties civiles.

Celui qui expliquait lors de sa garde à vue être “content d'avoir réussi ce challenge, de [s'être] surpassé et d'avoir porté un coup à cette technologie” apprend que les antennes qu'il a détruites n'ont en fait aucun rapport avec la 5G. Orange, propriétaire d'une partie des équipements, en a d'ailleurs profité pour fustiger la “guérilla” que subissent ses équipements depuis plusieurs mois : “170 antennes ont été attaquées en 2020 dans toute la France”.

L'Etat est également intervenu lors du procès car une partie des équipements détruits lui appartient. Ce site compte en effet des antennes qui servent au système de communication radio de la police et de la gendarmerie. Le représentant de l'Etat a encouragé le prévenu à “s'engager pour ses idées mais de façon beaucoup plus pacifique”. Et d'ajouter : “si on permet l'utilisation de la violence, on va droit au chaos”.

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Le verdict ne s'est pas fait attendre : 4 ans de prison dont deux fermes et 91 000 euros de dommages-intérêts. Une sentence plus sévère que les 3 ans de prison dont la moitié avec sursis recommandés par le vice-procureur.

Source : Est Républicain



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