StopCovid : la CNIL donne son feu vert à l’application de pistage sous certaines conditions

StopCovid, l’application de pistage numérique développée par le gouvernement français, vient d’obtenir le feu vert de la CNIL. La Commission pose néanmoins plusieurs conditions au déploiement de la solution en France. Voici lesquelles. 

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Afin de freiner la propagation du coronavirus en France, le gouvernement développe actuellement une application permettant de pister les contacts des citoyens avec les malades. Baptisée StopCovid, l’application sera proposée à tous les Français lors de la phase de déconfinement, qui débutera le 11 mai 2020. Concrètement, l’application s’appuiera sur le bluetooth des smartphones pour déterminer les personnes avec qui vous entrez en contact. Le dispositif devrait permettre de prévenir les personnes qui pourraient avoir été en contact avec un porteur du virus.

StopCovid : la CNIL pose ses conditions et exige des garanties

Sans surprise, StopCovid soulève de nombreuses questions sur le respect de la vie privée des Français. Craignant des dérives liberticides, la Quadrature de Net, association de défense des libertés sur Internet, s’est fermement opposée à l’application de suivi. Ce n’est pas le cas de la Commission informatique et liberté (CNIL). Ce dimanche matin 26 avril, les membres du collège de la commission ont donné leur feu vert à StopCovid, rapportent nos confrères du Figaro.

L’accord de la CNIL comporte cependant plusieurs conditions. « L’application ne peut être déployée que si son utilité est suffisamment avérée et si elle est intégrée dans une stratégie sanitaire globale » demande la CNIl. En clair, l’application du gouvernement ne suffit pas à endiguer l’épidémie. En parallèle, les autorités vont devoir mettre en place des tests de dépistage et d’autres solutions.

De plus, l’installation de StopCovid ne doit pas être obligatoire. Le gouvernement a déjà assuré que l’utilisation de l’application était uniquement basée sur le volontariat. « Cela implique qu’il n’y ait pas de conséquence négative en cas de non-utilisation, en particulier pour l’accès aux tests et aux soins, mais également pour l’accès à certains services à la levée du confinement, tels que les transports en commun » précise la commission.

Sur le même sujet : StopCovid – Google et Apple pourraient aider l’application à pister les contacts avec les malades

Afin d’être efficace, StopCovid doit être installée par 60% des Français, estime la CNIL. « Son efficacité dépendra, notamment, de sa disponibilité dans les magasins d’application, d’une large adoption par le public et d’un paramétrage adéquat » explique le rapport. Pour fonctionner de façon optimale, l’application doit donc être disponible sur le Play Store et sur l’App Store d’Apple. Le gouvernement serait d’ailleurs en négociations avec les deux firmes américaines.

Néanmoins, la CNIL estime que StopCovid « respecte le concept de protection des données dès la conception, car l’application utilise des pseudonymes et ne permettra pas de remontée de listes de personnes contaminées ». La commission rappelle cependant au gouvernement que la mise en place de cette solution devra être limitée dans le temps, craignant une banalisation des applications de suivi. Par prudence, la CNIL examinera à nouveau le fonctionnement de StopCovid dès que le gouvernement aura statué sur des modalités définitives. Nous en saurons donc plus dans quelques jours. On attend votre avis dans les commentaires.

Soruce : Le Figaro



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