Le processeur quantique Eagle d’IBM de 127 qubits est le plus puissant au monde

 

IBM a dévoilé son dernier et plus puissant processeur quantique, qui représente une avancée majeure dans le secteur de l'informatique quantique. Nommé Eagle, le processeur de 127 qubits est le premier de son genre à dépasser les 100 qubit.

IBM Eagle
Crédit : IBM

Peu de temps après avoir dévoilé la première puce gravée en 2 nm au monde, IBM vient d’annoncer avoir conçu une nouvelle puce d'informatique quantique qui, selon ses dirigeants, permettra aux systèmes quantiques de commencer à surpasser les ordinateurs classiques pour certaines tâches au cours des deux prochaines années. Arvind Krishna, PDG d'IBM, a notamment affirmé que la nouvelle plateforme quantique de la société est capable d’apporter des solutions à des problèmes complexes qu'un ordinateur traditionnel ne serait tout simplement pas en mesure de résoudre.

Nommé Eagle, le processeur quantique offre pas moins de 127 qubits ainsi que plusieurs améliorations architecturales majeures par rapport aux puces précédentes. Pour ceux qui ne le savent pas, les ordinateurs classiques fonctionnent à l'aide de “bits” qui doivent être soit un 1 soit un 0. Cependant, dans un ordinateur quantique, l'information est représentée par un bit quantique, ou qubit, qui peut être placé dans un état quantique dans lequel il peut représenter simultanément un zéro et un.

Un processeur quantique, pour quoi faire ?

IBM est convaincu de pouvoir porter le nombre de qubits à 433 d'ici l'année prochaine et de franchir la barrière des 1000 qubits d'ici 2023. En augmentant le nombre de qubits dans un ordinateur quantique, on permet à des programmes très sophistiqués de fonctionner, alors qu’ils ne seraient pas capables de fonctionner sur un superordinateur standard. Avec 1121 qubits, IBM espère pouvoir obtenir un avantage quantique par rapport aux solutions informatiques classiques pour pouvoir résoudre des problèmes du monde réel.

Déjà en 2019, Google avait affirmé avoir atteint la suprématie quantique, c’est-à-dire que l’entreprise a été capable de surpasser les ordinateurs classiques sur une charge de travail très spécifique, mais les ordinateurs d’IBM pourraient eux résoudre une multitude de problèmes différents.

En effet, les ordinateurs quantiques pourraient bientôt nous aider à concevoir de meilleures batteries pour les voitures électriques, à créer des engrais plus économes en carbone ou encore à développer des médicaments plus efficaces en peu de temps. La France mise également beaucoup sur cette technologie, puisqu’elle a lancé en début d’année le coup d’envoi de son plan quantique. Il s’agit d’un investissement de 1,8 milliard d’euros sur cinq ans qui vise à stimuler la filière de l’informatique quantique dans notre pays.



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