L’antivirus russe Kaspersky est banni des Etats-Unis, il représente « un risque pour la sécurité nationale »

 

Le fournisseur de logiciels antivirus Kaspersky Lab a été placé sur la liste noire de la Commission fédérale des communications des États-Unis, ajoutant son nom à ceux de Huawei et ZTE parmi les entreprises considérées comme une menace pour la sécurité nationale.

Kaspersky Smartphone
Crédits : @e_kaspersky via Twitter

La Commission fédérale des communications (FCC) a estimé que la société Kaspersky, basée à Moscou, constituait désormais une menace pour la sécurité nationale. C'est la deuxième fois que le gouvernement fédéral pointe du doigt Kaspersky. Celle-ci n’est pas la seule à avoir été bannie des États-Unis, puisque la FCC a également annoncé des sanctions similaires à l’encontre de China Mobile International USA et China Telecom (Americas).

Adopté en mars 2020, le Secure Networks Act empêche les équipements ou services de communication qui présentent un risque pour la sécurité nationale d'entrer dans les réseaux américains et oblige la FCC à publier et à tenir à jour une liste de ces équipements ou services que l’on appelle souvent « liste noire ». Cette décision intervient deux semaines après que le gouvernement allemand a conseillé à ses citoyens de désinstaller le logiciel antivirus Kaspersky, invoquant des problèmes de sécurité suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Kaspersky quitte les États-Unis sous fond de tension en Ukraine

La décision de la FCC est évidemment liée à la situation en Ukraine, où la guerre fait rage depuis maintenant plus d’un mois. Dans un contexte où l’Ukraine automatise ses cyberattaques contre la Russie, il n’est pas étonnant de voir les États-Unis se méfier d’une entreprise russe de cybersécurité.

L’entreprise de cybersécurité Kaspersky n’était de toute façon pas vue d’un bon œil par le gouvernement américain. En effet, nous avions appris que Kaspersky avait découvert l’année dernière un malware-espion attribué à la CIA baptisé « Purple Lambert », ce qui n’avait pas dû plaire à l’agence américaine.

Officiellement, la liste noire des États-Unis comprend désormais China Mobile International USA Inc, China Telecom (Americas) Corp, et AO Kaspersky Labs, ainsi que leurs filiales. On retrouve également ZTE, mais aussi Huawei qui a vu ses activités autour de la téléphonie subir de plein fouet la décision des États-Unis de 2019.

Source : FCC



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