La CNIL réclame 50 000 euros au Figaro pour avoir utilisé des cookies publicitaires sans autorisation

 

Le Figaro a écopé d’une amende de 50 000 euros imposée par la CNIL. Le journal est en effet accusé d’avoir utilisé des cookies automatiquement sur les utilisateurs, même dans le cas où ces derniers n’ont pas donné leur accord.

Le Figaro
Crédits : Unsplash/Phonandroid

La CNIL ne plaisante décidément pas avec les cookies. Alors que fin 2020, l’organisme a ordonné à Google et Amazon le paiement d’une amende de 135 millions d’euros pour cause de cookies abusifs, ce dernier ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Non content de garder un oeil sur les grands acteurs internationaux, il surveille également de manière assidue les nombreux sites français. Ainsi, il indique avoir « effectué plusieurs contrôles entre 2020 et 2021 sur le site web d’actualités lefigaro.fr ».

Des contrôles qui ont visiblement porté leurs fruits. La CNIL explique en effet que « des cookies étaient automatiquement déposés sur l’ordinateur [de l’internaute] par des partenaires de la société, sans action de sa part ou malgré son refus ». Quelle que soit la décision de l’utilisateur au moment de consulter un article, des cookies publicitaires ont donc pisté son activité, sans avoir obtenu de consentement au préalable. L’organisme a alors décidé d’infliger une amende de 50 000 euros au Figaro.

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Le Figaro a pisté ses utilisateurs sans leur autorisation

D’après la CNIL, le Figaro « a une part de responsabilité dans le respect de la législation sur les cookies […] par ses partenaires déposant des cookies sur son site. [Il] doit notamment s’assurer qu’ils ne déposent pas des cookies soumis au consentement avant que les utilisateurs aient fait le choix d’accepter ou de refuser. [Il] doit également s’assurer qu’ils respectent le refus exprimé par ces derniers ». Autrement dit, le journal est responsable de l’utilisation des cookies par ses partenaires dans la mesure où ils entrent en action sur son propre site.

À noter que le Figaro n’est malheureusement pas le seul à user de cette pratique. L’organisme de régulation explique que « malgré la mise en place de plusieurs outils », comme la demande d’autorisation à l’entrée d’un site, ” les contrôles de la CNIL ont permis de constater à de multiples reprises que des cookies soumis à consentement étaient déposés avant toute action de l’internaute ou continuaient à être lus malgré son refus ». Un constat similaire a été communiqué par Noyb, une ONG autrichienne qui accuse 500 sites européens d’empêcher leurs utilisateurs de refuser les cookies.

Source : CNIL



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