Instagram supprime le compte de l’artiste « Metaverse » après le changement de nom de Facebook

 

Seulement 5 jours après que Facebook a adopté le nouveau nom « Meta », l'artiste australienne Thea-Mai Baumann ne pouvait soudainement plus se connecter à son compte Instagram. Celui-ci se nommait @Metaverse.

meta marque bataille
Crédits : Meta

Pour ceux qui ne le savent pas, le groupe Facebook a récemment changé de nom pour devenir Meta. Il semble que le groupe soit très attaché à son nouveau nom, et serait même allé jusqu’à supprimer tous les internautes qui utilisaient un nom similaire sur les réseaux sociaux. En effet, d’après un nouveau rapport du New York Times, une artiste nommée Thea-Mai Baumann a vu son compte « @metaverse » qu’elle avait créé en 2012 être supprimé d’Instagram.

Thea était PDG, fondatrice et directrice exécutive de la première marque d'hologrammes Metaverse Makeovers, où elle a dirigé la commercialisation de la réalité augmentée portable et de la plateforme en attente de brevet Metaverse Nails en Chine. Elle utilisait apparemment son compte pour documenter sa vie à Brisbane, où elle a étudié les beaux-arts, mais aussi ses voyages à Shanghai pour son entreprise de réalité augmentée. « Ce compte représente une décennie de ma vie et de mon travail. Je ne voulais pas que ma contribution au métavers soit effacée d'Internet », a-t-elle déclaré. « Cela arrive aux femmes dans la technologie, aux femmes de couleur dans la technologie, tout le temps », a ajouté Baumann, qui est d'origine vietnamienne.

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La suppression du compte serait une erreur, selon Instagram

À la suite de la publication de l’article par The New York Times, un porte-parole d'Instagram a déclaré que le compte avait été « supprimé par erreur pour usurpation d'identité » et qu'il serait rétabli. « Nous sommes désolés que cette erreur se soit produite », a annoncé Instagram. La société n’a pas souhaité répondre aux questions visant à savoir si le blocage avait un rapport avec le nouveau nom de Facebook.

« Parce que je travaille dans le métavers depuis si longtemps, 10 ans, je me sens juste inquiète », a déclaré Baumann. Elle craint que sa culture « corrompue par le genre de “tech bros” de la Silicon Valley qui, selon moi, manquent de vision et d'intégrité ». Après cette mésaventure, elle cherche désormais un moyen de rendre le métavers plus inclusif. Il semble que cet univers virtuel attire de plus d’entreprises prêtes à investir des sommes folles. Une société a d’ailleurs déjà dépensé 2,4 millions de dollars pour s’offrir un bout de terrain virtuel.

Source : The New York Times



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