Huawei réclame un milliard de dollars à un opérateur américain pour vol de brevets

Huawei demande plus d’un milliard de dollars à l’opérateur américain Verizon pour avoir utilisé 230 de ses brevets sans autorisation, révèle le Wall Street Journal. Banni des Etats-Unis sur décision de Donald Trump, l’équipementier chinois accuse le télécom de se servir de matériel, de technologies et d’infrastructure sans s’acquitter de redevances.

Huawei réclame plus d’un milliard de dollars à Verizon Communications en guise de redevances sur plus de 230 brevets, rapportent nos confrères du Wall Street Journal, citant une source proche du dossier. Selon le quotidien financier, l’affaire est sur le tapis depuis le mois de février. Néanmoins, Huawei aurait décidé d’accélérer son offensive au cours des dernières semaines.

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Parmi les équipements concernés, on trouve des infrastructures filaires, des technologies liées à l’internet des objets et du matériel réseau. Ces produits brevetés ont été fournis par une vingtaine de fournisseurs en affaire avec Verizon. L’opérateur lui-même ne fait en effet pas partie des clients de Huawei. De leur côté, les fournisseurs paient les loyalties en vigueur à Huawei.

Afin de régler la question, des représentants Huawei et Verizon se sont rencontrés la semaine dernière. Les deux firmes doivent encore s’accorder sur la quantité de brevets utilisés« Ces questions dépassent Verizon au vu du contexte géopolitique actuel, toute affaire impliquant Huawei a des répercussions pour l’ensemble de notre industrie et soulève en plus des questions d’ordre national et international » estime Rich Young, porte-parole de Verizon. Il s’est refusé à de plus amples commentaires car « c’est en soi un possible dossier juridique ».

Sans surprise, il pourrait bien s’agir d’un retour de flammes suite à l’éviction de Huawei du marché américain. La firme n’a en effet plus le droit de se fournir auprès d’entreprises résidents aux Etats-Unis, comme Intel, Qualcomm, ou Broadcom. En s’attaquant à Verizon, Huawei cherche-t-il à mettre en évidence l’omniprésence de son équipement réseau ? La firme est en effet le premier équipementier télécoms mondial. Son exclusion risque même de retarder le déploiement de la 5G dans le monde.

Source : Wall Street Journal

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