Ferrari ne construira pas de voitures électriques avant 2025. La Scuderia veut régler les problèmes liés à l’autonomie de la batterie et à la vitesse de recharge avant de se lancer dans une production de masse. 

Crédits : Davidjewiss via Pixabay

Ferrari a certes annoncé vouloir concurrencer Tesla avec une supercar électrique, cela ne signifie pour autant que la Scuderia est prête à construire en masse des voitures électriques. Le directeur général de Ferrari Louis Camilleri a affirmé dans une interview que son entreprise ne produirait pas de supercar électrique avant 2025. Le PDG précise que cela n’est pas dû à du scepticisme, du mépris ou de l’hostilité envers cette source d’énergie, mais plutôt que les technologies actuelles ne permettent pas à Ferrari de mener à bien leurs projets.

Le responsable avance qu’il y a des problèmes importants avec l’autonomie de la batterie et sa vitesse de recharge, ce sont eux qui empêcheraient Ferrari de passer la vitesse supérieure dans le domaine de l’électrique. Et bien que le développement de cette supercar électrique anti-Tesla soit toujours en cours, le constructeur automobile voudrait se diriger davantage vers l’hybride comme il a pu faire avec la Ferrari SF90 Stradale 2019 et ses moteurs thermiques et électriques de respectivement 780 et 220 chevaux. L’entreprise souhaite que les véhicules hybrides représentent 60% de ses ventes totales d’ici 2022.

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Trop de contraintes selon Ferrari

Les réticences de la firme de Maranello sont compréhensibles. Les supercars électriques actuelles affichent peut-être des performances honorables en terme de vitesse pure mais souffrent d’une cruel manque d’autonomie. C’est le cas par exemple de la Porsche Taycan Turbo EV et sa batterie de 93,4 kWh, pour 323 kilomètres d’autonomie seulement. Soit à peine la moitié de ce qu’offre une Tesla Model S. Ferrari doit penser qu’il est compliqué de justifier l’achat d’une supercar électrique à plusieurs centaines de milliers d’euros si c’est pour passer sa vie à la recharger. 

Néanmoins, les constructeurs s’attellent à régler ces problèmes d’autonomie, certains n’hésitant pas à mettre en avant celles de leurs véhicules, comme principal argument de vente. On pense notamment à la marque chinoise Aiways, qui lancera au printemps 2020 le U5, un SUV électrique capable de parcourir 500 km avant de passer par la case recharge. Il sera vendu aux alentours des 25 000 €. À l’inverse, le constructeur Xiaomi va plutôt miser sur l’accessibilité de ses voitures électriques, avec des véhicules proposés moins de 20 000€.

Source : Engadget



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