COVID-19 : toutes les applications de traçage s’unissent en Europe… sauf en France !

 

Pour améliorer l’efficacité des applications de traçage des pays membres de l’UE, celles-ci vont peu à peu se connecter entre elles et échanger leurs données. Des tests sont d’ores et déjà en train d’avoir lieu en Allemagne, Irlande et Italie.

Smartphone Application Covid

Partout dans le monde, les applications de traçage ont la cote auprès des gouvernements pour aider à la lutte contre la propagation du coronavirus. Et pour cause : leur simplicité d’utilisation n’envie rien, en principe, à leur efficacité. L’Europe, terre de libre-échange et de libre circulation, est évidemment sujette aux risques de contaminations entre pays. C’est pourquoi, sous l’impulsion de la Commission européenne, les différentes applications du continent vont bientôt communiquer entre elles.

Avec 30 millions de téléchargements au total de leur propre application, soit deux tiers de l’ensemble de l’Union européenne à elles seules, l’Allemagne, l’Irlande et l’Italie sont les premières à tester ce nouveau dispositif. En comparaison, la France compte 2,3 millions de téléchargements (pour seulement 72 notifications envoyées). Dès la semaine prochaine, la République tchèque, le Danemark, la Lettonie et l’Espagne rejoindront les rangs des applications interconnectées, jusqu’à atteindre une vingtaine de pays à l’avenir.

Objectif : s’unir contre la Covid-19

La France, qui a récemment fait peau neuve de sa propre application en la renommant « Tous Anti-Covid », ne rejoindra quant à elle pas le dispositif. La raison : l’application est « faite maison » et n’utilise par conséquent pas l’API de Google et Apple, nécessaire à la connexion aux autres. Seule la Hongrie se trouve dans la même situation.

Et c'est plutôt dommage. Selon Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, « la libre circulation fait partie intégrante du marché unique. La passerelle permet de la rendre plus aisée tout en contribuant à sauver des vies ». Cette fameuse « passerelle » sera hébergée dans un centre de données du Luxembourg, et restera active jusqu’à la découverte d’un vaccin.

L’objectif est simple : simplifier la vie aux Européens en ne leur faisant télécharger qu’une seule application lors de leurs déplacements en faisant fonctionner l’ensemble à l’unisson. Et pour ceux qui s’inquiètent de la protection de leurs données, la Commission affirme que « l'échange […] avec le serveur passerelle [sera] réduit au minimum. Le serveur recevra et transmettra efficacement des identifiants arbitraires entre les applications nationales. Aucune information autre que des clés arbitraires, générées par les applications, ne sera traitée par la passerelle. »

 



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