Après Huawei, les drones DJI se font bannir des États-Unis

 

L'administration Trump vient d'interdire aux entreprises américaines de faire du commerce avec DJI. Une situation qui n'est pas sans rappeler ce qui s'est produit l'an passé avec Huawei, le géant chinois de la téléphonie n'étant toujours pas tiré d'affaire.

DJI Mavic 2

DJI, l'un des plus grands fabricants de drones au monde, si ce n'est le plus grand, vient de se faire bannir des États-Unis. Le constructeur chinois a été ajouté à la liste des entreprises chinoises avec lesquelles les sociétés américaines n'ont plus le droit de faire du commerce.

Des restrictions similaires à celles que l'on peut observer avec Huawei sont désormais appliquées avec DJI : les entreprises spécialisées dans les composants nécessaires à la fabrication des drones n'auront pas le droit non plus de faire du commerce avec la marque chinoise. Les boutiques américaines, qu'elles soient physiques ou en ligne, risquent quant à elles de rencontrer de très grosses difficultés à vendre les produits de DJI.

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Pourquoi les États-Unis bannissent-ils DJI aujourd'hui ?

Contrairement au cas Huawei, il ne s'agit pas ici d'un problème de sécurité. Pour le département du commerce américain aurait, DJI serait surtout impliqué dans une affaire liée aux droits de l'Homme. D'après Bloomberg Businessweek, des drones DJI ont été utilisés pour surveiller les Ouïghours dans la province de Xinjiang en 2017.

Le gouvernement aurait également évoqué des problèmes de sécurité concernant les drones DJI, lesquels sont en majeure partie fabriqués en Chine à l'aide de composants chinois. Dans le même temps, le ministère de l'Intérieur a affirmé sa volonté de clouer au sol sa flotte de drones. De quoi laisser au ministère de l'Intérieur le temps d'analyser si les appareils sont susceptibles de faire l'objet d'une cyberattaque ou d'une tentative d'espionnage chinoise. Dans l'attente d'un nouveau rapport, le département de la défense a certifié des drones de fabricants concurrents, comme Skydio ou Parrot.

La situation rappelle indubitablement le bannissement que connait Huawei depuis mai 2019, et dont l'entreprise chinoise n'a pas encore réussi à s'extirper. Si l'Europe, dans sa majorité, n'a pas suivi le mouvement adopté par le gouvernement américain, l'impossibilité pour Huawei d'embarquer les services de Google dans ses smartphones a obligé la marque à livrer un nouveau système d'exploitation (Harmony OS).

Reste désormais à savoir si le président Joe Biden, qui prendra ses fonctions le 20 janvier 2021, lèvera les divers embargos instaurés par l'administration Trump, ou s'il poursuivra la même politique à l'égard des entreprises chinoises.

Source : DroneDJ



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