Amazon met discrètement fin à un accord controversé imposé aux vendeurs

Maj. le 12 mars 2019 à 15 h 35 min

Amazon vient de mettre fin à une clause abusive portant sur une « parité tarifaire ». Elle obligeait les vendeurs de la Marketplace à proposer leurs produits à un prix inférieur sur Amazon comparativement aux prix pratiqués sur d’autres plateformes. Les attaques médiatiques de deux personnalités politiques aux États-Unis ont poussé l’entreprise à mettre fin à cette condition contraignante et anti-concurrentielle.

Amazon

Depuis quelques jours, une sénatrice américaine candidate aux élections présidentielles aux États-Unis a entamé une offensive médiatique anti-GAFA, estimant que les géants du Web et de la technologie sont trop puissants. Ils profitent selon elle de leur position dominante pour étouffer la concurrence et empêcher les petites entreprises d’émerger. C’est le moment qu’a choisi Amazon pour retirer une clause très critiquée de son partenariat avec les vendeurs de la Marketplace.

Amazon : les vendeurs se libèrent d’une condition contraignante

En raison d’une clause de « parité tarifaire » inscrite dans les conditions d’utilisation d’Amazon, les vendeurs étaient forcés de commercialiser leurs produits à des prix inférieurs à ceux qu’ils affichaient sur des plateformes concurrentes. Cette pratique lui conférait un réel avantage concurrentiel.

En décembre 2018, un autre sénateur américain, Richard Blumenthal, écrivait à la FTC, une agence gouvernementale qui veille au contrôle des pratiques commerciales anticoncurrentielles, pour se plaindre des conditions imposées par Amazon et qui selon lui mènent à « étouffer la concurrence et à augmenter artificiellement les prix ».

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Amazon est d’autant plus critiqué que les vendeurs qui venaient à ne pas respecter cette clause étaient systématiquement déréférencés ou moins visibles sur la plateforme. Face à la pression des deux sénateurs, l’entreprise a été poussée à abandonner cette condition coercitive aux États-Unis où il le pratiquait encore.

En ce qui concerne l’Europe, le géant du e-commerce avait arrêté d’imposer cette parité tarifaire aux vendeurs depuis 2013, à la suite d’une enquête lancée par les autorités britanniques et allemandes.

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