Amazon affirme avoir payé 250 millions d’euros d’impôts en France en 2018

Amazon affirme avoir payé 250 millions d’euros d’impôts en France en 2018. Sur cette somme, 150 millions d’euros sont des prélèvements directs (taxes et cotisations sociales). Pour rappel, le chiffre d’affaire du géant du e-commerce a atteint les 4,5 milliards d’euros l’année dernière. 

Crédits : Amazon-presse.fr

Accusé régulièrement de ne pas payer d’impôts ou pas assez, Amazon a décidé de jouer la carte de la transparence et a annoncé ce jeudi 19 décembre le montant de ses impôts en France en 2018 : 250 millions d’euros. Sur cette somme, 150 millions d’euros sont attribués à des prélèvements directs (impôts sur les sociétés, cotisations patronales, impôts locaux et autres). Le reste était à destination de l’Etat comme la TVA, ou la CSG. Au total, l’entreprise a atteint les 4,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’année dernière.

Cette soudaine « envie » de communiquer sur ces chiffres survient alors qu’une centaine de contribuables français viennent de porter plainte contre le géant du e-commerce pour le non-respect de ses obligations fiscales en France. « Je savais qu’il y avait des interrogations quant à notre impact économique et le montant d’impôts que paie Amazon en France », déclarait Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France, sur les antennes de France Info. « Je souhaite apporter un éclairage plus concret sur notre contribution à l'emploi, la croissance, au financement des services publics et du modèle social français », ajoute-t-il.

Amazon, destructeur d'emploi

Selon le patron, Amazon emploi 9300 collaborateurs répartis sur 20 sites logistiques en France. « La France est essentielle à Amazon […] nous avons investi plus de 6,8 milliards d’euros dans nos activités françaises depuis 2010″. Des chiffres qui sont en totale contradiction avec les accusations de Mounir Mahjoubi, député LREM et ex-secrétaire d’état chargé au numérique.

Pour Mounir Mahjoubi, Amazon est responsable de la destruction de 7900 emplois. Selon l’homme politique, l’entreprise américaine « détruit plus d'emplois qu’elle n’en crée. À chiffre d’affaires équivalent, ses entrepôts embauchent 2,2 fois moins de salariés que les commerçants traditionnels. Son activité retail, soit hors Marketplace, a potentiellement supprimé 10 400 emplois dans le commerce de proximité. Marketplace compris, ce seraient 20 200 postes en moins », assure l’ancien secrétaire d’état.

De son côté, le gouvernement n’a pas souhaité réagir au communiqué d’Amazon. Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, a fait savoir en début décembre que la France ne retirerait son projet de taxation nationale des GAFA, à condition de mettre en place une solution internationale.

Source : France Info



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