Un laboratoire améliore les robots avec de vrais muscles, vous avez dit Terminator ?
Pour leur permettre de sauter, nager ou encore saisir des objets plus efficacement, des chercheurs ont créé des muscles pour robot. Les résultats sont encourageants. Ou effrayants, c’est selon.

Aussi sophistiqués qu’ils soient, les robots humanoïdes actuels ressemblent à des robots. Impossibles de les confondre avec nous. Mais ces dernières années, des chercheurs développent de quoi brouiller la frontière avec une peau leur donnant la capacité de sourire, ou un visage permettant au robot de parler avec une synchronisation labiale parfaite. Difficile de ne pas y voir un pas de plus vers la création d’un Terminator, les compétences létales en moins (en théorie).
Et ce n’est pas près de s’arrêter : en Suisse, le Laboratoire de robotique souple de l’École polytechnique fédérale de Zurich dévoile ses dernières avancée en matière de robots bio-hybrides. C’est-à-dire dotés de parties biologiques, en l’occurrence des muscles créés artificiellement à partir de cellules de souris. « Nous commençons tout juste à concevoir des robots d’une manière plus naturelle », explique le professeur Robert Katzschmann.
Des robots humanoïdes dotés de fibres musculaires
Résultat des recherches : la création de « bio-actionneurs » d’environ 1,5 centimètre de long chacun. « Ces actionneurs sont constitués de tissu musculaire vivant et d’une structure artificielle en hydrogel. Ils sont capables de se contracter avec une telle force que le mouvement est visible à l’œil nu ». Ils sont aussi très efficaces, avec « une amplitude de mouvement jusqu’à onze fois supérieure à celle observée sur des systèmes antérieurs dotés d’une quantité comparable de tissu musculaire ».
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Rassurez-vous, nous sommes encore loin de l’avènement des machines. Bien que les robots dotés de ces actionneurs puissent sauter, saisir des objets et même nager, ils ne peuvent effectuer leurs mouvements que dans une solution nutritive alimentant les muscles afin de les maintenir « vivants ». Pour qu’ils en sortent, il faudra d’abord développer un système vasculaire artificiel capable de fournir oxygène et nutriments aux muscles, tout en retirant les substances inutiles. Comme le nôtre en résumé. Si ça dérape, il existe toujours la solution adoptée dans le film Terminator 2.
Source : ETH Zurich Soft Robotics Lab