Ce rapport alarmant de HP dévoile un type d’attaque que même les experts en cybersécurité n’arrivent plus à repérer
Un rapport de HP dévoile une vague d'attaques qui ne ressemblent en rien à des intrusions classiques. Les pirates se servent d'outils informatiques de confiance pour agir sans éveiller le moindre soupçon. Cette technique se fond si bien dans l'activité normale qu'elle devient presque impossible à détecter.

La sécurité informatique repose souvent sur la détection de comportements suspects. Les logiciels malveillants déclenchent des alertes dès qu'ils tentent une action inhabituelle. Mais cette logique montre ses limites face à des programmes déjà reconnus comme fiables. Récemment, des pirates ont trouvé une astuce redoutable pour passer entre les mailles des filtres anti-phishing. Ils hébergeaient leurs pièges sur des plateformes de confiance. Cette stratégie du camouflage gagne du terrain et brouille la frontière entre activité normale et menace réelle.
Les outils d'accès à distance montrent parfaitement ce basculement. Conçus pour le dépannage ou le télétravail, ils permettent de contrôler une machine de loin en toute légalité. Le problème survient lorsqu'un attaquant en prend le contrôle à la place du propriétaire. D'autres enquêtes ont déjà révélé l'ampleur de campagnes menées par des pirates très organisés. Ces derniers se déguisaient pour infiltrer les entreprises. Une nouvelle analyse confirme que ces logiciels deviennent une arme de choix pour les cybercriminels.
Les pirates détournent des outils d'accès à distance pour contrôler les appareils sans alerter la sécurité
Le HP Threat Insights Report, qui couvre la période de janvier à mars 2026, documente cette tendance. Selon ce document, des attaquants exploitent des logiciels légitimes comme LogMeIn ou ScreenConnect. Ils prennent la main sur les machines visées. Tout commence par un e-mail piégé, souvent lié à la fin de l'année fiscale. Un faux installeur, parfois déguisé en application de rencontre, fait aussi l'affaire. Une fois le logiciel installé, le pirate obtient un contrôle total qui ressemble à une simple opération de maintenance.
Le constructeur a aussi repéré de fausses solutions de récupération de portefeuilles crypto. Elles circulent via des plateformes de partage de code. Ces programmes volent les identifiants et les données avant de tout regrouper pour les exfiltrer. Leurs scripts truffés d'emojis trahissent un code généré par intelligence artificielle. La firme observe enfin que 11 % des menaces par e-mail ont franchi au moins un filtre. Les fichiers exécutables représentent 39 % du malware diffusé. Suivent les archives à 38 % et les PDF à 10 %.