Cette comète venue d’ailleurs crache un gaz que les astronomes n’avaient jamais vu
Le télescope James Webb a fait une trouvaille inédite sur une comète interstellaire. Cet objet venu d'ailleurs libère un gaz encore jamais détecté sur ses semblables. Sa composition trahit un berceau bien différent du nôtre.

Les objets venus d'un autre système stellaire restent extrêmement rares dans notre ciel. Seuls trois ont été confirmés à ce jour traversant le système solaire. Chacun offre aux astronomes une occasion unique d'étudier la matière d'ailleurs. Le dernier en date intrigue les chercheurs depuis sa découverte en 2025. Les analyses laissent penser qu'il compte parmi les corps les plus anciens jamais observés. Sa vitesse vertigineuse et sa chimie étrange en font un sujet d'étude fascinant.
Cette comète a déjà livré plusieurs surprises au fil des mois. Des instruments puissants la suivent de près pour percer ses secrets. Une sonde de la NASA avait même capté sa trace bien avant son officialisation. Chaque nouvelle observation révèle un comportement inattendu. Le télescope spatial James Webb vient justement d'ajouter une pièce de taille au dossier.
Le télescope James Webb détecte du méthane sur la comète interstellaire 3I/ATLAS
Le télescope spatial James Webb a repéré du méthane autour de la comète 3I/ATLAS. C'est la première fois qu'un tel gaz est observé sur un objet interstellaire. Selon une étude publiée dans The Astrophysical Journal Letters, sa quantité surprend. Elle dépasse largement ce que l'on voit sur les astres de notre système. L'instrument a mené ses relevés en décembre 2025, moins de deux mois après le passage au plus près du Soleil. À cette période, l'objet venait de franchir la ligne au-delà de laquelle l'eau gèle. La production de vapeur d'eau avait alors fortement chuté.
Ce méthane n'était jamais apparu sur les deux précédents visiteurs interstellaires connus. Il serait enfoui profondément dans le noyau de la comète. La chaleur du Soleil a mis du temps à l'atteindre avant de le faire jaillir. Pour les chercheurs, l'objet aurait subi un fort réchauffement dans son système d'origine, vidant le méthane de ses couches externes. Cette signature chimique pointe vers un berceau très différent du nôtre. Cet astre serait né bien avant le Soleil, dans les premiers âges de notre galaxie. Il aurait alors près de trois fois l'âge de notre système solaire.