Chiffrement : l’équipe d’Emmanuel Macron s’explique, En Marche arrière !

Le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron souhaite, en matière de terrorisme, que les forces de sécurité puissent accéder aux données cryptées des géants de l’Internet tels que Google, Facebook, WhatsApp, iMessage…Cette annonce a suscité des interrogations et l’équipe d’En Marche tente d’apporter davantage d’explications.

 

Données cryptées : précisions sur les mesures de Macron

Comme nous le révélions récemment, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron veut, en matière de terrorisme, organiser une grande conférence de négociations entre Etats et sociétés de l’Internet afin de permettre aux services de sécurité d’accéder aux données cryptées des utilisateurs de réseaux du type WhatsApp, Facebook, Twitter…et tant d’autres. Il reproche à ces sociétés de permettre aux extrémistes de tirer profit des facilités de la cryptologie moderne et d’être complices d’attentats.

Sentiment d’amateurisme

Si cette annonce a fait grand bruit, elle a pu laisser aux auditeurs un certain sentiment d’amateurisme de la part du candidat sur le sujet ; d’autant plus qu’il dispose de l’ancien président du Conseil National du Numérique (CNNum), Mounir Mahjoubi, dans son équipe et opposé au déchiffrement. Il semble que ce ne soit pas les fournisseurs qui disposent des clés, mais bien les utilisateurs des services de messagerie de type WhatsApp, iMessage ou Telegram.

Tentative d’explications

Des doutes sur les réelles volontés du candidat sont apparus : à savoir que certains se sont demandés s’il comptait s’attaquer au chiffrement lui-même, soit en l’interdisant, soit en créant des portes dérobées, soit en le cassant. Ce qui fragiliserait dans tous les cas la sécurité des données de millions d’utilisateurs.

Dans un communiqué de presse publié mardi soir, l’équipe de campagne a tenté d’expliciter les propos de leur poulain. Il en ressort qu’il n’y aurait aucun projet de destruction de la cryptographie, qui permet de sécuriser les communications et les données bancaires. Si l’équipe admet que le fournisseur ne dispose pas des clés de déchiffrement, elle persiste à affirmer que des actions sont faisables et avancent le refus de coopération de la part de certains opérateurs. L’équipe assure également que lorsqu’il n’y a pas de chiffrement de bout en bout, il est question de réclamer les contenus déchiffrés et non les clés de déchiffrement.

Toujours est-il que le prétendu Sauveur, prétendu candidat du renouveau, ne soit pas  juridiquement à jour et que cette annonce ne soit qu’un argument de campagne. Les services de messagerie chiffrées de bout en bout peuvent déjà renseigner via les métadonnées (données périphérique). A cela s’ajoute que l’Union européenne a engagé un projet d’alignement du statut de ces services de messagerie sur celui des opérateurs de téléphonie en matière judiciaire.

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