Addiction aux smartphones : on vous dit tout !

L’arrivée du smartphone dans notre quotidien a incontestablement changé nos vies. Qui aurait imaginé avant son apparition sur le marché grand public qu’il allait devenir notre compagnon de route au quotidien ? Il nous permet de tout faire, à tout instant, n’importe où. C’est une révolution technologique qui nous a sans aucun doute apporté énormément.

addiction smartphone attention

Seulement voilà, le smartphone a pris une telle place dans notre quotidien que beaucoup d’utilisateurs ont du mal à s’en passer. Aucun produit technologique n’avait autant influé sur notre façon d’être, notre façon de faire, de penser.

Selon un sondage de Pew Internet Project, 67% des personnes interrogées possédant un téléphone portable avouent regarder leur smartphone pour vérifier si elles n’ont pas de messages, appels ou textos même quand aucun signal n’a retenti.

44% disent dormir avec leur téléphone portable à côté du lit ou sous l’oreiller pour ne rien râter. Pire, 29% disent « ne pas pouvoir s’imaginer sans leur téléphone ». Le smartphone a eu un tel impact sur nos vies que beaucoup d’entre nous en sont devenus esclaves.

A tel point que pour certains, c’est devenu une addiction. Impossible de s’en séparer. Son absence provoque chez certains des angoisses, du stress. Une réaction totalement invraisemblable, impossible à imaginer il y a quelques années.

Une maladie spécifique a même été inventée pour définir ce phénomène : la nomophobie. Nous faisons le point sur ce phénomène d’addiction au smartphone de plus en plus répandu dans le monde : impact relationnel, psychologique, social. Après avoir lu ces lignes, vous devriez voir votre smartphone différemment.

La psychologie des notifications

S’il y a bien un élément qui rend les utilisateurs particulièrement accros, ce sont les notifications. Une notification c’est un peu comme si le téléphone fixe sonnait toutes les dix minutes dans les années 80. Ces bips incessants signifient, pour les utilisateurs que nous sommes, que quelque chose se passe.

Et dans ce monde où tout va plus vite, nous ne voulons rien manquer. Un bip, c’est le signe qu’il faut voir de quoi il s’agit. En plus du son, bien souvent, l’écran du smartphone s’allume brièvement, sur certains une diode lumineuse clignote. Tout ce qui clignote, qui s’allume, stimule l’oeil humain, et instinctivement nous avons envie d’en savoir plus. La curiosité, quel vilain défaut parfois.

C’est une sorte de conditionnement pavlovien. Pour ceux qui ne connaîtraient pas les expériences du célèbre Pavlov, petit rappel. Ivan Pavlov a entrainé son chien pour qu’il se comporte d’une certaine manière en fonction du son d’une cloche.

Lorsque le chien avait le comportement demandé par Pavlov il le récompensait avec de la nourriture. Comme chacun le sait, manger provoque une réaction salivaire. A force de répéter cette expérience, le chien a fini par saliver simplement en entendant le son de la cloche, plus besoin de nourriture. Pavlov a découvert une réponse physique involontaire de son chien uniquement avec le son d’une cloche.

psychologie notifications addiction smartphone

Il en est de même avec nous, êtres humains, et les notifications. Lorsque le bip se déclenche, une certaine impatience, un léger stress ou toute autre émotion que l’on ne devrait pas ressentir en entendant un simple son se manifeste.

Conscients de cette réaction tout à fait inconsciente, les développeurs ont redoublé d’ingéniosité pour stimuler cette curiosité dans leurs applications. Les meilleures d’entre elles créent un lien émotionnel entre un sentiment et le service qu’elle fournit.

Pour faire simple, il existe deux types de notifications. Les notifications externes et les notifications internes qui créent cette connexion mentale. Les messages externes proviennent de notre environnement : une notification Twitter ou Facebook, un lien sur lequel cliquer, tout ce qui amène l’utilisateur à accéder à une autre étape.

Les messages internes, eux, sont basés sur les émotions. Par exemple : je me sens seul au monde et sans amis, je vais consulter Facebook; j’ai des doutes sur une information, je vais chercher sur Google; je m’ennuie profondément, je vais lire un article sur Phonandroid parce que ce site est vraiment fun.

Le top du top, ce sont les applications qui savent lier les messages externes et les messages internes. Les champions du monde sont par exemple les applications de transport, ou encore Google Now.

Prenons un autre exemple : vous avez un train à prendre, vous êtes terriblement en retard et ne connaissez pas le quai de départ. Vous n’avez qu’à regarder votre smartphone et vous avez une notification avec l’heure exacte de départ, le quai, et le temps de marche avant d’arriver jusqu’à votre train.

Cette notification, c’est votre Graal. Sans elle, vous seriez dans un état de stress monumental, vous seriez perdu au sens propre comme au figuré. Le smartphone se substitue à votre cerveau en quelque sorte.

Il pense pour vous, vous rappelle ce que vous avez tendance à oublier. Et sans lui, vous seriez complètement perdu. Le smartphone se substitue en quelque sorte à votre capacité de réflexion, d’adaptation à votre environnement.

La nomophobie ou la peur de vivre sans son smartphone

Vivre sans son smartphone ? Totalement inenvisageable pour la majorité des utilisateurs. A tel point qu’une nouvelle maladie est née : la nomophobie. Le terme « nomophobie » est l’abbréviation de « no mobile phobia » ou « peur de se retrouver sans son mobile ».

Ce phénomène ne concerne pas qu’une minorité des utilisateurs bien au contraire. Selon une étude britannique menée en 2012 (il y a donc déjà deux ans, le phénomène a empiré depuis) 66% des utilisateurs sondés avouaient être nomophobes. Pour ceux qui douteraient du fait que c’est bien une maladie, sachez qu’elle fait partie des pathologies communicationnelles :

La nomophobie provoque des troubles psychologiques entraînant un besoin excessif, incontrôlable voir obsessionnel d’utiliser un téléphone au point d’y consacrer tant de temps et d’énergie, que l’objet et son utilisation finissent par interférer négativement avec la vie quotidienne, professionnelle ou affective du sujet qui peut développer une anxiété, parfois phobique et/ou une dépression qui vont indirectement aussi affecter son entourage.

Beaucoup d’utilisateurs sont devenus les esclaves de leurs smartphones, à tel point qu’ils peuvent être victimes d’attaques de panique, voir leur respiration qui deviendrait courte, des nausées, des tremblements ou un rythme cardiaque accéléré.

esclave smartphone

Les psychologues s’accordent à dire que cette dépendance aux smartphones et le plus souvent le fruit d’une carence. Les réseaux sociaux par exemple répondent à trois besoins humains : l’attachement, l’appartenance à un groupe et la reconnaissance.

Si l’un de ces besoins n’est pas satisfait, la création d’un « moi » virtuel et idéal peut devenir un moyen de compenser. La mode du selfie témoigne de ce narcissisme assumé par les utilisateurs. Ils ont besoin d’exister en permanence.

Autre impact psychologique, les utilisateurs n’acceptent plus d’être frustrés. Avec les smartphones ils ont tout, tout de suite et maintenant. Les plus anciens utilisateurs ont vécu sans les smartphones et sont donc moins touchés par ce phénomène. Mais les jeunes adultes, ceux qui sont nés avec un smartphone dans les mains, ne connaissent pas ce sentiment de frustration. Ou peu.

Le problème c’est que les évolutions successives n’ont pas aidé les utilisateurs à atténuer l’impact des smartphones sur leur quotidien. Les constructeurs font des appareils toujours plus performants et les opérateurs proposent des forfaits toujours moins chers avec des volumes de data toujours plus importants. Et on ne parle même pas des objets connectés.

Alors oui, psychologiquement, beaucoup d’utilisateurs sont devenus complètement addicts. A tel point, qu’ils privilégient les relations virtuelles aux relations réelles. Leur « moi » virtuel a pris le dessus sur leur « moi » réel. Tous les observateurs constatent que les relations humaines se sont dégradées depuis l’émergence du smartphone.

Le smartphone synonyme de destruction sociale

Au delà de son impact psychologique sur son utilisateur, le smartphone a aussi tristement affecté les rapports humains, sociaux. Alors qu’à l’origine, le téléphone portable est un outils permettant de favoriser la communication, aujourd’hui, il la tue.

Il n’est pas rare de voir des amoureux au restaurant, les yeux rivés sur leurs smartphones, chacun dans son univers, ne partageant aucun moment. Les repas de famille sont décousus, chacun consultant son portable dans son coin dès qu’un bip retentit.

D’ailleurs, on assiste parfois à des scènes complètement surréalistes. Car aujourd’hui, c’est celui qui a encore des règles de savoir-vivre qui passe pour un aliéné. Demander à quelqu’un de ranger son smartphone à table alors que tout le monde est en pleine discussion ? Inadmissible. C’est passer pour un vieux con, désolé du terme.

smartphone destruction sociale

Les smartphones ont pris une telle place qu’ils ont détruit les rapports sociaux. C’est ce que confirme une étude menée par KBPC qui révèle que les utilisateurs de smartphones consultent leur appareil en moyenne toutes les 7 minutes 30 ! Comment prendre le temps de réfléchir, d’entamer une discussion, de faire quoi que ce soit si nous détournons notre attention toutes les sept minutes ?

On ne prend plus le temps de se parler vraiment, de se voir, de se retrouver pour boire un verre, un café. Non. Un sms ça va plus vite, avec Snapchat on peut même envoyer des vidéos alors à quoi bon se déplacer. En fait le virtuel offre de telles possibilités que certains trouvent presque la vie réelle fade.

C’est aussi un moyen de se créer une identité différente de ce qui l’on est vraiment. Souvent les plus addicts aux smartphones sont des individus qui manquent de confiance en eux disent les psychologues. Se mettre en scène sur les réseaux sociaux, ce narcissisme exacerbé, leur permettait de se donner de l’importance. Ou en tout cas, de se voir comme quelqu’un de plus important.

Exemple tout bête, et drôle de surcroît (expérience personnelle). Ce week-end, en bon addict que je suis, je fais un tour (le 58ème de la journée) sur mes réseaux aux alentours de 19h. Là, je vois un statut de ma nièce, 15 ans, qui affirme « Go en soirée ! Ça va être trop bon ! ». En effet, elle allait en soirée, chez moi, manger un boeuf bourguignon. Et elle m’a dit que c’était bon. Tout est dit.

Loin de nous l’idée de sortir le discours du « c’était mieux avant » mais les faits sont là. Les smartphones nous envahissent et il est bien difficile pour beaucoup de s’en séparer. Etant un produit relativement jeune, il a remplacé pour beaucoup l’écran de télévision.

Dans les premières années de mise sur le marché des télévisions, les ménages passaient leur journée devant l’écran (il y en a encore aujourd’hui). Puis avec les années, nous avons appris à adopter cette technologie en se limitant, en prenant en compte aussi ses défauts.

Pour les smartphones, il faudra une remise en question importante des utilisateurs pour revoir leur façon d’appréhender leur compagnon. Le smartphone est avant tout un outil, il faut donc l’utiliser en tant que tel.

Même si techniquement il le permet, l’idéal serait qu’il ne se substitue pas à un bouquin par exemple, à une bonne soirée entre amis, à des rencontres physiques et non virtuelles. Sans compter que se détacher un peu de cette technologie permet à l’esprit de se réapproprier son environnement, de penser, de réfléchir, de contempler, bref de vivre.

Réagissez à cet article !
  • guest

    Et le fanboyisme chez apple et samsung ça s’appelle comment :)?

    • LePetitJimmy

      Chez Apple -> ceux qui ont rien compris à la vie

      Chez Samsung -> ceux qui ont tout compris à la vie ;)

      • Théodore

        J’ai un Samsung Galaxy Core Prime et un iPod Touch, alors j’ai compris la vie à moitié ?

        • to chiro

          ça dépend tu utilises + lequel des 2 appareilles je pense

          • Théodore

            moitié moitié :)

          • mdr

            je dirais que tu l’as compris qu’à seulement 25%

      • Hugo

        donc tu es un fanboy ?
        Généralement quand on est fanboy de n’importe quelle marque c’est pas top top ^^

      • Teddy

        J’étais content de lire un article intelligent, mais je n’imaginais pas qu’on puisse détourner le truc pour troller… Dommage cette fois

    • fred

      le mougeonisme :)

  • Théodore

    dans l’image il y a « gimme » sa veut dire « give me » ?

    • Technology

      ..

    • psgced

      Tu n’as jamais entendu, certaines américaines criees, sur certains programmes télés, : gimme more, gimme more.. ? Lol
      I gotta go ^^

      • Théodore

        I gotta go c’est « I have to go »

        • psgced

          Oui c’est ce que j’ai voulu dire par sa. J’ai fais une blague foireuse donc je m’en vais.
          Mais plus généralement j’avais en tête que gotta était la contraction de getting to tout comme gonna était la contraction de going To. Après j’suis pas prof d’anglais juste seriphile ^^

  • TheLonelyCyborg

    C’est quoi ces idées pessimistes du phénomène ? Pas un paragraphe sans un « malheureusement », « tristement », et j’en passe. Utiliser un smartphone reste avant tout un fait social, et un fait social reste un fait social qu’on doit étudier comme tel.
    Une anthropologue américaine, spécialiste de « cyborg anthropology » (oui, les américains et leurs courants…), parle du smartphone comme un phénomène « cyborg » ; en gros, les « cyborgs » qu’on imagine dans la SF ne vont pas forcément arriver comme dans nos fantasme (comme ma PP quoi ^^), mais sous des formes alternatives qui vont nous « augmenter » grâce aux machines. Et l’idée, c’est qu’on serait tellement bercé dedans, ça configurerait tellement nos schèmes de pensée au point de devenir idéologie d’époque, qu’on ne s’en rendrait même pas compte.
    En somme c’est une branche de la sociologie et de la philosophie des techniques, et en passant, la psychologie n’est à mon avis pas le meilleur allié pour étudier les phénomènes techniques dans leur composante individuelle et sociale.

    Je pense que la sociologie est un angle intéressant pour étudier l’impact des smartphones, car isoler son utilisation du reste de la vie sociale paraît réducteur. Je pourrais prendre un exemple aussi symbolique mais bougrement plus révolutionnaire quoique vu comme un progrès mélioratif pour le coup : l’arrivée du GSM (oui, pas du smartphone, juste des vieux trucs à clapets avec Mobicartes) chez des peuples pasteurs nomades, disons en Afrique ou Asie, peu importe. Essayez d’imaginer l’impact monumental de ces arrivées sur leurs modes de vie (économie, rapports sociaux…), largement supérieur à celui des smartphones chez nous. Vous pensez qu’ils en font des articles psychologiques et qu’ils se pensent malades pour autant ?

    Bref arrêtons la dramaturgie et soyons concrets dans l’analyse. Et désolé du pavé au passage c’était mon instant réflexion du mois, et sur ce je retourne sur mon smartphone :)

    • Alex Penaud

      C’est vrai que l’on est pas dans une démarche de jugement mais nous ne sommes pas sur un papier de recherche non plus. L’auteur fait donc paraître son avis à travers cet article.

      Le phénomène « cyborg » comme tu l’appelles, c’est un peu comme l’homme augmenté. Comme la voiture est le prolongement de nos jambes, la caméra est le prolongement de nos yeux, le smartphone le prolongement de notre voix (de nos yeux, de notre ouïe, etc) mais aussi de notre cerveau (déléguer des tâches à notre smartphone, comme les rappels, etc).

      On peut penser que déléguer des tâches à notre smartphone pourrait libérer du temps de cerveau, mais utilise-t-on bien ce temps ?

      Pessimiste ? Peut-être. Mais il y a quand même une certaine réalité qui se dessine, et dont il nous reste à découvrir les évolutions.

      Pareil, pour les robots. J’ai toujours entendu partout qu’il ne faut pas s’inquiéter de leur arrivée, puisqu’il y aura toujours du travail disponible, que si un travail disparaît, ce sera au profit d’un autre. C’est une vision optimiste de cette arrivée.

      Le fait est qu’un robot peut remplacer un homme dans certaines professions, et pourra aussi le faire de plus en plus dans les professions restantes. Que nous restera-t-il ? Mis a part des jobs d’entretien des robots et encore ? Je suis aussi pessimiste sur cela.

      La technologie a toujours été à double tranchant. Elle apporte autant de bon que de mauvais, autant de dérives qu’elle ne sert les gens.

      Enfin c’est juste mon avis, je peux me tromper sur pas mal de choses :)

    • SALLAH

      Doucement , Doucement n’allons pas vite en besogne,Pas peu importe , renseigne toi avant de prendre des exemples. En afrique nous n’avons pas beaucoup de probleme par-rapport a la dépendance technologique et a toutes « vos conneries occidentaux ». Ce fait social est sous doute ici moins répandu que dans le reste du monde mais ici c’est plus un marqueur social qu’autre chose, en effet moi qui n’en a pas , je suis comme marginalisé. Mais il ne représente ou provoque en aucun cas un facteur d’échecs scolaire de trouble ou encor un phénomène « cyborg », il reste a tout point de vue juste un outils. Malheureusement surement dans 5ans nous aussi on finiras comme vous « accros » . Ici nous on rigole quand on entend qu’un jeune s’est battu avec ses parents a cause d’un smartphone; Je pense c’est juste un problème flagrant d’éducation.

  • Alex Penaud

    Je suis sidéré de ne voir aucun commentaire sur la pertinence de cet article. Pour une fois que l’on a autre chose que les traditionnelles news (qui n’en sont pas pour la plupart), c’est rafraîchissant. je vous remercie de porter un peu d’attention à la réflexion sur notre usage des technologies, au travers de ses atouts comme de ses dérives.

    Continuez comme ça :)

  • nahi

    Je suis le seul à désactiver toutes les notifications sur mon tel ? Email compris.
    Je trouve qu’il n’y a rien de plus chiant que toutes ces notifs de dizaines d’applis dont je me fous a 99,9%

    • Lulilule

      Perso c’est simple : pas d’app pour les réseaux sociaux sur mon téléphone.

      Les mails je désactive, mais plus parce que j’y reçois à peu près 99% de messages non pertinents que parce que je n’ai pas envie d’être notifiée de l’arrivée des 1% restant. :/ C’est un peu le problème.

  • fun-evil

    Ayant été il y a plus d’un an quand même assez accro à mon portable ( comme la majorité des jeunes quoi), je me suis retrouvé quasiment 4 mois sans smartphone car il était défectueux et je n’avais pas encore assez de sous pour m’en payer un nouveau, j’ai donc vécu de mai 2014 à aout 2014 ( donc pendant toutes les vacances d’été ^^) sans moyen de communiquer autre que mails et fb quand j’allais sur mon pc le soir )

    c’est vrai qu’au début c’est assez chiant et déroutant, mais on s’y fait vite et c’est presque devenu normal pour moi de ne plus utiliser de portable jusqu’à ce que j’en achète un autre.

    Et la on se rend compte à quel point ses proches sont accros à leur portable et passent leurs temps dessus et se coupent quand même pas mal du moment présent.

    donc cette petite expérience m’a fait faire une petite introspection, une remise en question, et j’utilise donc beaucoup moins mon portable quand je suis en société (famille, amis etc), donc c’est une bonne expérience à vivre même si elle fut compliqué d’un point de vue organisation au début ^^

    ps: idem pour les personnes qui passent leur temps à prendre des selfies, snapchat etc en soirée etc, je trouve que c’est gacher son temps pour immortaliser un moment, et du coup on ne profite pas à fond de ce moment, pour moi c’est même un peu stupide de perdre son temps à faire ca, mais ce n’est qu’un avis personnel qui s’éloigne un peu du sujet :)

    • Thibaut

      Je plussoie !
      J’ai eu mon bac vers 2010 et jusqu’au bac mes parents m’ont interdit d’avoir un téléphone portable, j’étais le seul dans ce cas. Au final j’arrivais bien à me débrouiller sans.
      C’est vrai que je trouve aussi que les gens ne savent plus savourer l’instant présent simplement. A l’occasion j’aime bien partir avec quelques potes (ils sont pas beaucoup à vouloir :P) dans un bout de forêt bien paumé pendant 3 ou 4 jours sans électricité, eau courant ni portables.

      • fun-evil

        oui c’est vrai que ca peut être sympa de se couper de toutes les technologies pendant quelques jours, mais peu vont accepter ^^

        et puis c’est comme ca que tous les films d’horreur type Slasher commencent et sans portable impossible de joindre de l’aide, alors je dit méfiance ;)

        • Thibaut

          Ah ça je confirme, il y a pas grand monde qui veut. xD

          Quand je dis pas de téléphone c’est que tout est éteint mais on est pas inconscient, on garde un téléphone en cas d’urgence. ;)
          Et les films c’est bien mais en vrai la nuit en forêt tu risques pas de te faire bouffer par grand chose. Le plus « gros » truc qu’on ai vu c’est un renard la nuit quand on était autour du feu alors ça va. ^^

          • fun-evil

            oui je me doute ;)

            mais attention quand même, on est pas à l’abri du retour de Jason Voorhees un soir de pleine lune ^^

      • Ophi

        j’ai fais l’expérience dans une forêt en Ardennes belge , et bien j’étais content d’avoir mon smartphone qui fait gps

        • Thibaut

          Fallait prendre une carte papier sinon. ;)

          • Ophi

            dans une forêt c’est pas super utile!

          • Thibaut

            Ça dépend de comment tu arrives à te repérer.

  • Lulilule

    Pour ceux qui ont le courage, il y a aussi cette vidéo sur TEDx d’une chercheuse qui explique l’impact qu’ont les smartphones sur les relations sociales : http://www.ted.com/talks/sherry_turkle_alone_together

  • FrenchEpicGaming

    Super article!
    Bravo a tous!
    Sinon , il y a un terme pour les tablettes?
    Car moi j’ai pas de smartphone (écran trop petit a mon goût , moi s’est 8″ minimum).
    Sinon , je peut me passer de ma tablette mais comme ma tablette est mon moyen de m’informer sur l’actu et sur l’informatique , je l’utilise tout les jours , environ 2h à 6-7h (6-7 le week-end et les vacances).

  • Teddy

    Ça fait plaisir un article intelligent, il devrait en avoir plus souvent…
    PhonAndroid 2.0

  • turican57

    Un bon article qui met en avant les mauvais côté du smartphone, car il est vrai que beaucoup de nos jours ne savent pas sans passer.

    Après on peut espérer que ça face un peu comme Facebook et qu’avec le temps il y est un essoufflement. Du moins c’est ce que j’ai constaté, avant tout le monde poster tout et n’importe quoi sur leur mur, et maintenant beaucoup ne poste plus rien, et il reste qu’une petite partie accro à ce réseau qui continue de poster, plein de statut.

    Même si le smartphone est un outil bien pratique, ça ne doit pas être le centre de sa vie. Et il est vrai que qu’en on est autour d’une table, c’est tout de même mieux de ranger son téléphone, rien que par respect envers les autres.

    On verra bien comment tout ça évolue dans le temps.

  • taf

    Bof….j’ai un smartphone que je regarde régulièrement (actualités FB YouTube etc),je vais a des soirées entre potes,en famille,je fait du sport, des balades a la campagne..je ne suis pas isolé même moins qu’avant car je garde le contact avec des personnes qui sont loin.au resto le tel est éteint.il m’arrive de le laisser chez moi quand je sort quelques heures. Pour moi cet article est trop caricaturale. (Ou alors je fait partie des personnes qui ne sont pas adict) De la a dire que le smartphone annonce la mort du lien social je trouve ça un peut gros! Avec FB rien de plus facile qu’organiser une soirée ou un événement !!! Le lien social évolue et la société aussi. En quoi il vaut mieux chercher une info dans un livre que sur le tel? Pourquoi utiliser un support comme ca alors qu’il y’a un outil qui nous donne l’info 100x plus rapidement ? Pourquoi pendre le cheval alors que nous avons la voiture?

  • Romain Vitt

    L’usage que vous avez de votre smartphone est donc raisonnable. Vous ne faites sans doute pas partie des accros et l’utilisez à bon escient. L’article ici n’est pas une caricature, il montre jusqu’où peut aller l’addiction. Car il s’agit bien d’addiction pour certains. :)

  • Bon article. Vachement intéressant. Bravo!

    Tien d’ailleurs sur le point « Le smartphone synonyme de destruction sociale » il y a un truc qui m’agace, quand tu parles à une personne, et qu’il répond à un appel.

    C’est un truc qui me surpasse. La personne au téléphone devient plus importante que la personne avec qui tu parles. C’est vraiment illogique.

    Personnellement je ne réponds pas à un appel ou un texto quand je discute avec quelqu’un, mais le plus fou, c’est que souvent la personne te fait remarquer: « tu réponds pas à ton téléphone? »
    Et quand tu expliques ton point de vue. La personne ne comprend pas.

    Et ça c’est beaucoup plus fréquent chez les jeunes. C’est pour moi une chose qui me débecte.

  • Romain Vitt

    Merci beaucoup. Vos retours positifs nous encouragent à poursuivre dans ce sens ;)

  • Romain Vitt

    Merci beaucoup ;) Pour les tablettes il n’y a pas de terme à proprement parler. Le smartphone a certaines particularités que l’on ne peut pas appliquer aux tablettes. Si c’est avant tout un moyen de s’informer et de travailler, on ne peut pas parler d’addiction. Elle est certainement un substitut de l’ordinateur. Si vous pouvez vous en passer, alors vous n’êtes pas accro. ;)

  • Romain Vitt

    Merci :) En effet il y a parfois des attitudes que l’on a du mal à comprendre. Surtout pour ceux qui ont connu la vie sans les smartphones. Ça ne nous rajeunit pas tout ça ^^

    • Ouai tout a faits.
      L’article est très bon pour mettre ce point en avant, qui pour moi est vraiment
      catastrophique humainement. C’est vraiment terrifiant.

      Le seul point où j’ai un doute c’est sur la télévision. j’ai plus l’impression que les gens qui se sont éloignés de la télé sont en fait… sur leur Pc. Et ce n’est pas forcément mieux.

      En fait c’est bizarre la tournure que prend note société. Elle s’éloigne de plus en plus de ce qui enrichit le plus l’être humain, à mon avis, lire. Et directement ou indirectement, la cause c’est les nouvelles technologies.

  • Moi je suis accroché à mon galay note 2

  • Lex

    Suis dépendant de mon iPhone

    • guest

      Courage mec ça va aller

      • Lex

        Oui, ça va tellement bien avec, ça change…

  • Young Dough

    De nos jours les smarphones font presque tout, ils ne se limitent pas a placer des appels ou messages.
    leur polyvalence fait d’eux le meilleur confident qu’on pourrait avoir, moi perso quand je suis a la maison je suis toujours sur le web: faire des recherches, lire des artices surtout sur phonandoid,frandroid… si non je dors. Concernant La TV je ne regarde parfois que du Sport et les documentaires.
    en consequence j’attire la colere de ma femme contre moi.

  • Stef80

    Et bizarrement, c’est parti de qui… ? ;)

  • Stef80

    Il y a plein de bonnes vidéo sur TED.COM

  • ellimac

    Super article ! continuez ainsi car c’est bien plus agréable à lire que l’avalanche de post sur les rumeurs :)

  • Lôrd Ralf Adolf

    c’est un sujet intéressant ,par ce que quand vous marcher dans les rues de nos jours personne ne regarde 10 centimètre plus haut de sont tel

  • Carlos Nunes

    Je suis le seul à partir au boulot sans le smartphone alors !!! Oh putain sa fou les péteuchs

  • Ed

    Globalement, je partage le point de vue de l’auteur de cet article qui est plus que pertinent à l’heure actuelle. Un smartphone est un outil avec des applications sociales certes mais ça reste un outil. Par chance, je suis entouré d’amis ayant entre 20 et 30 ans encore capables de se retrouver en soirée sans mettre leur nez dans leur smartphone toutes les 5-10 minutes mais ce n’est hélas plus le cas de beaucoup de gens. Comme quoi ce n’est pas encore totalement « old school » même si certains, dont moi, n’ont connu les portables que vers leur 14-15 ans et encore, on avait pas tous les réseaux sociaux, la couleur sur l’écran et j’en passe.

    Je fais partie de ceux que cela irrite profondément quand, pendant un tête à tête (amical ou amoureux), l’autre met son nez dans son smartphone pour suivre le fil de l’actualité sur Facebook, Twitter ou je ne sais quel autre réseau. A cela, beaucoup disent que c’est pourtant quelque chose de social mais je ne partage pas cet avis. Le vrai contact social ne se fait pas par écran ou réseau interposé. On peut causer, échanger des idées, dialoguer (comme c’est le cas ici), on peut partager des images, des vidéos etc… et je suis franchement pour car j’utilise les réseaux sociaux, mais pas à outrance. Le partage social peut se faire par n’importe quel moyen mais pas le contact réel. Si on se faisait autant de baisers que l’on s’envoie de smileys qui miment cela, la vie serait sans doute bien plus douce pour chacun de nous!

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