Test de la Bbox fibre Wi-Fi 6 : Bouygues réinvente la roue

 
bbox fibre wifi 6

Dévoilée le 14 janvier 2020, la Bbox fibre Wi-Fi 6 n’est pas une box comme les autres. Munie en façade d’une roue (ou molette) et d’un écran de contrôle, elle se caractérise par son design et par ses possibilités d’évolution. Nous avons testée cette box disponible au sein du pack Ultym de Bouygues. Alors, a-t-elle toutes les cartes en main pour détrôner la Freebox Delta ? En route pour notre grand test.

Si les opérateurs ont tous sorti une nouvelle box l’an passé, Bouygues s’est fait un peu plus désiré. Il aura fallu attendre le début de l’année 2020 pour voir débarquer un nouvel appareil de la part de l’opérateur, appareil qui ne ressemble finalement à aucun autre. Bouygues a décidé d’offrir un look inédit à sa box, notamment pour y intégrer un affichage en façade contrôlable à la petite roue, mais aussi pour mieux dissiper la chaleur de l’appareil et le rendre plus évolutif dans la foulée. Ainsi est née la Bbox fibre Wi-Fi 6, disponible exclusivement au sein de l’offre Bbox Ultym. Au passage, il s’agit d’une box internet destinée uniquement aux détenteurs d’une connexion fibrée. Il convient d’insister sur ce point : tout comme la Livebox 5 du concurrent Orange, il n’est pas question ici d’une box ADSL/VDSL. Nous avons testé la nouvelle BBox fibre Wi-Fi 6 de de Bouygues et vous livrons nos conclusions après plus d’une semaine d’utilisation.

 Prix et disponibilité de la nouvelle Bbox fibre Wi-Fi 6

La nouvelle Bbox fibre Wi-Fi 6 est officiellement disponible depuis le 27 janvier 2020. Pour en bénéficier, il faut souscrire à l’abonnement Bbox Ultym : il n’est pas possible de se la procurer autrement. Ce pack s’affiche au prix de 24,99 € par mois, pendant un an. Au-delà, il passe à 41,99 € par mois. Pour ce prix, vous disposez à la fois de la partie modem/routeur (l’appareil que nous testons ici), mais également de la set-top box, laquelle n’a pas changé. On a toujours affaire à une box 4K, qui palpite sous Android TV.

L’abonnement Ultym donne droit à l’un de ces bonus au choix :

  • Le bouquet Canal+ Series, qui donne accès à des créations originales (Platane, The New Pope, La Guerre des Mondes, Baron Noir…), mais également à des contenus provenant de Showtime, FX et Fox Play. Bref, si Netflix reste le ténor en matière de séries TV, le bouquet Canal+ Series n’a pas à rougir et propose un contenu riche et varié
  • Une clé 4G, qui permet d’utiliser 20 Go de data par mois et peut accueillir jusqu’à 10 appareils simultanément
  • Le bouquet Bbox Jeunesse, qui permet d’accéder aux chaînes Tiji, Tfou Max, Boing, Boomerang, Toonami, Canal J et Baby TV
  • La plateforme Playzer, qui donne accès des milliers de clips et de concerts en HD

Au passage, notez qu’il est possible de changer d’option d’un mois sur l’autre, sans débourser le moindre centime supplémentaire.

Un design totalement inédit pour une box internet

Quand on sort de son carton la Bbox fibre Wi-Fi 6, ce qui surprend au premier coup d’œil, c’est son look inhabituel… pour une box internet, s’entend. L’appareil se présente sous la forme d’une sorte de gros cylindre noir légèrement cubique de 22,5 de hauteur. Son design (qui n’a pas été réalisé par Philippe Starck !) n’est pas sans rappeler celui d’une enceinte connectée qui aurait pris un peu d’embonpoint. Là où les autres opérateurs tendent à vouloir cacher leur box dans un meuble ou dernière la TV, la nouvelle Bbox est un objet qui aime se montrer.

En somme, tout de noir vêtue, cette Bbox nécessitera peut-être un nouvel emplacement chez vous. Dans notre configuration de test, nous avions placé le précédent modèle dans un petit meuble sous la TV, à l’endroit où sont généralement disposées les consoles de jeu et autres. Mais à cause de la hauteur du nouvel appareil, ce placement n’est plus possible. La disposer au sol reste envisageable, mais sa molette et son affichage en façade (nous allons y revenir) nécessitent de la conserver à hauteur humaine. Pas pratique, en somme de laisser la box par terre. Nous avons donc opté dans notre cas pour un placement à côté de la TV. L’encombrement vertical de la box est certes un détail, mais pensez-y avant d’en faire l’acquisition.

On trouve à l’arrière 4 ports Ethernet 1 Gb/s, 1 port 10 Gb/s, 1 prise téléphonique, 2 ports USB, 1 port d’alimentation et 1 connecteur fibre optique. C’est là l’une des grosses nouveautés de ce modèle : en théorie, la box n’a pas besoin du petit boîter externe ONT qui accompagnait jusqu’alors les modems de l’opérateur. La liaison fibre est directement assurée par la Bbox via un petit adaptateur SFP enfichable à l’arrière, en bas de l’appareil. Notez cependant que cela n’a pas été le cas de notre modèle de test. Nous avons obtenu l’appareil avant sa commercialisation officielle, ce qui a empêché temporairement l’appareil de se connecter à la liaison fibre. Par conséquent, nous avons dû relier la Bbox au petit terminal optique fibre via le port 10 Gb/s. Nous n’avons donc pas pu tester son efficacité. Bouygues nous a assuré que le problème a été réglé lors de la commercialisation officielle de la nouvelle Bbox et nous ne manquerons pas de modifier notre test dès que nous disposerons d’un matériel à jour.

A titre de comparaison et uniquement sur le plan des entrées/sorties, la nouvelle Bbox perd donc une entrée téléphonique (l’ancienne en avait deux) et bien évidemment un port DSL. Elle conserve en revanche le même nombre de ports Ethernet 1 Gb/s et de ports USB (l’ancienne en avait aussi deux : un à l’avant, l’autre à l’arrière).

Affichage en façade

L’avant de l’appareil est quant à lui pourvu d’une grosse molette, laquelle permet de contrôler le panneau d’affichage de la box. C’est l’une des autres particularités de cette nouvelle Bbox : offrir un petit menu en façade, qui s’allume le temps de voir l’heure ou d’effectuer quelques réglages sur la box. La bonne idée qu’a eue Bouygues a été de faire en sorte que l’affichage s’éteigne finalement de lui-même au bout de quelques secondes. Celles et ceux qui dorment non loin de leur box ne seront pas dérangés par la lumière de l’appareil, en somme.

Mais alors, à quoi sert cet affichage ? Le menu proposé par la Bbox offre différentes options. Comme évoqué plus haut, on navigue à l’intérieur de celui-ci à l’aide de la molette « cliquable » située en façade. Voilà en résumé ce que cette interface permet de faire :

  • Afficher un QR Code, de manière à connecter un appareil en Wi-Fi le plus simplement du monde. Ce même QR Code est généré instantanément et vous permet, en scannant le panneau d’affichage de la box à l’aide de votre smartphone, de vous connecter immédiatement à l’appareil. Pratique quand on veut éviter d’avoir à entrer la longue clé WPA2 du réseau Wi-Fi. Notez au passage que ce même QR Code est également disponible sur l’interface Web de la box, à la fois sur la bande 2,4 GHz, mais aussi sur la bande 5 GHz du Wi-Fi.
  • Le panneau d’affichage de la box vous offre également le moyen d’accéder à la messagerie vocale, au journal des appels et au journal des événements relatifs à la box.
  • Ce même menu propose également de régler quelques paramètres de la box et d’établir un début de diagnostic en cas de problème.
  • Il se propose enfin d’effectuer un test de débit, qu’il soit montant ou descendant. La vitesse de connexion ainsi mesurée est réalisée « directement sur les serveurs de Bouygues ». Par conséquent, est-ce réellement fiable ? Histoire de vérifier le bienfondé de ce test, nous avons donc comparé le débit affiché par la Bbox à ceux fournis par Speedtest et nperf. Dans les trois cas, nous n’avons pas noté de différences significatives concernant notre débit. Une fonction certes un peu gadget, mais finalement pratique pour vérifier la bonne santé de la connexion. On aurait juste aimé que les deux mesures de débit montant et descendant soient effectuées en même temps, plutôt que de devoir les lancer l’une et après l’autre.

    bbox fibre wifi 6

 

Fiabilité et vitesse de connexion

A chaque fois qu’un opérateur sort une nouvelle box Internet, c’est souvent une petite « révolution », comme dirait Free. Certaines se révèlent cependant décevantes, peut-être pas en termes de fiabilité (encore que…), mais plutôt en termes d’innovations technologiques. Est-ce vraiment utile de migrer de la Livebox v4 à la v5, quand on sait que celle-ci ne prend en charge ni le 10 Gb/s ni le Wi-Fi 6 ? La bonne nouvelle, c’est que la nouvelle box du concurrent Bouygues supporte ces deux normes de transmission des données. Mais pas d’empressement : si le Wi-Fi 6 est bel et bien une réalité pour cette nouvelle box, le 10 Gb/s n’est supporté qu’en Ethernet pour l’instant (sur le réseau local, en clair). Pour prétendre à une telle vitesse sur le Web, il faudra patienter encore un peu. Certes, la box est d’ores et déjà compatible avec cette norme, mais ce n’est pas encore le cas du réseau Bouygues.

Contrairement à la Livebox 5, qui permet d’obtenir du 2 Gb/s (sur deux appareils différents, et non un seul), ce n’est pas possible ici. Et comme on pouvait s’y attendre, les ports Ethernet ne permettent pas d’agrégation de lien (sur un seul appareil, du coup). Inutile donc d’espérer du 2 Gb/s sur le réseau local.

Sur notre liaison fibrée, la connexion a été plutôt excellente tout au long de nos tests. A une seule reprise, nous avons rencontré quelques soucis de déconnexion/reconnexion (avec parfois près de 30 minutes de battement), mais c’était au lendemain du lancement officiel de la box. Bouygues faisait probablement quelques aménagements de dernière minute sur son réseau.

Ne disposant pas de PC en Wi-Fi 6 au moment de nos tests, nous n’avons pas pu éprouver la qualité de ce type de connexion. Là aussi, nous ne manquerons pas de vous livrer davantage de précisions dans les prochains jours. Mais nous avons quand même éprouvé la liaison du Wi-Fi 5 (Wi-Fi AC) : celle-ci est très bonne et surtout, la qualité de la connexion reste plus stable que sur la précédente box, même lorsqu’un appareil est éloigné de 6 à 7 mètres du modem. Cette nouvelle box gagne en à la fois rapidité, mais aussi en stabilité, même sans appareil en Wi-Fi 6.

Interface Web

L’interface Web est accessible depuis l’adresse https://mabbox.bytel.fr (ou http://192.168.1.254/ si vous n’avez encore rien changé dans vos paramètres réseau). Pour s’y connecter une première fois, il convient de sécuriser la connexion à l’aide de la molette en façade. Pressez-la durant 5 secondes et le tour est joué, vous voilà donc au centre névralgique la nouvelle Bbox fibre.

L’environnement est relativement simple à appréhender, tout en proposant une belle brochette d’options. Il est possible d’administrer sa box sous toutes les coutures : on peut ainsi activer, désactiver ou configurer à la fois le pare-feu classique, ainsi que le pare-feu pinhole (lequel se dédie à une application en particulier). Ce dernier est l’une des petites nouveautés de l’environnement d’administration de la box. On peut régler la redirection de ports, gérer le DHCP et le DynDNS… Le tout avec une facilité déconcertante. Notez par ailleurs que vous avez aussi la possibilité d’accéder à distance à la Box.

La même interface vous propose par ailleurs d’administrer la connexion de tous les appareils de la maison, qu’ils soient reliés en filaire ou en Wi-Fi.

Possibilités d’évolution

La bonne idée qu’ont eue les développeurs de la nouvelle bbox, c’est de la rendre modulaire. Comme évoqué précédemment, l’arrière de l’appareil dispose d’un port fibre dans lequel on insère tantôt un dongle SFP. C’est plutôt bien vu, puisque l’opération s’effectue en 2 ou 3 secondes et ne nécessite aucun changement matériel. Bouygues nous a même assurés que la carte Wi-Fi (en interne, cette fois) peut elle aussi être amenée à évoluer. En théorie, il suffira d’ouvrir la Box et de changer une simple carte pour bénéficier du Wi-Fi 7 lorsque la norme sera officialisée ou pour remplacer un matériel déficient. En conséquence de quoi, la nouvelle Bbox risque de durer encore longtemps. Finalement, c’est peut-être elle la véritable box écolo dont Orange nous a tant rabâché les oreilles ?

Au final, la nouvelle Bbox ne nous a vraiment pas déçus. Alors oui, celle-ci n’offre peut-être autant de fonctionnalités que la Freebox Delta. Il n’y a pas d’emplacement pour ajouter des disques durs ou des SSD internes, afin de transformer l’appareil en NAS. Mais l’appareil dispose quand même de tout le nécessaire pour en faire l’une des meilleures box du moment, notamment pour ses capacités d’évolution. D’autant que l’offre de Bouygues n’est vraiment pas onéreuse la première année, et qu’au-delà de cette période, elle reste malgré tout attractive face à la concurrence.



Avec sa nouvelle Bbox, Bouygues livre un produit fini, aux fonctionnalités multiples et surtout capable d'évoluer au fil des innovations technologiques. En théorie, il n'y a plus besoin de changer, et ça, c'est un point hyper positif. La forme peut en rebuter plus d'un (nous avons bien aimé pour notre part) et la molette n'est peut-être pas l'idée du siècle. Pour le reste, c'est un sans-faute. La Bbox fibre Wi-Fi 6 est sans conteste un modem hyper abouti, à l'interface d'administration simple et pourtant riche.

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