Le 9 septembre 2026, Apple a annoncé trois nouveaux smartphones. L’un d’entre eux est l’iPhone 18 Pro. Si l’évolution des tarifs a beaucoup fait couler d’encre, cette nouvelle génération de smartphones d’Apple apporte plusieurs améliorations. La plus importante est certainement l’obturateur mécanique pour le capteur principal. Mais est-il suffisant pour justifier l’achat d’un iPhone 18 Pro ? Qui est vraiment concerné ? Réponse dans notre test complet.
La keynote d’Apple du 9 septembre 2026 a été riche. Plusieurs smartphones ont été annoncés, notamment l’iPhone Duo, premier appareil d’Apple doté d’un écran pliant. Plusieurs montres connectées, dont une nouvelle finition en céramique pour l’Apple Watch Series 12. Ainsi qu’une nouvelle paire d’écouteurs semi-ouverts avec réduction de bruit active. Un line-up complet que nous avons hâte de découvrir pendant nos tests.
Le premier de ces tests concerne l’iPhone 18 Pro. En 2026, la gamme Pro d’Apple profite de plusieurs améliorations. Elles concernent l’écran, les performances, l’autonomie et bien sûr la photo. Das ce dernier domaine, Apple s’inspire de Huawei et intègre une ouverture variable mécanique qui devrait plaire aux photographes avertis. Une bonne nouvelle qui est contrebalancée par une mauvaise : le prix des téléphones connait une forte hausse.
Et c’est d’autant plus décevant qu’Apple avait réussi à contenir l’inflation en 2025. Se pose alors une question simple : faut-il acheter l’iPhone 18 Pro ? La réponse n’est pas aussi simple. Quels sont vos besoins ? Quel téléphone avez-vous ? Toutes ces réponses et bien plus encore dans ce test complet.
Prix et date de disponibilité
L’iPhone 18 Pro est disponible en France depuis le 18 septembre, aussi bien dans les boutiques physiques qu’en ligne. Vous pouvez le retrouver chez tous les grands distributeurs, chez tous les opérateurs et les Apple Store (virtuelles ou non). Attention, les délais de livraison des iPhone s’étendent de plus en plus à l’heure où nous écrivons ces lignes. Il est maintenant de 2 à 3 semaines.
Le prix public conseillé de l’iPhone 18 Pro démarre à 1479 euros, contre 1329 euros pour l’iPhone 17 Pro, avec la même capacité de stockage. L’augmentation de prix n’est pas identique selon les paliers de stockage et varie entre 150 et 400 euros. En 2025, pour le même montant, vous pouviez vous offrir un iPhone 17 Pro Max avec la même capacité de stockage. Vous n’auriez pas pu vous offrir un iPhone 17 Pro avec le double de stockage : il aurait fallu payer 100 euros de plus (un assez bon deal, en vrai). Notez aussi l’apparition d’une nouvelle capacité de stockage à 2 To. Elle est juste inaccessible. Voici les tarifs.
| iPhone 17 Pro | iPhone 18 Pro | différence de prix | |
|---|---|---|---|
| 256 Go | 1329 euros | 1479 euros | 150 euros |
| 512 Go | 1579 euros | 1729 euros | 150 euros |
| 1 To | 1829 euros | 2229 euros | 400 euros |
| 2 To | -- | 2979 euros | -- |
L’augmentation de prix des iPhone 18 Pro reflète une inflation générale du marché. Certains concurrents ont déjà appliqué une hausse tarifaire depuis le début de l’année. Nous pensons notamment à Motorola, Samsung ou Xiaomi. Autour des 1500 euros, vous retrouvez les modèles les plus ambitieux de la concurrence, comme le Xiaomi 17 Ultra, le Find X9 Ultra ou encore le Galaxy S26 Ultra. Tous sont un peu plus ambitieux que l’iPhone 18 Pro et sont calibrés pour affronter l’iPhone 18 Pro Max. Techniquement, le principal concurrent de l’iPhone 18 Pro est, selon nous, le Pixel 11 Pro de Google, sorti quelques semaines plus tôt. Il vaut 280 euros de moins à volume de stockage égal.
L’iPhone 18 Pro se décline en quatre coloris : noir, glacier (bleu clair), argent et bordeaux (parfois appelé “Bourgogne” sur certains sites marchands). Dans la boîte, l’iPhone 18 Pro est accompagné que d’un câble USB-C vers USB-C texturé bien résistant. Depuis l’arrivée du port USB, ce câble est moins important qu’à l’époque du connecteur Lightning. Cependant, il permet de charger plus vite l’iPhone quand vous le connectez à un chargeur Apple ou MFi. Notre unité de test est accompagnée d’une coque en tissage technique compatible MagSafe. Elle est vendue à 69 euros en Apple Store.
Design et interface
Démarrons ce test par le design. L’iPhone 18 Pro reprend à l’identique l’ergonomie de l’iPhone 17 Pro. Les dimensions n’ont pas changé d’un iota. Le module photo conserve son format rectangulaire bien stable. Le poids a très légèrement augmenté (de 5 grammes). La taille d’écran est identique, ainsi que son ratio. Notons une retouche importante en façade : la pilule de Dynamic Island est plus petite. Le capteur infrarouge est désormais placé sous l’écran, dans le coin supérieur gauche. Il est possible de percevoir le cercle où les sous-pixels sont arrangés différemment. Mais c’est très discret et subtil.
Nous retrouvons le châssis en aluminium, matériau qui a remplacé le titane des précédentes générations d’iPhone Pro. L’aluminium est un meilleur conducteur thermique qui va participer à la dissipation de chaleur et à la stabilité des performances. Nous retrouvons aussi ce découpage symbolique du dos pour marque l’emplacement de MagSafe. Apple reprend aussi le module photo rectangulaire et horizontal de l’iPhone 17 Pro. Il couvre toujours un tiers de la surface du dos du téléphone. Et il reste parfaitement intégré au châssis en aluminium.
Sur les tranches, les éléments techniques restent à leur place. Le tiroir de la carte SIM sur le côté gauche. Sur le même côté, le bouton Action au-dessus des contrôles du volume. Le déclencheur photo hybride à droite, à quelques centimètres du bouton de mise en marche. Le port USB-C cerné par les deux vis habituelles et les deux ouvertures (une pour le micro, une pour le haut-parleur). La protection contre l’eau et la poussière n’a pas baissé (ni augmenté) : l’iPhone 18 Pro est certifié IP68, supportant une immersion à 6 mètres pendant 30 minutes.

Une fois le smartphone démarré, vous arrivez sur iOS. Lors de la première mise en marche, une fois connecté à Internet, le smartphone demande une mise à jour logicielle qui permet d’installer la version 27.0 du système d’exploitation. Nous avons publié un dossier complet sur cette version du système d’exploitation. Nous vous conseillons sa lecture pour y retrouver toutes les nouveautés qui ont été annoncées par Apple.
Les différences ne sont pas si importantes à l’usage. De petites retouches sur les icônes, comme Aperçu ou Playground. Quelques applications qui gagnent de nouvelles fonctions intéressantes. Mais les bases d’iOS restent les mêmes : les habitués ne seront pas perdus. Notez aussi que l’app « Forme », qui servait à consulter ses efforts physiques quotidiens, devient « Fitness ». Elle s’enrichit d’une fonction présentée par Apple lors de la keynote : les exercices sur iPhone.
iOS 27 dispose d’une nouvelle application par défaut : Apple Sports. Annoncée en France il y a un an, elle s’adresse bien sûr à tous les fans de sport. Et bonne surprise, pas uniquement à ceux qui suivent le basket, le foot américain ou le baseball, mais pas uniquement. Vous avez également le foot, le tennis, la F1 et bien d’autres choses encore. En outre, les sports féminins sont également couverts.
Si la sélection est encore un peu chiche (et très américaine), elle devrait s’enrichir avec le temps. Une seule catégorie manque vraiment : les compétitions internationales, comme la Coupe du Monde FIFA ou les Jeux olympiques. Une fois que vous avez sélectionné vos sports, l’application présente les informations, les classements et l’agenda. C’est simple et efficace. En outre, Apple Sports est compatible avec Activité en Direct, pour afficher les scores dans Dynamic Island, et propose une brochette de widgets.
Autre nouveauté d’iOS 27 : Siri AI. Une nouvelle version plus intelligente, basée sur Gemini, devrait arriver sur les iPhone dans le courant de l’automne. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous bénéficions uniquement de la version précédente, avec l’extension ChatGPT. Dès que la nouvelle version sera proposée en France, nous en ferons une prise en main. Enfin, la politique de mise à jour d’Apple n’a pas changé. Même si la firme ne s’engage sur aucune durée, elle reste l’une des meilleures du marché (7 à 8 ans).
Écran, performances et batterie
Restons en façade et regardons de plus près l’affichage. La dalle de l’iPhone 18 Pro n’a rien de différent de celle de l’iPhone 17 Pro : il s’agit toujours d’un écran Super Retina XDR OLED. Sa fiche technique est, théoriquement, strictement la même : taille de 6,3 pouces, format 19,5/9e, rétroéclairage AMOLED LTPO, définition QHD+ pour une résolution de 460 pixels par pouce, taux de rafraichissement 120 Hz adaptatif de 1 Hz à 120 Hz, compatibilité Dolby Vision (1re version).
Côté luminosité, pas de changement à signaler non plus sur la fiche technique. Apple annonce jusqu’à 1000 nits avec du contenu SDR en mode automatique, 1600 nits avec du contenu HDR et 3000 nits en pointe locale. Nous avons mesuré une luminosité manuelle maximale de 600 nits (en désactivant la luminosité automatique). Ce qui est déjà largement suffisant au quotidien.
La colorimétrie de l’écran, en revanche, nous étonne un peu plus. Nous avons pour habitude de mesurer la qualité des couleurs affichées des écrans d’iPhone sans True Tone (fonction qui adapte les couleurs selon la luminosité ambiante). Et les résultats sont systématiquement à la hauteur de la réputation de la firme. Avec l’iPhone 18 Pro, ce n’est pas entièrement le cas. Si le gamma moyen est parfait (2,2) et si le delta E moyen est extrêmement bon (1,0), la température moyenne atteint 7025°, ce qui est assez élevé, notamment pour Apple. Nous pouvons d’ailleurs observer une présence plus appuyée du bleu dans le blanc.
Passons aux performances. Sous le capot, nous retrouvons un nouveau SoC : l’A20 Pro, successeur de l’A19 Pro que vous retrouvez dans les iPhone 17 Pro et 17 Pro Max. Si la vitesse maximale du CPU a progressé et si le nombre de cœurs du GPU a augmenté, le nouveau composant diffère surtout par son NPU, deux fois plus gros que celui de l’A19 Pro. Tout ça pour l’intelligence artificielle, évidemment. En outre, il est gravé en 2 nm, comme le tout nouveau Snapdragon 8 Elite Gen 6.
L’A20 Pro est ici accompagné de 12 Go de mémoire vive, comme son prédécesseur, et par une nouvelle chambre à vapeur qui, selon Apple, ne permet pas d’atteindre de nouveaux sommets, mais stabilise les performances sur la durée. Ce qui n’est pas une mince affaire dans un châssis aussi petit que celui de l’iPhone 18 Pro (en comparaison de la version Pro Max).
Les performances développées par l’A20 Pro sont excellentes, sans grande surprise. Sur Geekbench 6, il prend la pole position de notre classement en single core. En multi-core, il est en seconde position, à quelques points seulement du RedMagic 11 Pro. Sur AnTuTu, il est devancé par plusieurs smartphones très orientés « performance », comme les derniers RedMagic, le Poco F8 Ultra ou le Find X9 Ultra. Côté GPU, il est premier dans tous les tests, notamment Solar Bay : le ray-tracing est clairement son point fort.
Si Apple semble avoir apporté ce qu’il faut à l’A20 Pro pour assumer un usage gaming intense, il nous parait évident qu’il ne gardera pas sa première place bien longtemps. Il fait souvent jeu égal avec le Snapdragon 8 Elite Gen 5. Mais le successeur de ce dernier vient d’être annoncé. Et ZTE ne tardera pas à l’intégrer dans un nouveau RedMagic… La stabilité des performances est correcte, sans plus : entre 50 % et 60 % selon les tests.
Ces scores sont un peu moins bons que ceux de l’iPhone 17 Pro (qui dépassait légèrement les 60 %), malgré la nouvelle chambre à vapeur. Et c’est moins bien que la version « Pro Max » qui profite d’un plus grand châssis pour la dissipation de chaleur. La température, justement, n’est pas plus élevée qu’avec l’iPhone 17 Pro : 45°C au point le plus chaud à l’arrière et 47°C en façade. Nous pensons que la nouvelle chambre à vapeur aura plus d’impact dans un iPhone 18 Pro Max qu’un iPhone 18 Pro.
Côté batterie, l’iPhone 18 Pro, comme l’iPhone 17 Pro avant lui, ne dispose pas du même composant en France (et en Europe) qu’aux États-Unis, en Chine ou au Japon. La faute au tiroir de carte SIM dont l’espace grève la capacité de la batterie. Selon les démontages disponibles sur Internet, la capacité de la batterie de l’iPhone 18 Pro s’élève à 4056 mAh en Europe, contre 4288 mAh. Soit un peu plus de 5 % d’énergie en moins pour nous. En comparaison de l’iPhone 17 Pro, l’iPhone 18 Pro gagne une cinquantaine de milliampères par heure. Mais cela ne compense pas la perte. Et même Apple l’avoue : cela impacte l’autonomie du téléphone.
Heureusement, Apple excelle dans l’optimisation. Résultat : l’autonomie augmente encore un peu plus. Officiellement, l’iPhone 18 Pro gagne 3 heures d’autonomie en lecture vidéo, pour atteindre les 34 heures. Au quotidien, nous mesurons une autonomie légèrement supérieure à deux jours (avec un usage classique). C’est un peu mieux que le Pixel 11 Pro, notamment. Pour le gaming, c’est toujours léger : 4 heures avec des jeux gourmands et 6 heures avec des jeux bien optimisés.
Quand la batterie est vide, nous passons à la recharge. Dans ce domaine, l’iPhone 18 Pro reprend à l’identique les attributs de son prédécesseur, à savoir une charge filaire qui peut monter à 45 watts, voire 60 watts avec certains chargeurs, et une charge sans fil qui monte à 25 watts avec un accessoire MagSafe ou Qi2. Avec un chargeur de MacBook 61 watts, nous avons atteint les 50 % en un peu plus d’un quart d’heure (ce qui est légèrement au-dessus de la promesse des 50 % en 15 minutes). Et nous avons atteint les 100 % en 61 minutes exactement. C’est plus rapide qu’avec l’iPhone 17 Pro. Et plus rapide aussi qu’avec le Pixel 11 Pro. Voici quelques mesures intermédiaires :
- 10 min : 35 %
- 20 min : 60 %
- 30 min : 79 %
- 60 min : 99 %
Pour protéger la batterie, Apple mise, comme toujours, davantage sur les routines automatisées d’iOS 17 que sur les réglages laissés à l’utilisateur. La charge programmée est activée par défaut, mais il est possible de la désactiver. iOS offre tout de même l’option de limiter la charge de la batterie entre 80 % et 95 % (un palier tous les 5 %).
Photo, vidéo et audio
Abordons enfin la photo. « Enfin » parce que la principale nouveauté de l’iPhone 18 Pro (et de l’iPhone 18 Pro Max) concerne la photographie. Chaque année, Apple modernise un module photo. Et cette année, cela concerne le principal. Une amélioration qui ne concerne ni le capteur, ni le stabilisateur Sensor-Shift, ni l’autofocus, mais l’objectif. Gardant la même longueur focale, il se pare cette année d’un obturateur mécanique à six lames. Cette technologie n’est pas nouvelle, puisque vous la retrouvez notamment chez Huawei avec les dernières générations de Pura et de Mate (Pura 80 Ultra, par exemple).
Grâce à ce nouvel obturateur, qui ouvre entre f/1.5 et f/4.0, l’utilisateur peut agir sur la lumière et le bokeh. Un nouveau bouton « f » apparait d’ailleurs dans l’interface en mode photo. Le mode portrait ne disparait pas, car il n’agit pas que sur le détourage. Mais il devient moins crucial. Attention, il n’est pas possible de choisir finement, seulement des paliers prédéfinis.

Enfin, Apple ajoute aussi « Pro Control », un éventail d’outils pour prendre le contrôle de certains paramètres de l’appareil. Sans pour autant débrayer totalement le capteur, l’idée est assez proche des modes Pro des smartphones sous Android. Pour le reste, vous retrouvez la même configuration qu’en 2025. Voici les principaux détails :
- Principal :
- Panorama :
- Téléobjectif :
- Selfie :
Les résultats en photo sont à la hauteur de l’enjeu. Nous retrouvons toute la maitrise rencontrée les précédentes années, avec d’excellentes couleurs et de nombreux détails. Mais le nouvel objectif offre une meilleure adaptabilité face aux différents environnements possibles et aux configurations de lumière. Nous l’observons lors de scènes complexes où la plage dynamique doit être large, comme les contre-jours ou les paysages à fort contraste. Là où le flou d’arrière-plan était uniquement créé grâce à un traitement logiciel, il est désormais produit grâce à un effet optique et mécanique.


En soirée, l’iPhone 18 Pro conserve une belle maitrise de la lumière et des couleurs. Comme les années précédentes, le mode nuit (activé automatiquement, mais désactivable manuellement) n’est pas là pour illuminer la scène, mais pour apporter de la densité aux textures. Les sources de lumière sont mieux maitrisées. Les ombres sont éclaircies. Les détails sont révélés. Et les textures reprennent du naturel. Autant l’apport sur certains téléphones n’est pas incroyable (voire même contreproductif). Autant ici, le mode nuit est vraiment utile et bien géré.



Le module ultra grand-angle est un héritage de l’iPhone 16 Pro. C’est un module qui reste très qualitatif, même s’il méritera certainement une petite refonte en 2027. Il offre de belles couleurs et de nombreux détails. Sa plage dynamique est large et il gère bien la lumière. En outre, ses distorsions sont généralement (mais pas toujours) bien redressées. En soirée, ce module reste lumineux et offre de belles couleurs et de nombreux détails. Mais nous voyons qu’il atteint certaines limites. Le mode nuit est ici obligatoire pour gagner en piqué, en contraste et en luminosité. Notez que ce module est aussi en charge des macros. Et dans cet exercice, il se débrouille bien en journée (et un peu moins en soirée).



Le téléobjectif est le même que celui de l’iPhone 17 Pro, premier à bénéficier du nouveau zoom optique 4x avec capteur 48 mégapixels. Théoriquement, en associant cette focale à la définition 48 MP, vous obtenez un zoom « lossless » 8x. Et l’iPhone 18 Pro autorise un zoom 40x en numérique. En journée, le zoom optique est très bon pour capturer des détails lointains (pour les clichés de proximité, nous préférons le mode macro). Et le zoom numérique reste très propre jusqu’à 20x. Au-delà, le lissage devient visible, mais la photo reste correcte. En soirée, le téléobjectif manque de luminosité. Le mode nuit est donc ici aussi obligatoire. Jusqu’au rapport 8x, c’est bien. Ensuite, cela devient trop bruité.




Le mode portrait est excellent de jour ou de nuit, avec beaucoup de naturel et de nombreux détails. Il n’y a aucun lissage des textures. Il n’y a aucun rendu artificiel sur les couleurs et les teintes. Et cela aussi bien avec le capteur principal, le téléobjectif ou le capteur selfie. Nous remarquons d’ailleurs que le capteur selfie profite d’une colorimétrie très proche du téléobjectif. Ils sont un peu plus froids et un peu plus ternes que le capteur principal.





L’iPhone 18 Pro a encore quelques défauts. En journée et en soirée, l’autofocus continue de n’en faire qu’à sa tête, faisant le point au gré de ses envies, comme avec l’iPhone 17 Pro. Capturer un détail proche avec précision, tout en profitant d’un beau bokeh, reste une épreuve frustrante. En outre, en mode portrait, le coprocesseur d’image peut rater des photos parce qu’il n’aura pas compris la scène. Si vous avez deux visages, ce n’est pas forcément celui que vous espériez qui sera le sujet. De plus, le calcul du bokeh peut manquer de précision (une oreille floue, par exemple).


La nuit, la netteté n’est pas toujours au rendez-vous. Le smartphone rate plus souvent sa mise au point. Pas seulement avec son capteur principal, mais aussi avec le téléobjectif et l’ultra grand-angle (ce qui impacte la qualité des macros). Toujours la nuit, certaines lentilles sont très sensibles aux reflets causés par les sources lumineuses, comme des phares ou des lampadaires. Cela se remarque en photo, mais aussi en vidéo. Le capteur principal en est victime, mais le téléobjectif aussi. Heureusement, la plupart des problèmes cités dans ces deux paragraphes peuvent être corrigés ou compensés. D’autres, notamment les reflets, ne le peuvent pas.

En vidéo, le résultat est très proche de ce que vous obtenez en photo, avec de bonnes couleurs, une plage dynamique très large et une bonne gestion de la lumière. En soirée, les couleurs restent naturelles et le contraste est élevé. La lumière est globalement bien gérée. Le zoom numérique monte jusqu’au rapport 24x. Le résultat est très bon jusqu’au rapport 12x et se dégrade ensuite, le bruit s’installant progressivement, même en journée. À 24x, c’est granuleux, mais c’est mieux que nombre de concurrents qui montent moins haut. En soirée, le rapport lossless est légèrement bruité. Et cela s’aggrave en zoomant plus encore.

L’ultra grand-angle est le maillon faible dans cet exercice. Si en journée il se défend bien, il décroche en soirée : il est moins net et moins éclatant que les deux autres. La captation du son est stéréo. C’est une excellente initiative pour apporter une autre dimension à vos vidéos. Et le résultat est souvent très convaincant, même si des petits déséquilibres entre la droite et la gauche peuvent nuire au résultat final.

Finissons avec l’audio. L’iPhone 18 Pro est, bien évidemment, équipé de deux haut-parleurs dans une configuration stéréo asymétrique. Nous avons l’habitude avec Apple d’une expérience audio qualitative. Et c’est encore une fois le cas ici. La puissance sonore est bonne, sans être trop forte. L’équilibre entre les deux haut-parleurs est soigné, sans grande différence, quelles que soient les fréquences. La spatialisation est bonne et la scène sonore est ample. Les aigus sont bien détaillés jusqu’à 14 kHz et s’évanouissent un peu après. Les basses descendent jusqu’à 30 Hz, mais deviennent rapidement un simple grésillement en dépassant cette limite.
Côté audio sans fil, l’iPhone 18 Pro est compatible Bluetooth 6.0, en prenant en charge LE Audio, Auracast et LC3. Les formats AAC et SBC sont évidemment de la partie, sans oublier la suite Dolby (Digital et Atmos), le FLAC et Apple Lossless. On ne change pas une équipe qui gagne. L’iPhone 18 Pro prend aussi en charge l’audio spatial, l’un des chevaux de bataille de la firme dans ce domaine. Et comme toujours, Apple ne propose pas vraiment d’égaliseur système pour adapter la signature sonore. Il en existe un dans les outils d’accessibilité pour contrebalancer un handicap. Il en existe un autre dans Apple Music. Mais c’est tout. D’autres font mieux.
Alors, on achète ?
L’iPhone 18 Pro est un smartphone plaisant à bien des égards. Il conserve la belle ergonomie de l’iPhone 17 Pro, tout en améliorant quelques petites touches (comme Dynamic Island). Il garde le très bon écran. Il profite d’une autonomie à faire pâlir la concurrence munie de batteries plus larges. Il fonctionne sur un moteur nerveux et performant. Et sa configuration photo a été améliorée grâce au nouvel objectif de son capteur principal. En vrai, l’iPhone 18 Pro est un très bon smartphone.
Mais il est sacrément cher. L’augmentation qu’il subit cette année n’est pas à son avantage. Car les améliorations, même en photo, ne justifient pas entièrement l’écart tarifaire. À l’heure où nous écrivons ces lignes, à choisir entre l’iPhone 18 Pro et son prédécesseur, notre choix est fait : nous préférons l’iPhone 17 Pro, qui est aujourd’hui le meilleur investissement sur les trois dernières générations d’iPhone Pro. Donc, si vous avez un iPhone 16 Pro, passez sur le 17 Pro. Et si vous avez déjà un 17 Pro… Gardez-le !
Il y a une exception à cet avis. Les photographes et les vidéastes avertis, pro ou semi-pro. L’iPhone 18 Pro propose de belles choses pour ces utilisateurs. D’une part l’obturateur mécanique est un atout indéniable pour la composition photographique. D’autre part, Apple commence enfin à débrayer son capteur principal avec un mode « Pro Control » intégré. Ce n’est pas rien. Sans parler de nouvelles options du mode cinématique en vidéo. Si vous vous sentez concernés, il y a là de quoi s’amuser.
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