Spotify déclare la guerre aux applis qui proposent gratuitement son service premium

La guerre est déclarée entre Spotify et ceux qui proposent gratuitement son service premium. La firme suédoise multiplie ces dernières semaines les plaintes auprès de Google pour que certaines applications soient retirées du Play Store ou déréférencées du moteur Google Search. Depuis le début du mois de mai et le confinement des États-Unis, les Américains consultent plus souvent les sites de piratage.

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Le streaming musical a révolutionné la façon dont nous consommons de la musique. Grâce à ce genre de service, nous écoutons de la musique sans les limitations des supports physiques. Nous ne sommes plus obligés d’écouter toujours les mêmes albums achetés. Nous découvrons de nouveaux artistes et explorons la discothèque méconnue de nos chanteurs préférés.

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Il existe deux modèles économiques : les offres payantes sur abonnement, comme Apple Music, et les offres gratuites supportées par la publicité. Spotify, le leader mondial du streaming musical, s’appuie sur les deux, mais préfèrerait évidemment que tous ses utilisateurs soient des abonnés payants. L’entreprise suédoise compte 286 millions d’utilisateurs enregistrés, dont 130 millions utilisent l’offre payante, Spotify Premium. Ce dernier chiffre est en forte augmentation, grâce aux nombreuses campagnes promotionnelles.

Un nombre non négligeable de ces 130 millions d’utilisateurs ne sont pas vraiment abonnés. Ils utilisent en effet des services qui contournent les restrictions de l’offre gratuite (lecture aléatoire, publicité entre les morceaux, écoute hors ligne). Et bien sûr, sans que cela rapporte quoi que ce soit à Spotify ou aux artistes. Ces services prennent la forme d’applications pour Android ou de sites Internet.

Une vingtaine de noms de domaine et plus de 60 URL

La société suédoise a décidé de s’attaquer au problème et multiplie les demandes auprès de Google pour déréférencer les sites de Search et pour enlever les applications du Play Store, argumentant que ces services sont illégaux en vertu du Digital Millenium Copyright Act, mais qu’ils représentent un manque à gagner pour l’écosystème musical et qu’ils sont potentiellement dangereux pour les données personnelles des utilisateurs. Une vingtaine de domaines sont concernés pour une soixantaine d’URL.

Les premières demandes ont été émises en mars, mais se sont intensifiées au mois de mai. Certaines études montrent en effet que les Américains consultent beaucoup plus les sites de piratage depuis le début de leur confinement.

Source : Digital Music News


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