Qwant devient le moteur de recherche par défaut de l’administration française

Qwant devient le moteur de recherche par défaut de l'administration française. La Dinum, la direction interministérielle du numérique, l'a annoncé le jeudi 9 janvier dans un communiqué officiel. Cette mesure permettra à Qwant d'augmenter significativement ses parts de marché, qui restent encore très faibles.

Crédits : Qwant

Le projet était dans les cartons depuis plusieurs mois maintenant, c'est désormais chose faite. Qwant a été promu moteur de recherche par défaut de l'administration française, annonce la Dinum, la direction interministérielle du numérique. Afin de confirmer en bonne et due forme cette prise de fonction, le directeur interministérielle du numérique Nadi Bou Hanna a fait passer une note officielle dans laquelle il demande aux responsables des services informatiques des différents ministères de procéder à l'installation de Qwant.

C'est un soulagement pour Qwant. Pour rappel, le secrétaire d'état chargé au numérique Cédric O avait fait la promesse à la direction de Qwant en mai 2019 de choisir le moteur de recherche français. Grâce à ce parc renouvelée, Qwant espère augmenter ses parts de marché, qui restent encore minimes. En effet, à l'été 2019 seulement 6% des français préféraient Qwant à Google. La situation de l'entreprise française est malheureusement compliquée depuis plusieurs années.

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Nouveau départ pour Qwant ?

En août 2019, le site Mediapart épinglait le moteur de recherche pour des pratiques douteuses, comme le recours à Bing pendant plusieurs mois en 2013 (moteur de recherche de Microsoft) pour fournir des résultats aux utilisateurs, et une liste longue comme le bras d'investisseurs étrangers. Le pure player (ndrl : journal disponible uniquement sur Internet) mettait également en avant les difficultés techniques et financières rencontrées par la société. En 2018, Qwant prévoyait un chiffre d'affaire entre 10 et 15 millions d'euros. Il n'a jamais été atteint, tout comme l'équilibre financier, toujours attendu.

Le gouvernement espérait donc une embellie de la situation de Qwant avant de prendre sa décision et tenait à s'assurer de la bonne santé de l'entreprise. Ce fut finalement le cas, puisque Qwant a annoncé le 9 janvier une recapitalisation par la Caisse des dépôts et le groupe allemand Axel Springer, deux actionnaires historiques du moteur de recherche.

Avant de sceller définitivement ce partenariat, les algorithmes et les codes de Qwant ont été audités par trois institutions : la Dinum citée plus haut, l'ANSSI (l'agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) et la CNIL (la Commission nationale de l'informatique et des libertés). Les trois organismes ont analysés scrupuleusement “la capacité d'indexation du web et l'absence de collecte de données personnelles des agents publics”, précise M. Bou Hanna.

Source : Le Figaro


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