L’UFC Que Choisir s’attaque à Electronic Arts et à sa monnaie virtuelle

 

L’association UFC Que Choisir a mis en demeure l’éditeur EA. Elle lui reproche l’utilisation intensive de certaines méthodes commerciales trompeuses dans ses jeux, comme la présence monnaies virtuelles qui peuvent susciter un danger pour les jeunes consommateurs.

FIFA 22
FIFA 22

Les monnaies virtuelles ou autres lootboxes sont aujourd’hui chose commune dans le jeu vidéo et nous nous y sommes tous habitués. Cela ne change rien au fait qu’il s’agisse de pratiques plus que douteuses pour vider le porte-monnaie du joueur. L’association UFC Que Choisir s’attaque aujourd’hui au sujet, prenant l’éditeur EA à partie.

C’est en compagnie d’une vingtaine d’autres associations Européennes que l’UFC dénonce les pratiques d’EA. Les jeux tels que FIFA, Les Sims ou encore APEX Legends sont pointés du doigt, notamment pour l'utilisation de leur monnaie virtuelle.

L’UFC veut plus de transparence dans les jeux EA

Lorsque vous souhaitez acheter quelque chose en jeu, comme un pack de cartes FUT dans FIFA 22, vous ne payez pas avec des euros, mais avec une monnaie virtuelle… qui elle s’achète bien avec des euros. Une transaction à deux étages qui brouille les pistes, selon l’UFC :

« L’industrie du jeu vidéo a mis en place un fin stratagème, en divisant en deux étapes l’achat d’un contenu dans le jeu. Le consommateur est d’abord obligé d’acheter une quantité définie de monnaie virtuelle, exclusivement utilisable dans le jeu, avant de dépenser cette cagnotte pour acheter un contenu. Mais les éditeurs ne s’embarrassent pas de retranscrire le prix en euros avant l’achat : tout est organisé pour faire oublier au consommateur le prix du contenu qu’il paye. »

L’UFC et les autres associations demandent donc un affichage clair des prix de chaque item en jeu, voire le bannissement total de ces pratiques :

« Face à ces nouvelles méthodes, l’UFC-Que Choisir interpelle 10 éditeurs de jeux vidéo sur leur pratique, et met en demeure l’éditeur EA Games, éditeur de Fifa, Battlefield et NHL, d’afficher en euro les prix des contenus qu’il vend dans ses jeux vidéo. »

EA est ici visé, mais l’UFC appelle également les autres éditeurs de jeux à la raison.

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Ces pratiques commerciales se sont petit à petit installées dans le paysage vidéoludique et sont aujourd’hui admises par les joueurs, à défaut d’être acceptées. Cependant, il ne faut pas oublier qu’il s’agit là de méthodes peu scrupuleuses pour vous dépouiller de votre argent, même dans un jeu que vous avez déjà payé plein pot. La monnaie virtuelle est souvent accompagné de Lootboxes, ces pochettes “cadeaux” synonymes de loterie.

Certains pays ont déjà purement et simplement bannis ces pratiques sur leur territoire. C’est le cas de la Belgique et des Pays-Bas, par exemple. Les éditeurs ne peuvent donc pas y sortir certains jeux. Nous l’avons récemment vu avec Diablo Immortal, indésirable au Bénélux. Si cette réglementation devient la norme partout dans le monde, les développeurs n’auront pas d’autres choix que de supprimer purement et simplement les lootboxes.

Source : UFC Que Choisir 



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