Incendie OVH : une cinquantaine d’entreprises portent plainte contre l’hébergeur

 

OVH subit encore les conséquences de l’incendie qui a ravagé ses datacenters de Strasbourg en mars 2021. En plus d’avoir rendu des millions de sites inaccessibles, celui-ci a causé à des préjudices atteignant 1,9 million d’euros pour certaines entreprises. Une cinquantaine d’entre elles se sont regroupées pour intenter une action en justice.

Incendie OVH
Crédits : @ivru via Twitter

Le 10 mars 2021, un incendie se déclare dans un datacenter OVH situé à Strasbourg. C’est alors toute une partie du web français qui a été inaccessible pendant plusieurs heures, sans compter l’immense quantité de données stockées dans le cloud qui a été perdue. Au total, on estime que 3,6 millions de sites ont été impactés par l’accident. Un chiffre colossal, dont une partie a été victime de dégâts irréparables.

Ce n’était donc, finalement, qu’une question de temps avant que des entreprises demandent des comptes à OVH. D’après les Échos, une cinquantaine d’entre elles se sont regroupées pour préparer une action collective contre l’hébergeur, accompagnées par le cabinet d’avocat Ziegler & Associés. Ce dernier rapporte en outre que les préjudices engendrés par l’incendie sont compris entre 10 000 et 1,9 million d’euros. Une somme que les plaignants comptent bien recouvrir.

OVH se retrouve devant la justice après l’incendie de Strasbourg

Le lendemain de l’incendie, OVH avait annoncé des « gestes commerciaux » envers les sinistrés, sans pour autant préciser la teneur de ces derniers. Bien que la firme avait alors invoqué un cas de « force majeure », il semblerait que ces compensations n’aient pas été à la hauteur des attentes des victimes. Par ailleurs, Ziegler & Associés affirme que « sauvegardes back-up étaient sur le même serveur que les originales ».

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S’ajoute à cela une autre faute, qu’OVH réfute fermement : aucun système d’extinction des feux ne se serait trouvé dans la salle des serveurs, qui, à titre de précision, en contenaient 14 000. Enfin, la clause « limitative de responsabilité » ne couvre pas ce type de sinistre, estime le cabinet d’avocats. Ce dernier exige donc que « les dommages indirects » subis par ses clients soient pris en compte. OVH risque donc une forte amende si la justice donne raison à la coalition.

Source : Les Échos



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