Actualités sur le Xiaomi Mi 10

Le 7 avril 2020, deux mois après leur annonce, Xiaomi livrait en France ses Mi 10 et Mi 10 Pro en remplacement des gammes Mi 9. Toutefois, contrairement aux 499 euros nécessaires pour s’offrir un Xiaomi Mi 9, il faut dépenser 799 euros pour acquérir un Mi 10 et même 999 euros pour un Mi 10 Pro. Cette augmentation significative du prix montre la volonté pour le constructeur chinois de gagner en crédibilité sur le segment des smartphones haut de gamme. Jusqu’ici, il s’était illustré sur l’entrée et le milieu de gamme et ses produits avaient l’image d’un excellent rapport qualité-prix. Avec le Mi 10 et surtout le Mi 10 Pro, Xiaomi souhaite montrer qu’il sait faire aussi bien que Samsung, Apple ou Huawei.

Une sensation premium au premier regard

Pour cela, le constructeur chinois a refondu totalement le design de l’appareil, privilégiant la symétrie et les arrondis. Le rendu et la prise en main du Mi 10 donnent la sensation d’un smartphone très haut de gamme. L’écran de 6,67 pouces vient s’étirer sur les tranches latérales, le poinçon de 4 mm placé en angle est très discret. Le dos de l’appareil est en verre coloré mat qui permet là encore de donner une image premium, tout en évitant les traces de doigts. Le premier élément qui surprend sur le Mi 10 et le Mi 10 Pro est l’écran. Avec une dalle Super AMOLED Full HD+ très lumineuse et peu réflective, l’utilisation en extérieur ne souffre d’aucune critique. Aidé par un taux de rafraichissement de 90 Hz, des couleurs très bien calibrées et des noirs profonds, il s’avère être le smartphone idéal pour les amateurs de contenu audiovisuel. C’est d’autant plus vrai que si Xiaomi n’a pas jugé bon de doter le Mi 10 d’une prise audio jack, il l’a tout de même équipé de 2 puissants haut-parleurs et du Bluetooth 5.1.

La puissance brute du Snapdragon 865

Afin de faire de ce smartphone un appareil sur lequel on peut compter en toutes circonstances, Xiaomi a choisi le très puissant SoC Snapdragon 865 accompagné de son modem 5G. Il est épaulé par 8 Go de LPDDR5 et 256 Go de stockage UFS 3.0 non extensible. Tout cela contribue à une excellente expérience, que ce soit dans l’utilisation d’Android 10 et de sa surcouche MIUI, dans la navigation Web ou même dans les jeux les plus exigeants. Rien ne résiste à la puissance brute du Mi 10, qui se place ainsi au niveau d’un Galaxy S20 Ultra.

Une autonomie remarquable

Sous le capot du Mi 10 se cache une batterie de 4780 mAh. Elle fournit suffisamment d’énergie pour tenir une journée et demie en utilisation standard. En cas de besoin, la recharge rapide 30 W par USB-C ou par induction permettra de recharger le smartphone en une heure environ. Entre la présence du déverrouillage par empreinte digitale dont le capteur est placé sous l’écran ou par reconnaissance faciale 2D contrairement aux Google Pixel ou iPhone par exemple, l’utilisation au quotidien est aisée. Elle l’est d’autant plus que le Mi 10 intègre le NFC, le WiFi 6 et la recharge par induction bidirectionnelle qui permet de recharger une paire d’écouteurs sans fil ou même un autre smartphone.

Une qualité photo qui déçoit

Le seul élément qui pêche sur ce smartphone est la partie photo. Xiaomi a pourtant tenté de bien faire. On trouve ainsi un ensemble de 4 capteurs au dos de l’appareil. Le capteur principal est un grand angle de 108 Mp avec une ouverture en f/1,7. Par défaut, il est configuré pour combiner ses photosites par groupe de 4 afin de gagner en luminosité tout en conservant une résolution de 25 Mp. Il s’accompagne d’un ultra grand-angle de 13 Mp et d’un téléobjectif de 2 Mp. On trouve également un capteur Time of Flight de 2 Mp. Malgré cela, l’ensemble est décevant, particulièrement en faible luminosité. Si le capteur principal fait des merveilles en pleine lumière, il n’en va pas de même dès que celle-ci vient à baisser. Les photos sont alors lissées. Si ce lissage reste raisonnable sur le capteur principal de 108 Mp redescendu à 25, les images de nuits issues des autres capteurs sont quasiment inutilisables. La qualité vidéo est au rendez-vous particulièrement en 4K à 60 images/s, on oubliera vite le mode 8K à 30 images/s qui, s’il a l’avantage d’exister, n’est pas des plus utiles.

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